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vendredi 27 novembre 2009

Le cinéma paroissial de Montigny-en-Gohelle à travers les souvenirs du curé de la ville


Voici des extraits de l’ouvrage du Père Lucien Bello : « Pierre et Jean courent au Sépulcre », publié en septembre 2000, et édité à compte d’auteur. Le Père Bello y raconte notamment sa gestion d'une salle de cinéma paroissial à Montigny-en-Gohelle, le Familia, dont le bâtiment est toujours intact :

Le Père Lucien Bello raconte sa première visite à Montigny-en-Gohelle lors de sa nomination, avec une anecdote liée à une affiche de cinéma : « Un chanoine du Chapitre le Père Bourdrel, qui avait longtemps été curé d’Oignies, me dit qu’il connaissait Montigny… ayant envie sans tarder de situer Montigny dans la région de Lens, près d’Hénin-Liétard, je lui propose de venir avec moi dans ma 2CV, pour un premier coup d’œil tout extérieur. Tout au long de la route, il m’explique que c’est « Montigny-la-Rouge », qu’on y a dynamité l’église et le calvaire, que les gens de Montigny sont comme des sauvages à évangéliser…il me fait dresser les cheveux sur la tête, car je me demande ce qui m’attend ! Nous arrivons. Mon cœur bat à la vue des corons tristes et noirs. Près de l’église, il y a la salle paroissiale et la cour avec les salles de catéchisme. Au-dessus de la grille d’entrée, il y a une grande affiche de cinéma. Je lis avec terreur le titre du film de la semaine : « Le gorille vous salue bien ! ».
« La paroisse accomplit ses tâches habituelles, mais on a le souci de faire se rencontrer les deux blocs [ les citoyens chrétiens et les communistes de Montigny ] jadis si séparés. Il y a à Montigny un cinéma, le seul du pays, une grande et belle salle de 1200 places ( dont 600 au rez-de-chaussée ) construite jadis par les Mines de Dourges. Elle est même la plus grande salle des fêtes construite par les Houillères du Nord-Pas-de-Calais, pour le service des paroisses… L’église ( 180 places ) avait été « ratée » lors de sa reconstruction, après la guerre [ la première ] : elle a la même capacité que celle du petit village d’origine ! Les Mines ont voulu donner une sorte de compensation, en bâtissant cette immense salle pour que la paroisse puisse en faire un outil de contact et de rapprochement. A l’origine, il y avait à l’étage un « ouvroir » où les jeunes filles apprenaient à coudre et, en bas, il y avait un « cercle », un Patronage, un Théâtre…Depuis la guerre, on y avait installé un cinéma commercial, en 35 mm. Il était programmé par l’O.T.C.F. qui regroupait alors les cinémas dépendant des paroisses. Cette salle avait besoin d’une complète rénovation… et j’ai constaté qu’un homme seul s’en occupait, fort dévoué. Il était à la fois responsable, comptable et directeur, et, comme toujours dans ces cas-là, il suscitait quelques jalousies. J’ai tout de suite réuni l’ensemble de la paroisse pour que l’on mette en place un comité de gestion. Je me suis évertué à donner à tout ce monde bénévole un esprit non pas de « commerce », mais un esprit « apostolique » ( toutes proportions gardées )… C’est un fait qu’étant le seul lieu de rencontre du pays, le « Familial » devait devenir une passerelle entre les deux communautés, et, comme « on ne prend pas les mouches avec du vinaigre », j’ai poussé à une rénovation dans les règles de l’art, confiée à l’O.T.C.F.
En plus, comme l’entrée était minable, on a construit un hall d’accès, avec bar d’entracte, du plus bel effet ( nous disposions d’une Licence IV ). Ce fut une réussite, qui a permis beaucoup de contacts et d’amitié entre les Montignynois… et aussi de substantiels bénéfices, réinvestis dans la pastorale !
P. 134 – 135 : « Comme beaucoup de prêtres de l’ancienne génération, j’avais « adoré » ( façon de parler ) ce moyen de regroupement et de contact qu’était le cinéma ( avant que la télévision n’arrive dans les foyers ) et j’ai été amené à « brûler ce que j’avais adoré » […] Outre l’énorme salle de cinéma « Le Familial » dont j’ai déjà parlé, et qui était « le gros morceau » de l’ensemble, il y avait les salles de catéchisme et de réunions avec leurs sanitaires, le « Chalet » avec sa cuisine tout équipée, une grande cour, et les deux presbytères, celui de l’abbé François Caron et le mien… Des laïcs bénévoles, sérieux et d’un dévouement à toute épreuve, avaient formé une bonne équipe depuis longtemps et s’étaient constitués en Association Loi de 1901, sous le nom des « bons diables »… Ils géraient tout cet ensemble avec autonomie : moi, j’étais toujours le « prêtre accompagnateur », assurant la coordination, la bonne entente, et signifiant le but pastoral de toute ces activités : cinéma, bar, confiserie, locations du chalet, Kermesse annuelle. Avec la récession, cet énorme patrimoine allait connaître un sort nouveau… Nous étions déjà par contrat locataires de l’ensemble, mais les Houillères, et cela se comprend, souhaitaient s’en débarrasser… L’équipe de gestion comprit que l’heure était venue de tourner la page… Le mode de présence de l’Eglise n’était plus celui de 50 ans en arrière… un seul presbytère suffirait à notre bonheur, l’immeuble du « Familial » pouvait devenir lui, un centre culturel pour la ville, la cour étant partagée en deux par un mur de séparation. Pour stocker tout son matériel, jusque-là dans les caves du cinéma, on décida de mettre en place, dans la cour, une batterie de garages. »
Ces extraits sont riches d'enseignement pour évoquer le cinéma paroissial, à travers les mémoires d'un prètre qui a géré consciencieusement une salle de cinéma.
De plus, concernant cette salle, on peut également apporter de nouvelles précisions, notamment grâce au travail de recherche de l'inévitable Jean-Marie Prévost. Ce dernier nous apprend que le responsable etait M. Liegeois, assisté de sa femme qui à repris la succession lors de la mort de celui-ci. Le dernier comptable avant la fermeture était M. Jean Copin qui habite toujours Montigny. Lors de la fermeture de la salle, le matériel de cabine fut vendu au cinema Concorde de Noyelles-Godault avant sa transformation. L'autre appareil a été vendu à un collectionneur, M. Hurier de Brasles qui fait un recensement des anciennes salles de l'Aisne et qui est collectionneur de matériel cinéma. Encore merci à Jean-Marie Prévost !!

mercredi 18 novembre 2009

Liste brève des cinémas de Cassel


Le premier cinéma ouvert dans la ville perchée sur sa colline de Cassel est la propriété de Mr Fréville. Ancienne tannerie, le bâtiment est situé rue de Watten. Il est accompagné d’une buvette et propose des films muets lors de son ouverture vers 1925.
La seconde salle de Cassel ouvre vers 1930 grâce à la paroisse Notre-Dame. Il s’agit d’une salle de cinéma au patronage Saint-Vincent, chemin Bosquillon. Pour les enfants et les jeunes gens du Cercle Saint-Joseph, on faisait du cinéma à la salle d’œuvres, au contour de l’église, rue Notre-Dame. Cela a duré jusque 1940…
La troisième salle est celle tenue par Messieurs Desmytter, père et fils nommé Guy. Elle est située au Casino, à la terrasse du château, sur le plus haut point de Cassel, près du moulin, faisant de ce cinéma le plus haut de la région ( 176 mètres !! ).

Source :
Un merci à Mr Olyve de Cassel pour ses renseignements

samedi 7 novembre 2009

Paul Desmarets, pionnier du cinéma douaisien

Il est impossible de s'intéresser aux débuts du spectacle cinématographique à Douai sans évoquer la personnalité et le rôle de Paul Desmarets. Ce dernier s'est déjà largement investi dans les projections d'images, notamment dans des conférences. En effet, avant le triomphe du cinéma, de nombreuses conférences avec projections lumineuses à l'aide de la lanterne magique, sont proposées à la population, et Paul Desmarets est bien souvent responsable de ces projections sur Douai et environs. En 1896, Desmarets a 42 ans. C'est déjà une personnalité respectée et influente de Douai. Fils de conseiller municipal, conseiller municipal lui-même sous l'édilité de Carles Bertin, responsable du tirage du feu d'artifice, il fait parti du cercle douaisien, cotoyant Georges Demenÿ, l'un des précurseurs du cinéma, le poète patoisant Jean Merlin, ainsi que les salons douaisiens. D'un milieu aisé, il a reçu une éducation hors du commun qui le pousse naturellement à s'intéresser aux découvertes scientifiques et techniques de cette fin de siècle : la photographie, l'électricité, et tout naturellement le cinématographe. Il est ainsi le premier à Douai à avoir l'éclairage électrique. Il s'intéresse également à l'aérostat et fréquente le célèbre Tiberghien, alors présent dans toutes les fêtes publiques du département. Son ballon et son envol de la place publique sont alors le clou de la fête. Paul Desmarets est donc un précurseur. La nouveauté l'attire et il se devait donc de rencontrer le cinématographe. Féru de photographie, Paul Desmarets n'a pu résister à la nouvelle invention. Il est d'emblée émerveillé par les possibilités de cet appareil et cherche à s'en procurer un exemplaire. On ne sais malheureusement quand eut lieu le premier contact entre le douaisien et le cinématographe : sait-il rendu à Paris au Salon Indien ? A-t-il assisté à la représentation Lumière de Douai ? De Lille ? Avant qu'il ne devienne exploitant de la première salle sédentaire de Douai en janvier 1908, Paul Desmarets apparaît de nombreuses fois dans les colonnes des journaux pour des représentations cinématographiques itinérantes. Avec son appareil de projection, il va proposer de 1897 à 1907, des séances dans des lieux et lors d'occasions diverses. Il est ainsi en contact avec des publics différents et ces expériences lui permettent de comprendre la place croissante qu'a pris le cinéma et la nécessité de trouver un lieu fixe.
C'est le 3 mai 1897, lors d'un spectacle local, que Paul Desmarets fait fonctionner pour la première fois des vues cinématographiques. Il semble ainsi être l'un des premiers acheteurs des appareils Lumière, mis en vente pour la particuliers à partir du 1er mai 1897. Desmarets s'est ainsi certainement rendu à Paris, ou à Lyon, dès le 1er mai ou il fait l'acquisition de l'appareil. Après avoir compris le mécanisme et la manipulation, il peut proposer, dès le soir du 3 mai, des projections. Après cette première représentation, Desmarets effectue une série de conférences sur les inventions merveilleuses où il effectue de nombreuses expériences sur le phonographe, les rayons X et le cinématographe. Le Journal de Douai note ainsi en mars 1898 que « notre sympathique concitoyen est devenu le plus fougueux projectionniste de tout l'arrondissement ». Les vues cinématographiques de Desmarets sont également utilisées pour illustrer des conférences, comme sur Pompéi proposée en avril 1904.
En juillet 1903, le grand divertissement proposé au public lors des festivités de Gayant est une séance de cinématographie en plein air, place Maugin, de 21 à 22 heures avant un grand bal. Une somme de trois cents francs est offerte par la municipalité comme subvention. Cette expérience est renouvelée en septembre 1905. Douai n'est pas la seule à connaître ces deux projections exceptionnelles. En effet, Desmarets propose en mai 1902 une séance de projections en plein air sur la Grande Place de Béthune pour la fête communale du 17 mai avec « 50 projections », mais « beaucoup de curieux venus pour cela ont dû retourner bredouilles », relate La Gazette de Béthune. « En effet, le moteur après avoir été difficilement mis en marche a brusquement cessé de fonctionner. Les curieux, déçus dans une longue attente, ont regagné leurs pénates, songeant à enfuir leurs regrets dans un sommeil réparateur. »
Le douaisien propose également des vues lors de soirées spéciales. Il présente ainsi en avril 1898 et en avril 1899, deux soirées cinématographiques, au bénéfice des pauvres, ainsi qu'une soirée de divertissement en mai 1905. Cette dernière, proposée un peu à la hâte, n'est pas un succès. Mais Desmarets, « grand amuseur des foules » est l'attraction principale de trois grandes fêtes douaisiennes : l'Exposition Nationale de Douai à Château-Gayant en octobre – novembre 1901, ou « Mr Desmarets […] a déclaré être prêt à divulguer à nouveau, au premier appel, les mystères de son cinématographe », mais aussi la fête des Bains-douaisiens en décembre 1903 et la fête laïque sur la place Carnot en juin 1904 où l'affluence fut considérable, près de 3000 personnes. Lors de la séance de Château-Gayant, le Journal de Gayant nous offre un compte-rendu : « Nous remarquon beaucoup de familles, beaucoup de femmes avec leurs bébés. A 6 heures du soir, M. Desmarets commande la nuit, et sur le rectangle lumineux de son écran, il nous fait assister à une série de projections animées du plus merveilleux effet : vues de montagnes, de glaciers, vues de l'Exposition, scènes comiques et pittoresques. La bataille des oreillers, d'une drôlerie achevée, a les honneurs du bis, pendant que le moteur Wouters ronfle et trépide sans discontinuer. » Une autre soirée spéciale est la revue « Douai débordé ». Fin avril 1897, le théâtre municipal propose une revue locale caustique et pleine d'humour en dix-huit tableaux mêlant saynétes, ombres chinoises, chants-danses, « due à la collaboration de trois de nos plus spirituels concitoyens : Jean de douai, Max hilaire et l' « Amiral » Desmarets », dixit Le Journal de Douai qui surnommé bien souvent affectueusement Desmarets l'Amiral car il possédait un bateau amarré à Douai. C'est lors d'une des dernières représentations de cette revue, le lundi 3 mai qu'est annoncées « pour cette soirée des projections nouvelles »; Le journal de Douai est plus précis puisque « l'on parle des vues douaisiennes présentées au cinématographe par M. Desmarets »; Parmi ces tableaux, la « sortie de la messe de midi à l'église Saint-Pierre » est présentée comme étant « un clou sensationnel ». Ce n'est pas un hasard si cette scène religieuse est la seule citée. Symbole de la vie courante, ce « film » propose également la vue d'un monument connu de tous, une église. Le public de la revue, issu surtout des classes moyennes et aisées, s'émerveille, s'étonne et prend plaisir à se voir sur l'écran.
Enfin, dans sa quête de recherche d'un lieu, d'un local ou d'une occasion pour proposer des séances, Paul Desmarets s'installe dans l'arrière salle du Café Jean, au 33 de la place Carnot, en août et octobre 1905 où il propose, à partir de 21 heures, de nombreuses vues dont certaines en couleurs : l'amant de la lune, la fée aux fleurs, la ruche merveilleuse, la course aux maris,...
En janvier 1908, l'incontournable Desmarets ouvre la première salle fixe à Douai, l'Omnia, qui s'installe dans les locaux de l'ancien cercle des orphéonistes, situé sur une artère commerçante de la ville. Le succès est complet, aidé par les articles élogieux des hebdomadaires douaisiens. Il est difficile de déterminer quand et comment Desmarets est entré en contact avec la firme Pathé ? Un courrier du douaisien ? Du démarchage de Pathé ? 22 mois plus tard, en novembre 1909, la municipalité s'inquiète même de la désaffection des tournées ambulantes de cinéma, ce qui affectent les finances locales, avec une perte de trois milles francs dans les revenus de la ville. L'échange est vif au conseil municipal du 16 novembre 1909, le maire Charles Bertin interpellant le conseiller municipal Desmarets en ses termes : « Nous ne disons pas que c'est vous . Vous avez absolument le droit d'avoir une entreprise. Mais nous avons constaté que c'est depuis ce temps là que les cinémas ne viennent plus au cirque. » A une date indéterminée, Desmarets devient même le correspondant régional des actualités Pathé, sillonnant la région avec sa De Dion-Bouton et son chauffeur Léon Noiret.
Pionnier de l'exploitation locale, Paul Desmarets a tenté d'imposer ses spectacles cinématographiques, alors que la concurrence foraine et ambulante commençait à arriver à Douai et dans le bassin minier. Directeur de la première salle fixe de Douai, il a su populariser le spectacle cinématographique. Cette salle a souffert pendant l'occupation allemande de la première guerre mondiale. Mais, lors de la libération, les anglais y installent une cantine. Après guerre, Desmarets, dont malheureusement l'activité ni le lieu de résidence ne sont connus pendant le conflit, reprend sa salle qu'il dirige jusqu'à sa mort annoncée dans Douai Républicain du 14 novembre 1923.
En hommage à son action et à son rôle, la ville de Douai a donné le nom de Paul Desmarets à la salle de cinéma de 120 places, classé Art et Essai de l'Hippodrome municipal.

Sources :
Alexandre Lefebvre, « Un douaisien précurseur méconnu », revue de l’Amicale de la Police du District de Douai, 1982, pp. 37-41
Les hebdomadaires douaisiens, notamment Le Journal de Douai, de 1895 à 1914, disponibles à la Bibliothèque municipale de Douai

vendredi 6 novembre 2009

Des liens internet évoquant les salles de cinéma de la région



Des sites internet, blogs ou autres proposent des informations, des documents, des renseignements sur les salles de cinéma de la région. Comme ce blog, ces sites évoquent des cinémas de la région Nord-Pas-de-Calais qui existent encore, ou qui ont existé. Plutôt que de recopier bêtement ce que proposent ces sites internet, je vous propose des liens, permettant ainsi de compléter la documentation sur l'histoire de l'exploitation cinématographique dans la région Nord-Pas-de-Calais :
Dans la célèbre et indispensable base Mérimée du Ministère de la Culture, on peut trouver des informations sur le CinéVog deDunkerque :
http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR31/IA00075120/INDEX.HTM
Toujours dans cette base, des infos sur les cinémas de Boulogne-sur-Mer avec deux très intéressantes cartes localisant les cinémas boulonnais :
http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR31/IA62000633/INDEX.HTM
Le cinéma Kursaal de boulogne, toujours dans cette base Mérimée, très utile pour connaître des infos sur les bâtiments historiques d'une commune. Si vous ne connaissez pas, découvrez ce site !!
http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR31/IA62000629/INDEX.HTM
Enfin, toujours Mérimée avec ces infos essentielles, complètes et très intéressantes sur une salle que l'on retrouve notamment dans la bible de Francis Lacloche, « Architecture de cinémas » : le Normandy, puis le Select du Touquet :
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_2=DENO&VALUE_2=CINEMA&NUMBER=60&GRP=0&REQ=%28%28CINEMA%29%20%3aDENO%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous
Malheureusement, c'est tout pour Mérimée, et c'est bien dommage, alors qu'il y a tant de salles de cinéma de la région qui mériteraient également d'en faire partie.
Sur le site de la bibliothèque virtuelle de Roubaix, on peut aussi trouver des documents sur les cinémas roubaisiens :
http://www.bn-r.fr/fr/recherche-resultat.php?q=cin%E9mas
En cliquant sur ce précédent lien, on accède directement à des documents, cartes postales anciennes sur des salles roubaisiennes. Cela n'exclue pas, bien sur, pour celui qui s'intéresse aux cinémas roubaisiens de se plonger avec délice dans l'ouvrage disponible consacré à ces cinémas.
Lille s'est également dotée d'une bibliothèque numérique ( http://numerique.bibliotheque.bm-lille.fr/sdx/num/ ) et c'est avec ce site que j'ai trouvé deux documents : une photo du Ritz précédemment publiée et une affiche du cinéma Union, rue d'Arras. Malheureusement, ce n'est pas en tapant « cinéma » dans le moteur de recherche de cette bibliothèque virtuelle qu'on accède à ces documents, mais en tapant les noms des salles de cinéma. En espérant que ce site continue de s'étoffer !!!
La société d'histoire locale d'Aniche propose un résumé de la conférence donnée sur les cinémas à Aniche à cette adresse :
http://www.mairie-aniche.fr/spip.php?article323&var_recherche=cin%C3%A9ma title=
N'hésitez pas à commander la brochure racontant l'histoire des cinémas de cette ville que propose l'association. J'en ferais un jour un résumé, sans toutefois en déflorer l'essentiel.
La société d'histoire locale de Bully-les-Mines propose également, cette fois en accès libre un historique des salles de cinéma de leur ville :
http://histobully.canalblog.com/archives/p10-10.html
L'historique, fort intéressant, est en fichier pdf, cliquez dessus !!
A Villeneuve d'Ascq se déroule actuellement et jusqu'au 7 février 2010 une très belle exposition sur l'histoire du cinéma dans cette ville nouvelle. Le catalogue de l'exposition est en ligne. Il est superbe et consultable à cette adresse :
http://fr.calameo.com/read/0000090981ebd89319a94
Nous reparlerons dans un prochain message de cette exposition.

Le site internet du Club-Cinéma de Merville propose comme ce blog des notices historiques de salles, avec des informations et des documents sur les villes suivantes : Berck, Bruay, Dunkerque, Hazebrouck, Marcq en Baroeul, Saint-Omer, Tourcoing, Valenciennes et Vitry-en-Artois.
http://clubcinema-merville.ifrance.com/apercu.html

Bien sur, tous ces renseignements ne me dispensent pas, un jour, d'écrire une fiche sur ces salles de cinéma, sur les villes,... Et vous pouvez, vous-même, contribuer !!!
Si j'ai oublié des liens, des associations d'histoire locale, des bibliothèques qui proposent des informations sur l'objet de ce blog et de votre recherche, faites le moi savoir !!!