© Olivier JOOS - 2009/2015

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vendredi 26 novembre 2010

Le Paris de Maubeuge

Voici une ancienne carte postale du cinéma Paris de Maubeuge. Récemment, une lectrice de ce blog m'a envoyé un message me demandant de m'informer sur ce cinéma en train de mourir... Recherche rapide sur internet (Maubeuge est assez éloignée de mon voisinnage) et je ne trouve rien, sauf des indications et renseignements sur le nouveau fleuron cinématographique maubeugeois, le O'Ciné du groupe audomarois Coppey. Mais quid du Paris ? Date de construction ? de fermeture ? Existence ? Tient-il encore debout... Mystère... Si un lecteur, un maubeugeois pourrait nous éclairer, si on pouvait nous donner l'adresse de cette salle, la retrouver grâce à google StreetView, dire ce qu'il va devenir s'il est en phase de prochaine destruction, etc... Si vous avez fr"quenté ce cinéma, s'il vous a laissé un souvenir, etc... D'après la photo, la salle semble importante et présente à cette époque là, "Le Rouge et le Noir" avec Gérard Philippe sorti en 1954.

D'après Jean-Marie Prévost, le Paris se trouve en haut de l'avenue Jean Mabuse, plus précisément au numéro 22. Il ne semble pas y avoir de vue GoogleStreetview. En 1970, il y encore une salle unique, puis vers 1974 / 1975, à droite de l'entrée, c'est la création du Paris 2, puis on a découpé la grande salle en 2 avec le Paris 1, 2, 3 vers 1982 / 1984.


D'après Céline Bachelier du service archives de la ville de Maubeuge, le bâtiment du Paris a été construit en 1953, à la place de l’église Saint-Pierre. Les architectes sont MM. Lafitte et Gouvernet. Les différents propriétaires succesifs furent René Lahanier jusqu’en 1961, puis la famille Capelain qui transforme la salle unique en 3 écrans et 780 fauteuils). En 1987, c'est l'audomarois Bernard Coppey, avec la SA le Paris, dont le siège est à Saint-Omer qui fait passer de Paris a 5 écrans et 933 fauteuils. 2006 : fermeture et ouverture du nouveau Ociné, avenue de la gare et la fin du Paris...




Un grand merci à J.M. Prévost et aux archives municipales de Maubeuge

jeudi 18 novembre 2010

Le Régent de Lille


Rue de Béthune à Lille : la rue des cinémas par excellence !!
Parmi ces salles obscures, le Régent !! Une salle prestigieuse parmi toutes les autres de cette rue. Aujourd'hui, l'emplacement de ce cinéma est occupé approximativement par les Galeries Lafayette.
Avant de se dénommer Régent, cette salle porte le nom d'Eden. Il était, avant 1967, exploité par les familles Quartier et Dutat. Aprés 1967, année de décés de Raymond Quartier, c'est son épouse Lucienne Quartier, née Duponchel, qui continua quelques années l'expoitation. Cette salle reconnu qui n'avait aucun balcon, a acceuilli de nombreuses premières avec des défilés de stars comme Jean Gabin ou Michéle Morgan...


Le Régent a été transformé à une date inconnue. D'une salle, il passe à deux salles. A une nouvelle date indéterminée pour l'instant, le Régent a été racheté pour être ensuite littéralement phagocyté par le complexe géant juste à côté : le paquebot Gaumont. Après transformation et ravellement complet de façade, toute trace du Régent a disparu, se fondant dans les multiples salles de la succursale de la firme à la marguerite. Ce n'est que lors de la destruction de cette dernière, suite à l'abandon du centre-ville par Gaumont, que l'on a redécouvert la façade et l'inscription du Régent (voir ainsi la surprenante dernière photo de ce message).
Dernières informations concernant ce cinéma grâce aux recherches de l'inévitable Jean-Marie Prévost : la division du Régent est intervenue juste après la création des cinemas Ariel, rue de Béthune, vers 1973/75. Il y a eu ensuite le rachat du Familia, transformé pour devenir le Gaumont en 1975 puis des travaux pour le transformer en 8 salles avec une ouverture en décembre 1977. Donc la photo du Régent avec le Gaumont à coté date d'après decembre 1977. Le rachat du Régent est intervenu peut-être 4 ou 5 ans pres l'ouverture du Gaumont du fait de la chute de frequentation du cinema Régant et la concurrence féroce du géant à la marguerite. Il est possible de connaitre l'année car quand il y a eu les travaux pour faire des deux cinémas un seul, un accident est arrivé. Les archives de la Voix du Nord sont à consulter...

Un très grand grand merci à Mr Didier Lefebvre pour les informations et pour les deux premiers documents montrant la salle du Régent dans les années 70.

Le troisième document est donc une photo montrant le cinéma éventré, prêt à être détruit avec le Gaumont.


mercredi 10 novembre 2010

"Bienvenue chez les ch'tis", un Nord de carte postale ?















Alors que le film s’apprête à vivre une longue carrière sur le petit écran, à l'instar des classiques de De Funès ou des films du Splendid, avec sa première diffusion sur TF1 fin novembre 2010, on peut s'interroger, comme avec n'importe quelle oeuvre cinématographique présentée ici, sur l'histoire du tournage, les petites anecdotes qui émaillent le tournage, les souvenirs de figurants, mais aussi sur l'image du Nord que véhicule le film.

Le Nord présenté dans le film est un peu un Nord rêvé, idéalisé, un Nord de carte postale. Quelques exemples en vrac parmi d'autres... (si vous en avez d'autres, laissez moi un commentaire) :

- Les retraités n'ont aucun soucis de pension, aucun problème de fin de mois...

- Aucun personnage n'est confronté au chômage ou à un drame.

- Tout le monde est poli et se dit bonjour (- é bonjour tit zotes...)

- On n'évoque aucune tension sociale (seul le personnage interprété par Guy Lecluyse fait un jeu de mot subtil, quasi inaudible entre le "chud" d'ou vient Philippe Abrams (Kad Mérad) et le Chud, à savoir Sud-PTT sous-entendu le syndicat des postiers)

- La mixité ethnique, la diversité culturelle et les minorités visibles de la France d'aujourd'hui est inexistante dans le film. Un seul personnage représente cette France plurielle : Momo, alias l'excellent Zinedine Souallem, qui tient la friterie.

- Le bureau de poste est un bureau rêvé avec des facteurs qui font leur tournée à vélo (le mien est en voiture et beaucoup de postiers font ainsi leur tournée). L'attente est inexistante et tout est disponible.

- Une absence totale du Nord qui avance : des réussites technologiques, de la modernité de notre région, du TGV (P. Abrams (K. Mérad) retourne dans le Sud ou revient dans le Nord systématiquement en voiture... quid du TGV ?), des quartiers branchés de Lille ou des grandes villes...

- Un Nord rêvé ou on fait du char à voile (quel est le pourcentage de nordistes qui pratique le char à voile ? une infime minorité certainement)), un Nord où on va facilement dans un restaurant (la scène ou Kad commence à apprendre le patois du Nord a été tournée dans un restaurant du Vieux-Lille à plus d'une heure de route de Bergues (et encore, n'oubliez pas le stationnement problématique dans ce quartier)).

Cependant, le film, sur l'image qu'il renvoie de la région, à la fois auprès de ses habitants, mais aussi auprès du public français, est une véritable réussite et une entreprise de réhabilitation du Nord-Pas-de-Calais. Alors que les reportages des journaux télévisés exploitent bien souvent une vision pessimiste de notre région (qui n'a pas vu un reportage sur le suicide dans le Nord, la prison de Loos, l'alcoolisme, le chômage, des territoires sinistrés,...), le film est une véritable bouffée de fraîcheur, d'ou sa réussite : une vie simple, de bons sentiments, une joie de vivre et un humour qui joue sur les clichés d'une région confrontée à la réalité, à la vie réelle et non l'image que l'on se fait. Si les gens du Nord ont fait un triomphe à ce film, c'est qu'il leur rend leur dignité. Certes, se pose à nouveau la question du cliché sur le gars du Nord qui apparaît comme un brave gars, un peu simple, le coeur sur la main, pas bien instruit mais gentil et faisant le spectacle (on voit ainsi par exemple que certains candidats à des jeux télé se la jouent ( voir surjouent ) leur côté ch'timi grâce au film, un bon gars un peu neuneu mais sympa et poussant souvent la chansonnette. Que n'a-t-on entendu de "Hein biloute ?" depuis le triomphe de ce film dans les émissions de télé ou les jeux lorsqu'un candidat se présente venant du Nord... Expression qui mérite à elle seule d'entrer dans les pages saumons lors d'une prochaine publication du Petit Larousse. Le film a donc permis de passer d'un Nord repoussoir à un Nord sympathique... Mais jusqu'à quand ?
Bienvenue chez les ch'tis, film comme un autre ?
film emblématique d'une région en quête de son identité ?
film négatif qui montre un Nord idéal de petites gens attachés aux traditions comme le montre le JT de Jean-Pierre Pernaut ?
Votre avis compte... Alors n'hésitez pas...
Bien sur, et comme d'autres films présentés ici sur ce blog, nous reviendrons sur le sujet dans un prochain message... Ainsi, si vous êtes habitant de Bergues et si vous avez participé au tournage, racontez !! A l'inverse, berguois qui refusez cette image donnée à votre ville, parlez nous en !!

vendredi 5 novembre 2010

Didier Dupuis, directeur du Familia de Berck et grand collectionneur

Didier Dupuis est l'âme du cinéma Familia de Berck-sur-Mer. C'est à partir de l'âge de 12 ans environ qu'il a été aide-projectionniste avant de devenir définitivement projectionniste bénévole pour le compte de l association de la paroisse, ce cinéma étant paroissial jusqu' en 1978, date de fermeture.
Il est ensuite embauché en 1980 par la ville de Berck comme mécanicien Formation BEP Electromécanicien, CAP Projectionniste...). Le Familia réouvre en 1982 par le CAC de Boulogne avec mise à dispo de projectionnistes pour 2 séances par semaine en art et essai. Il y avait encore des cinémas privés sur Berck. Puis, c'est la reprise de l’activité complète par la ville de Berck en 1984/1985. Suite à la fermeture des cinémas privés, la façon de fonctionner du Famila a évolué avec une programmation plus large tout en continuant l'art et essai. Depuis 1997, Didier Dupuis en est le programmateur directeur. Parrallèlement à ses activités professionnelles, Dupuis est un grand collectionneur de matériel de pojection. Lors de nombreuses expositions, il fait partagé sa passion et montre les appareils à un public conquis.

Voici un article signé Marie-Pierre Griffon, paru en février 2008 dans le journal gratuit l'Echo du Pas-de-Calais et qui présente le directeur du Familia de Berck à travers sa collection d'appareils de projection et d'objets liés au monde du 7ème Art.



À l’heure où – hélas – le cinéma revient à la maison, avec écran géant, haute définition et ampli stéréo, le directeur du Familia à Berck-sur-Mer se souvient des premières séances privées. L’homme collectionne les projecteurs familiaux et projecteurs jouets. Il accumule chez lui plus de 250 pièces d’exception. La plus ancienne date de 1833. Le projecteur dont il est le plus fier est un Pathé de 1912, un modèle rare qu’on appelait alors la « machine à coudre »…




Qui connaît le Familia de Berck-sur-Mer sait combien son responsable, Didier Dupuis, est emballé par son métier. Il se bat à longueur d’année pour donner à tous le goût du bon cinéma. Il se démène pour accompagner les projets des associations locales, il se mobilise avec l’Abac* pour programmer des projections spéciales, il bataille pour garder son classement Art et essai et fait partie de toutes les structures qui font bouger le cinéma dans la région : Plan séquence, De la suite dans les Images, L’entente régionale du Nord - Pas-de-Calais.




Collection, exposition
Avec la même ardeur, il partage son autre passion : la collection de projecteurs familiaux et de projecteurs jouets. Au point de proposer de précieuses expositions gratuites au cours desquelles il raconte, il détaille, il retrace toute l’histoire des images animées. « Avant, il y avait un tas d’appareils pour les faire bouger. Les gens ont toujours voulu voir les images animées… » Qu’elles naissent de la résistance rétinienne ou qu’elles aient besoin de lumière, elles ont un colossal pouvoir de séduction.
Didier montre avec enthousiasme les premiers procédés. Le folioscope ou flip book, un ensemble d’images dessinées sur un livret qu’on feuillette à toute vitesse… Le phénaskistiscope, inventé par Joseph Plateau en 1833, qui reconstitue l’impression de mouvement à partir d’images dessinées sur un disque. Il suffit de les observer au travers d’un autre disque percé de fentes et de tourner en même temps ; le zootrope inventé la même année par William Horner. C’est un petit tambour percé de fentes sur sa moitié supérieure, il abrite à l’intérieur une bande de dessins décomposant un mouvement. Si le collectionneur possède de beaux originaux, il a tenu à en fabriquer des copies pour amuser le visiteur…
Didier Dupuis a déniché aussi de belles plaques de verre peintes et éclairées par des lampes à pétrole ou à alcool ainsi que des lanternes jouets qui fonctionnent à la bougie.
Il est intarissable sur les péripéties de la « lanterne magique » (avec flamme) ou du projecteur (avec ampoule). Il explique le fonctionnement du premier matériel familial (1912) dont on tournait la manivelle à la main, les projecteurs jouets (Pathé kids) ou ceux qui admettent le 35 mm (toujours utilisé par les professionnels de nos jours), le 28 mm (le Pathé kok), le 9,5 mm et sa fragile perforation centrale (le Pathé baby), le 8, le super 8 et le 16 mm… Assortis aux projecteurs : des kilomètres de bobines mais aussi des anciennes publicités, des actions et des titres. Et puis d’autres objets que les enfants d’aujourd’hui n’ont jamais vu : un projecteur de diapositives par exemple… Incrédulité de certains petits devant cette machine qui leur paraît appartenir à la nuit des temps…
On dirait que tout s’accélère…












* L’Abac, association berckoise des amis du cinéma.






Rens. 06 07 54 35 40




Les blogs de Didier Dupuis avec présentation de sa collection, de ses activités, avec un petit film retraçant l'histoire de la projection :






mardi 2 novembre 2010

CinéMachina 2011, c'est parti !!!


CinéMachina, c'est reparti !!!
A vos agendas :
Cette année, nouvelle date, nouveau lieu.
C'est le dimanche 23 janvier que se déroulera cette manifestation, la plus importante au Nord de Paris.
Déménagement cette année aussi puisque c'est à la Condition Publique (voir photo) de Roubaix que les organisateurs de cette manifestation, l'inévitable Daniel Najberg en tête, vous donnent rendez-vous !!
Bien sur, le blog cinemasdunord sera présent avec un stand, une présentation du site,... Comme lors de la précédente édition, des collectionneurs, des amateurs, des vendeurs et acheteurs présenteront et vendront du matériel de cinéma, des anciens projecteurs, des affiches, des livres, des photos,... tout ce qui touche de près ou de loin au cinéma !!
Nous en reparlerons bien évidemment !!!

Veuillez trouver ci desous deux liens avec notamment le bulletin d'inscription si vous souhaitez participer à cette manifestation

http://www.alicc.net/CineMachina.pdf