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samedi 29 août 2009

Excellent article dans La Voix du Nord

Voici le lien vers un excellent article paru ce samedi 29 août dans l'édition de Lille de La Voix du Nord, le premier d'une série de 5 articles, consacrée aux cinémas lilois, auquel votre serviteur a modestement contribué.
Un grand merci pour son auteur, Sebastien Bergès, à la fois pour les informations que je n'avais pas, et pour son travail, tant dans la recherche que dans la rédaction.
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lille/actualite/Secteur_Lille/2009/08/29/article_l-omnia-du-pionnier-belle-epoque-au-joui.shtml#forums_reactions_wrapper

lundi 24 août 2009

Un nouveau document sur le Cinema Français d'Auchel

Voici une nouvelle carte postale ancienne d'un cinéma du Nord-Pas-de-Calais qui a fermé ses portes depuis longtemps. Il s'agit du Cinéma Français d'Auchel, auquel une fiche, bien succincte et pauvre en informations, a déjà été rédigée.
Il s'agit donc ici d'une vue de la façade de ce cinéma, certainement pendant l'entre-deux-guerres. Malheureusement, les affiches sont illisibles et ne peuvent en rien aider à dater le cliché. Comme pour le précédent document (le ciné-mondain de Saint-Omer), j'ai zoomé la salle de cinéma pour que cela soit plus compréhensible pour les lecteurs de ce blog. On y voit bien les affiches posées près de la porte d'entrée, ainsi que l'inscription cinéma au-dessus de la porte.

Un grand merci à Frédéric Petit pour cette carte postale. S'il me lit, qu'il n'hésite pas à entrer en contact avec moi. J'essaie désespérément de lui envoyer un mail, mais pas moyen que cela part vers son adresse électronique, donc SVP, une autre adresse mail !!!

vendredi 21 août 2009

Cinéma Gaumont de Saint-Omer

En 1919, alors que le Ciné Mondain ouvre ses portes sur la place Foch, un autre cinéma est inauguré à Saint-Omer. A l'angle de la rue Hector Piers et du boulevard de Strasbourg, au n°31 de ce même boulevard, un vaste bâtiment accueille un nouveau cinéma, rapidement dénommé le cinéma Gaumont. Cette salle est le dernier vestige du pensionnat Saint-Joseph. C'était l'ancienne salle des fêtes de cette institution qui a laissé place aujourd'hui à la brasserie de Saint-Omer. C'est M. Depelchin qui exploite cette salle, avec M. Pannequin. Il semble ainsi s'agir d'une co-direction du cinéma. Avec le Ciné Mondain, puis le Rex, rue d'Arras, et le Familia, rue Gambetta, le Gaumont est l'une des salles qui va rythmer les habitudes cinématographiques des audomarois pendant de nombreuses années.
Au début de la seconde guerre mondiale, lors du recensement demandé par les forces d'occupation à la préfecture du Pas-de-Calais,on apprend que les deux exploitants, Pennequin et Depelchin, sont présents en juin 1940. La salle est alors en bon état, mais un appareil est cassé. Les 17 et 18 août 1940, le Gaumont effectue sa réouverture avec le film « Le Tigre du Bengale ». Cette salle participe à l'opération des colis de Noël en novembre 1941. M. Depelchin a remis la somme la plus importante : 1000 francs. Il est possible que la salle a été réquisitionné par l'occupant pendant la guerre.
Pendant les Trente Glorieuses, la salle est le rendez-vous des loisirs. Ainsi, le Gaumont de M. Depelchin projette pendant plusieurs semaines en mars – avril 1967 le succès type de cette période : « La Grande Vadrouille ». Le Familia projette ensuite ce succès de Gérard Oury en juin 1968. Les salles de cinéma connaissent aussi une diversification de leur activité, recevant les grandes vedettes de la chanson, connues par la radio, puis plus tard par la télévision. Ainsi, début décembre 1954, le Gaumont reçoit Les Compagnons de la Chanson. Dix ans plus tard, le même Gaumont accueille le 16 décembre 1965, Claude François à l’invitation de l’U.S.S.O.. Le chanteur s’y produit dans sa tournée de décembre entre Béthune le 15 et Malo-les-Bains le 17. Il interprète certainement son grand succès sorti cette année là : « Même si tu revenais ». En 1969, le Gaumont propose « Play-Time » de J. Tati. Le film, d'après L'Indépendant fait un four total. Le journal raconte qu'un spectateur hurle en direction de la cabine de projection : « Faudrait augmenter le son ». Hélas, le cinéma avait omis de préciser que ce film est totalement visuel, sans parole. Il semble que le Gaumont soit le premier à fermer ses portes, victime de la désaffection du public. Après une vaine tentative de reprise d'activité, le cinéma a définitivement ses portes. Aujourd'hui, celle qui fut réputée pour être la plus belle salle de Saint-Omer, est utilisé par la brasserie de Saint-Omer qui en a fait un immeuble administratif, après avoir été un dépôt de meubles et un magasin de meubles et d'électro-ménager. L'intérieur est encore intact grâce au travail des architectes d'intérieur qui ont travaillé pour la brasserie de Saint-Omer.
Beaucoup de choses sont encore à connaître sur le Gaumont du boulevard de Strasbourg. Toutes les informations sont bonnes à prendre, qu'ils viennent de spécialistes, de collectionneurs, d'amateurs d'histoire locale, de gens qui ont fréquenté cette salle et qui en ont gardé le souvenir, ou tout simplement de la famille des deux exploitants, MM Depelchin et Pennequin. Je ne connais par exemple rien de ces exploitants, ni même leur simple prénom. Toutes les informations sont utiles !!!
Légende des clichés du haut vers le bas :
- La salle du Gaumont, il y a quelques années avant l'arrivée de l'administration de la brasserie de Saint-Omer. Aujourd'hui, en 2009, le bâtiment a très peu changé.
- Le second cliché est une vue de la cour de récréation du pensionnat Saint-Joseph. On devine la salle des fêtes de cette institution, future cinéma Gaumont, au centre du cliché.
- Dernier cliché : intérieur de la salle du Gaumont.

dimanche 16 août 2009

Un nouveau document sur le Ciné Mondain de Saint-Omer

Voici un nouveau document, une carte postale ancienne, trouvée au hasard d'une brocante. La photo est une vue générale d'une partie de la grand-place. Il faut donc bien distinguer au centre du cliché la salle de cinéma. C'est pour cela que j'ai effectué un agrandissement de la carte postale.
Ce cliché montre le Ciné Mondain de la Grand'Place, aujourd'hui place Foche de M. Montigny. Ce bâtiment est l'ancien Café
Bellevue, visible sur de nombreuses
cartes postales anciennes d'avant 1914.

Aujourd'hui, cette ancienne salle de cinéma est devenue une succursale de la Société Générale.







mercredi 12 août 2009

Le Regency de Saint-Pol-sur-Ternoise

Mars 1981, le cinéma Familia de Saint-Pol-sur-Ternoise ferme ses portes, privant définitivement les saint-polois et le territoire environnant de cinéma. Cette situation va durer pendant près de 7 ans. Pendant toute cette période, il n'y a plus aucun cinéma au sud du département du Pas-de-Calais, rien entre Arras et Montreuil-sur-Mer. C'est en 1988 que l'idée de renaissance d'une activité cinématographique dans ce « désert » germe. Elle est d'abord liée à un breton, Serge Crinon, qui apprend l'existence de cette zone vide de cinéma, voyant là un moyen de redonner sa chance au cinéma et de lancer une entreprise viable avec un fort potentiel de spectateurs. La municipalité voit dans cette éventualité, la possibilité de donner un nouvel élan cultuel à Saint-Pol. La ville met alors en location la salle du rez-de-chaussée de la chapelle des Soeurs Noires, ancienne salle des fêtes municipale après la seconde guerre mondiale et ancien cinéma Familia, avant le transfert rue du Général de Gaulle. D'importants travaux de rénovation ont alors lieu dans ce bâtiment historique classé. On retrouve alors notamment un ancien cimetière lors de la mise en pente du sol de la salle. Situé ainsi dans une ancienne chapelle, on entre ainsi en communion avec le cinéma. A l'étage du bâtiment se trouve le musée municipal, notamment alimenté par les fouilles entreprises pour le mise au norme de la salle. Déjà dans le métier, Serge Crinon fournit le matériel de projection. C'est en février 1988 que la salle, dénommée Regency, est inaugurée. Avec 140 places disponibles, l'exploitant envisage pour la viabilité de son entreprise, une fréquentation de 20 à 25.000 entrées. Hélas, plus d'un an plus tard, la réalité est tout autre avec un nombre de spectateurs ne dépassant pas les 15.000. Les problèmes financiers s'accentuant, Serge Crinon doit abandonner l'activité à Saint-Pol. Aujourd'hui, il est devenu directeur du cinéma Concorde de Pont-à-Mousson.
Pour perpétrer son investissement, la municipalité reprend l'exploitation et la confie à une S.A.R.L. « Promo-Ternois » dirigée par le Dr Grave et M. Grivart. Le cinéma vivote, mais continue. En 1995, suite aux élections municipales, la ville change d'édiles et la nouvelle équipe résilie le contrat avec « Promo-Ternois » pour confier la gestion du Regency à une nouvelle association nouvellement créée : « Culture et Cinéma en Ternois » dirigée par Jacky Patou. Mais les entrées ne décollent toujours pas et les difficultés financières persistent et s'accroissent. Mars 2001 : nouvelle élection municipale, nouveau changement d'équipe à la mairie, nouvelle structure pour le Regency, géré par l'association « Culture et Cinéma en Ternois », présidée par Rémy Cachera. La direction est confiée à Jean-Marie Deneuville qui va impulser un nouveau souffle dynamique au cinéma du Ternois.
Le Regency, version Deneuville, va passer à la vitesse supérieure. La mairie reste propriétaire des murs et ne s'occupe que des charges, alors que l'équipe dirigeante du Regency a pour mission de gérer le cinéma et de le booster. Par ses choix judicieux, la politique de relance du cinéma va se révéler payante. L'une des clefs de la réussite est l'implication du tissu scolaire dans le fonctionnement du Regency, permettant ainsi de créer un véritable lien entre le cinéma et le jeune public, fidélisant ainsi les spectateurs potentiels. Dès 2001, le dispositif « école et cinéma » est accordé au Regency. A la rentrée 2007, au lycée Châtelet, une option cinéma est proposée aux élèves. Lors de cette rentrée 2009, cette option est proposée aux terminales, témoignant d'une indéniable réussite de cette éducation à l'image. Entre temps, un projectionniste est embauché. La programmation du Regency est une véritable recette et est un des fondements de l'essor du cinéma. Présentant 2 à 3 films par semaine, la salle de St-Pol-sur-Ternoise essaie de proposer un film commercial, souvent en sortie nationale, une œuvre type art et essai, et un film pour enfants. Une autre clef gagnante du Regency est de proposer quasiment une fois par mois un événement : un ciné-concert, une soirée-débat, un partenariat,.. Parmi les événements organisés par le Regency, on peut citer une soirée organisée avec le circuit du Ternois pour la sortie de « Fast and Furious », une soirée-débat avec Amnesty International, un ciné-concert, un film « Soleil Vert » suivi d'un débat avec Marie-Christine Blandin... En 2004, le Regency dépasse les 24.000 spectateurs, et va atteindre les 29.330 entrées en 2008 (notamment grâce à « Bienvenue chez les ch'tis »). Un véritable lien s'est crée entre le cinéma et les spectateurs, une réelle complicité entre la direction et le public. Sa zone de chalandise est plus ou moins vaste suivant la proximité ou non d'une autre salle. Le Regency attire les spectateurs environ 30 kilomètres à la ronde. Les fidèles du cinéma viennent de St-Pol et des environs, mais aussi de Frévent, d'Auxy-le-château, d'Aubigny-en-Artois vers Arras, vers Hesdin également. Au nord de St-Pol, quelques spectateurs viennent de Fruges. Mais l'influence du Regency est freinée par le O'Ciné de Saint-Omer et le Méga CGR de Bruay. La politique de communication et d'information du Regency est dynamique avec un site internet vivant (450 abonnés qui reçoivent par mail le programme du cinéma), de nombreux flyers distribués lors des événements et des programmes disponibles dans de nombreux petits commerces, les mairies, offices de tourisme, les campings à la belle saison. En tout, 4.500 exemplaires du programme fait de A à Z par le personnel du Regency et proposant les films pour les trois semaines à venir, sont disponibles dans 350 points de distribution. Parce qu'il est situé dans un bâtiment historique classé aux normes strictes, la direction du Regency a du batailler pour pouvoir installer deux panneaux extérieurs afin de placer les affiches.
La renommée du Regency s'est faîte aussi par les avant-premières nationales qui se sont succédés depuis quelques années et par le dynamisme de Jean-Marie Deneuville puis de Laurent Coët. Celles-ci ont eu un véritable retentissement tant localement que nationalement. C'est avec « Joyeux Noël » de Christian Carion, sorti le 9 novembre 2005, que la notoriété du Regency s'impose. En effet, c'est parce que le film doit sortir une semaine avant sa sortie officielle afin d'être sélectionné aux Oscars pour représenter la France, que le distributeur UGC cherche une salle sur tout le territoire. Grâce aux contacts entre Deneuville et Carion, natif de Cambrai, lors du tournage d' «Une hirondelle a fait le printemps », le choix d'UGC se fait vers la petite salle de St-Pol. De plus, une partie du tournage de « Joyeux Noël » a été réalisée au château de Bryas, ce qui a aussi facilité le choix porté vers la salle saint-poloise. Grâce à cette avant-première d'une semaine, le Regency permet à « Joyeux Noël » d'être sélectionné pour les Oscars. L'équipe du Regency apprend la nouvelle fin août 2005. C'est une véritable effervescence qui va aller crescendo avec l'annonce de la participation de toute l'équipe du film à cette avant-première, et notamment la venue de DanyBoon. Des communiqués de presse sont lancés, notamment vers les principaux média du pays. Alors que la salle ne peut accueillir que 140 spectateurs, le Regency reçoit plus de 1500 demandes pour la séance avec l'équipe du film. Le dimanche, avec l'arrivée de DanyBoon, tout Saint-Pol est bloqué. Le réalisateur est reçu avec un concert de cornemuses. Pendant une semaine, 5 projections par jour pour les particuliers et les scolaires se déroulent. Un projectionniste en free lance est même embauché. La salle enregistre 3000 entrées en une semaine alors que le film n'est pas encore sorti et qu'il n'y a pas de véritable promotion nationale. Le choix du Regency a été un bon choix puisque la salle saint-poloise entre ainsi dans le top 10 du ratio par habitants des petites salles, prouvant ainsi l'impact de la salle dans Saint-Pol et ses environs. Cette fois, le Regency est vraiment la salle de cinéma de la ville, un véritable symbole, un acteur incontournable de l'environnement social, culturel et économique de Saint-Pol et des environs. Avec ce succès, le producteur Christophe Rossignon promet de revenir. Avec la réussite de « Joyeux Noël » au Regency, la salle va multiplier les avants-premières et les venues d'artistes, d'acteurs, de techniciens,... Ainsi, DanyBoon revient en mai 2006 pour l'avant-première de son film « La Maison du Bonheur ». En septembre, Rossignon tient son engagement et propose en avant-première aux saint-polois « Je vais bien, ne t'en fais pas », futur succès de cette année là. Aux élections professionnelles de 2006, Jean-Marie Deneuville est élu vice-président de la chambre syndicale des exploitants aux côtés de Michel Vermoesen. Mais un an plus tard, en septembre 2007, le Regency entre dans une période difficile avec le décès prématuré de son directeur charismatique, Jean-Marie Deneuville. Malgré des mois difficiles, l'équipe décide de continuer le travail. « The show must go on », et une séance a lieu le jour de l'enterrement du directeur. Les premiers mois, la direction de la salle se fait à vue, au jour le jour. Laurent Coët devient directeur de la salle et un nouvel agent administratif est engagé. L'année 2007 voit aussi une baisse de 2% des entrées. Mais 2008 va changer la donne avec le rouleau compresseur « Bienvenue chez les ch'tis ». Le film va être à l'affiche à Saint-Pol pendant 6 mois, de fin février à fin août, totalisant pour ce seul film plus de 10.000 entrées. Les premières semaines, l'équipe du Regency est même dépassé par les événements. La vente des billets s'effectue non stop de 13 h à 20 h et les spectateurs achètent leu billet une semaine à l'avance. On peut discuter des qualités ou défauts du film, de l'image qu'il renvoie d'eux-mêmes aux habitants du Nord, mais surtout, comme Titanic de James Cameron, il a fait retourner vers les salles obscures des gens qui avaient déserté le cinéma. Ainsi, on demande au personnel du Regency les places numérotés, on réclame l'ouvreuse, ou un entracte... Cependant, le film de DanyBoon n'est pas mieux traité que les autres. Ainsi, malgré les demandes, les autres films ne sont pas sacrifiés, et ont leur même nombre de séances prévus. Il en est ainsi de « Into the Wild » de Sean Penn, présenté au Regency, la même semaine que le film de Danyboon. Cependant, comme de nombreuses salles, le Regency va souffrir de l'après « Bienvenue chez les ch'tis ». Il va falloir négocier le virage. Cela est notamment possible avec le retour de Christophe Rossignon qui propose aux saint-polois en avant-première : »Mes Stars et moi » avec Kad Mérad. En 2009, Laurent Coet poursuit la politique dynamique du Regency et obtient pour la 8ème année consécutive l'agrément Arts et Essais. La ténacité de Laurent Coët est également récompensé lorsqu'on lui propose, en complément de la direction du Regency, le poste de coordinateur régional pour le jeune public de l'Association française des cinémas d'art et d'essai. C'est une reconnaissance pour l'ensemble du travail accompli dans la programmation et dans l'organisation d'événements. L'intégralité du travail donné par le cinéma se fait en interne. De l'accueil du public à la programmation, des taches administratives à la mise à jour du site internet, de l'organisation des rencontres à l'entretien des locaux en passant par la conception des programmes « papier » et de la maintenance du matériel, tout se fait en interne, par les trois membres du Regency. L'équipe du cinéma, composé de Laurent Coët, Dominique Jamoneau et Christophe Dartois, poursuit son travail quotidien de faire perdurer la salle, malgré les défis, notamment le prochain passage au numérique.
Sources : Merci à F. Masse et R. Cachera.
Un grand merci à Laurent Coët pour son accueil.
http://www.leregency.fr/ [ le site inévitable de la salle]
http://www.lycee-chatelet.org/ [ site du lycée Châtelet de St-Pol-sur-Ternoise, cliquer sur l'onglet formation et l'option cinéma apparaît, cliquer dessus ]

dimanche 9 août 2009

Le Rex de Villeneuve d'Ascq


Le Rex se situe salle Potié, place de l’Eglise à Ascq, petite ville qui a contribué à l'essor de Villeneuve d'Ascq. Ce cinéma réouvre ses portes le samedi 17 octobre 1942 avec le film « Mademoiselle ma mère » avec Danièle Darrieux et Pierre Brasseur.

C'est la famille Boudewine, qui est gérant du Rex en 1950.
Toute autre information est demandée. Si vous en avez, n'hésitez pas...

vendredi 7 août 2009

Quelques notes sur les cinémas de Cambrai

La première projection à Cambrai a lieu au théâtre de la ville le 7 septembre 1896 par un projectionniste des frères Lumière, de passage, provenant certainement de Saint-Quentin (mais ce n'est pas sur). Le 27 janvier 1897, un projecteur Edison est installé salle des concerts, rue Thiers avec un écran de 9 m2. La séance dure plus de deux heures. Le 29 octobre 1897, le cinématographe Lumière s’installe Place au Bois, et ce, jusqu’en juin 1899.
La première salle sédentaire, le Cambrai – Cinéma, ouvre le 29 janvier 1911, avenue de Valenciennes, près de la gare. Les propriétaires – directeurs sont les époux Legros – Lecouf.
Ville natale de Louis Blériot, le musée de Cambrai possède la caméra originalede Georges Mercier, opérateur calaisien qui a eu la chance de filmer l’exploit de Blériot traversant la Manche. Nous évoquerons certainement Georges Mercier dans un prochain message.

Pendant la guerre 14 – 18, il n’y eut aucune séance à Cambrai, sauf deux exceptions. Le 06 novembre 1915, la Kommandantur ordonne la réouverture de la salle, tenue au 7 avenue de Valenciennes par les époux Legros-Lecouf. Il y a des représentations tous les soirs mais naturellement réservées aux soldats allemands. Second exemple, à Caudry, la salle réouvre le 18 novembre 1915. Six établissements cinématographiques existaient avant la première guerre mondiale et 4 ont disparu dans la tourmente, notamment des cafés-cinémas très en vogue lors des débuts de l'exploitation fixe : le Café Moderne, le Café Lemaître, le Grand Café de la Bretagne et le Familial. Seuls subsistent alors la Salle des concerts et le cinéma de l’avenue de Valenciennes.

Le cinéma reprend à Cambrai le dimanche 8 juin 1919 pour les fêtes de Pentecôte : le Nouveau Cinéma installé dans les locaux de la Salle des Enfants de Martin , rue Bertrand Milcent. Ce cinéma deviendra ensuite le Tivoli.
Le 07 novembre 1919, le Cinéma Palace, 07 avenue de Valenciennes réouvre.
Le 01 octobre 1926 : le Kursaal devient le Royal cinéma Théâtre.
Le 28 septembre 1928, c’est l’ouverture d’un nouveau cinéma avec le Familia, 27 avenue de la Victoire, évoqué plus bas. En mai 1933, M. Hetuin est directeur du cinéma Familia, 27 avenue de la Victoire à Cambrai. Le 24 mai 1938, Georgius, l’amuseur public numéro 1 se produit au cinéma Familia
Le 9 décembre 1938, le conseil municipal décide l’achat d’un matériel de cinéma scolaire pour la somme de 39500 francs. Les séances auront lieu dans l’ancien théâtre qui sera spécialement aménagé. Ce cinéma scolaire est inauguré le 8 janvier 1939.

Le 24 août 1940, le Cinéma Palace et le Cinéma des Familles reprennent leurs activités. Mr Manteau assume la gérance du Palace.
Le 30 mars 1941, le cinéma Familia dont le directeur est Mr Bruyère projette un film d’avant guerre « Narcisse » avec l’acteur Rellys. C’est une pantalonnade militaire. Les aviateurs qui évoluent sur l’écran sont habillés en uniforme britannique et leur camp est celui de la LAF, allusion à la RAF. Des manifestations spontanées éclatent durant toute la projection. Debout, les spectateurs applaudissent à tout rompre au grand dam des soldats allemands qui quittent la salle sous les hués.
Le 29 juin 1941, c’est la projection au Palace du film de propagande « Le Juif Süss », boudé par le public.
Le 20 – 21 mars 1943, au cinéma Palace de Cambrai, lors des Actualités montrant Laval, des coups de sifflet ont été entendus dans la salle.
Le 5 mai 1944, le Palace est entièrement détruit. C’est le seul à disparaître pendant la guerre.
Le 9 octobre 1944, c’est la réouverture après la libération du Familia et du Cinéma des Familles.

En 1953, premier film en Cinémascope à Cambrai.
Dans les années 60 – 70 existait, rue Bertrand-Milant, dans la partie paire entre le boulevard de la Liberté et l’actuel rond-point un local à l’abandon qui avait une enseigne en carreaux de faïence sur laquelle on pouvait lire en bleu sur fond blanc : Tivoli Cinéma. Ce bâtiment, situé en face de la fin du mur du collège Notre-Dame, n’existe plus aujourd’hui.
Le patronage qui se trouvait rue des Capucins projetait des films le jeudi pour les enfants.
Le cinéma qui se trouvait rue Sadit-Carnot, dans l’ancien hôtel de Simencourt, s’appelait le Novéac, et qui, avant d’être tout public, projetait essentiellement des films érotiques.
Une des salles les plus importantes de la ville de Cambrai est le Familia, dont nous avons déjà parlé dans un message précédent. Au 27 Avenue de la Victoire, se dresse le Familia, à la large et monumentale entrée. Il est bâti en 1928 par l’architecte Ernest Gaillard. La salle possède alors 1.170 fauteuils. Comme beaucoup de salles de la région, la direction n’hésite pas à faire de grandes campagnes publicitaires pour inciter le public à venir voir les films. Ainsi, par exemple, en 1931, sur le côté gauche de l’entrée du cinéma, un gigantesque mannequin d’environ 3 mètres de haut, au garde à vous et déguisé en soldat napoléonien interpelle le quidam, l’invitant à aller voir la superproduction de l’époque « L’Aiglon »
En 1991, le Palace continue sous la direction de Albert Deruenne, successeur de son beau-père Robert de Quental.

Aujourd'hui, à Cambrai, on trouve le Palace, rue des Frères Marsy, dirigé par Michel Vermoesen, et la salle municipale Art et Essai des Archers, 35 rue Saint-Georges, et actuellement en grande difficulté, suite au départ en retraite non remplacé en février de son directeur : Jean-Marie Guéant. Cette salle fera l'objet d'un prochain message dans les jours à venir.


Source : Nombreuses informations issues de Paul Degremont, « Histoire du cinéma à Cambrai », 3 t, uniquement disponible à la bibliothèque de Cambrai.
Archives départementales du Nord
Le site du cinéma les Archers : http://cinelesarchers.free.fr/