© Olivier JOOS - 2009/2015

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vendredi 30 décembre 2011

Christophe Salengro, acteur lensois et président à vie


Après Charles de Gaulle né à Lille, et dernier président de la République né dans notre région, le Nord-Pas-de-Calais peut aussi s'enorgueillir d'avoir un autre président natif de la région. Connu dans tout l'hexagone comme Président à vie de la Présipauté de Groland, le comédien Christophe Salengro est né à Lens le 9 août 1953. Elève du lycée Saint-Paul de Lens, c'est un véritable touche à touche : la danse avec Philippe Decouflé, acteur mémorable dans la publicité (tout le monde se souvient de lui dans une célèbre publicité de dalles à coller), le spectacle et des passages dans des vidéo-clips, et bien sur sa participation depuis le début des années 90 à diverses émissions satiriques de Canal Plus, toutes tournant autour du Groland, Présipauté imaginaire où le lensois Salengro est nommé Président à vie, même si de nouvelles élections sont prévues en 2012.
Notre homme est également acteur pour des longs métrages (d'où sa présence ici...). On a particulièrement remarqué son physique et son talent dans "La cité des enfants perdus" de Jeunet et Caro en 1994, et la trilogie de Delépine et Kervern : "Aaltra" (2003), "Avida" (2005) et "Louise-Michel" en 2008.
De mémoire, il n'a jamais tourné dans le Nord-Pas-de-Calais et ne joue pas sur son accent ou ses origines...
Vous avez été à l'école, au lycée avec C. Salengro, n'hésitez pas à apporter votre témoignage, vous avez un mot à dire, quoique ce soit sur l'acteur et son travail, contactez moi,  ou laissez un mot...

samedi 24 décembre 2011

AMC Dunkerque devient O'Ciné !


Voici un article écrit par Bruno Verheyde paru ce samedi dans la Voix du Nord confirmant la venue de O'Ciné à Dunkerque. Le groupe Coppey prend le relais d'AMC et amène le numérique dans ses bagages ! Le changement d'enseigne sera effectif courant janvier. O'Ciné poursuit ainsi son expansion. Après Maubeuge, le groupe élargit son offre et continue de s'étendre dans la région, devenant ainsi peu à peu un poids lourd de l'exploitation cinématographique régionale.

 AMC se retire définitivement du continent européen et passe la main, au Pôle Marine, au groupe indépendant Ociné. PHOTO JEAN-CHARLES BAYON Voici l'article du grand quotidien régional : " Le cinéma AMC, présent au Pôle Marine de Dunkerque depuis douze ans, est sur le départ. Avant de quitter le sol français, le géant américain a tenu à assurer le relais et s'est mis en quête d'un exploitant désireux de reprendre son bail. ... Après quelques semaines de tractation, Ociné, un exploitant indépendant, a finalisé il y a quelques jours ce transfert d'activités. Les employés d'AMC de Dunkerque ont été avertis hier après-midi. Président du groupe Ociné, Bernard Coppey possède deux complexes dans la région. Le premier, ouvert à Saint-Omer à la même époque qu'AMC, comporte neuf salles le second, à Maubeuge, compte huit salles. Après avoir réduit son périmètre au Pôle Marine en passant de vingt à quinze salles, AMC a depuis quelques années trouvé son rythme de croisière. Le départ de l'exploitant américain est le résultat d'une stratégie de groupe (fin des investissements sur le continent européen) et n'est nullement lié à une baisse d'activité. Le cinéma dunkerquois finit en effet l'année sur un très bon chiffre : 600 000 entrées. Un chiffre que le nouvel exploitant cherchera à bonifier en lançant un programme de rénovation des salles ainsi que l'installation du numérique, qu'il a chiffrée à 1,5 million d'euros. "


Suite à cette arrivée, La Voix du Nord a publié un second article après la conférence de presse de la famille Coppey, publié le 29 décembre, et écrit par Bruno Verheyde : 


" Ociné vient de prendre le relais d'AMC. Le groupe américain (leader mondial des exploitants cinématographiques), désireux de quitter le sol européen, a cédé le multiplexe dunkerquois à l'exploitant régional, dirigé par la famille Coppey. Déjà propriétaire de deux multiplexes (l'un à Saint-Omer et l'autre à Maubeuge), Ociné étend ainsi son périmètre et ajoute un nouvel épisode à la saga cinématographique familiale débutée il y a plusieurs décennies. « Mes parents possédaient une salle de cinéma à Bourbourg, se souvient Bernard, président du directoire. Les jours d'affluence, on allait récupérer des bancs à l'église. Et pour les "gros" films, les clients du café voisin prenaient les chaises du bistrot qu'ils ramenaient après le générique de fin ! » Après son service militaire, Bernard Coppey a laissé la gestion du cinéma familial à son frère. « Il n'y avait pas de place pour deux. » Et débuté une activité de commerçant à Saint-Omer. « Mais le virus du cinéma m'a vite rattrapé. Quand j'ai su que les salles de la commune allaient fermer, je les ai rachetées. Il y a quarante-six ans... » En 1998 (un an avant l'arrivée d'AMC à Dunkerque), ces quelques salles se transformèrent en multiplexe, comme celles de Maubeuge, ouvertes en 1987 et rénovées il y a cinq ans. Depuis près de trois ans, ces salles sont toutes numérisées et peuvent accueillir des films en 3D. Ce qui est actuellement impossible chez AMC au Pôle Marine. Une situation insolite qui s'explique par la politique d'AMC qui, désireux de quitter le vieux continent, décida il y a plusieurs années de ne plus investir dans ses rares cinémas européens. Conscient de l'inévitable perte d'attractivité du cinéma (vieillissement des salles, absence de 3D...), Pierre Baert, en charge de la gestion du Pôle Marine s'est alors démené pour sonder les éventuels repreneurs avant que ne s'abatte la nuit américaine. « Le bailleur a alors choisi le locataire qui s'engageait à moderniser le lieu et qui proposait une politique volontariste. La négociation s'est parfaitement déroulée entre les Américains, qui désiraient partir mais ne voulaient pas nous abandonner, et Ociné qui prend le relais. AMC a fait preuve de beaucoup de professionnalisme. » Reste désormais à Ociné à redynamiser un cinéma à bout de souffle. « Reprendre ce multiplexe représente une belle opportunité mais c'est aussi un sacré challenge, reconnaît Cathy Coppey, vice-présidente du directoire qui n'a pas franchi le pas sur un coup de tête. De gros investissements nous attendent. La priorité absolue sera de doter au plus vite les salles des techniques numériques. Il faut que les spectateurs dunkerquois aient accès aux films en 3D. Nous allons prendre possession des lieux mi-janvier et nous entrerons alors en phase d'observation et d'analyse. Nous n'arrivons pas pour faire la révolution mais pour améliorer ce qui peut l'être. Nous allons revoir la billetterie. Nous nous pencherons également sur la décoration des quinze salles dont nous disposons. Mais avant de sortir les pinceaux il faut voir quels sont les besoins et bâtir quelque chose de cohérent, créer une ambiance, comme nous l'avons fait dans nos deux autres entités. » « Dans tous nos établissements nous avons toujours misé sur le confort des salles et la qualité de l'image. Il faut créer une ambiance chaleureuse pour le spectateur », précise son père. Avec ces aménagements, qui permettront à l'établissement de basculer dans les temps modernes, Cathy Coppey espère faire progresser la fréquentation qui, pour 2011, atteindra les 600 000 entrées.Un bon chiffre pour un établissement de cette taille. Au niveau de la programmation, il ne devrait pas y avoir de changements, les circuits de distribution étant les mêmes pour tous.Reste désormais, acte symbolique, à changer l'enseigne. AMC deviendra dans quelques jours Ociné. « Car, depuis toujours, quel que soit le nom du lieu, j'ai toujours entendu les gens dire : "On va Ociné..." »
légende des documents :
En haut, une image qui va changer très bientôt : AMC à Pôle Marine
En bas, Cathy et Bernard Coppey du groupe O'Ciné

Jean Lefebvre, le rire franchouillard du Nord ?

Né le 3 octobre 1919 à Valenciennes, avec un nom de famille typique de notre région, Jean Lefebvre est l'un des acteurs préférés des français. Il est le fils de Georges Marcel Lefebvre, maréchal ferrand, et de Zélia Louise Mathilde Masquelier. Habitué des seconds rôles, on le retrouve dans les plus grands succès populaires de la seconde moitié du XXème siècle, mais aussi dans le pire de la série Z. Dans l'ensemble de sa filmographie, i est malheureusement souvent employé dans les mêmes rôles avec le même registre de comédie : le franchouillard, un peu hébété, regard vide mais habile dans le système D...

De mémoire, mais je peux me tromper, et dans ce cas là, je corrigerais, il n'a pas tourné dans la région et dans aucun de ses films il ne joue un nordiste typique alors que l'on pourrait très bien l'imaginer comme le grand-père de Danyboon dans "Bienvenuechez les Ch'tis", même si on n'entend jamais son accent dans ses films. Il a certainement appris à le perdre lors de son apprntissage au Conservatoire.


Parmi ces films les plus connus, et multi-rediffusé à la télé, on cîtera l'inévitable "Tontons flingueurs" de Georges Lautner en 1963, la série des "Gendarmes" avec L. de Funès, et la trilogie de la "Septième Compagnie" de Robert Lamoureux.

On retrouve sa filmographie complète de plusde 130 films sur Wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Lefebvre

Louis Malle, un réalisateur à fleur de peau

Né le 30 octobre 1932 à Thumeries, au sud de la métropole lilloise, Louis Malle est un des plus grands réalisateurs français de la seconde moitié du XXème siècle. N'appartenant à aucun courant de la cinéphilie française, surant sur la Nouvelle Vague sans jamais en faire parti, Malle propose un cinéma qui lui est propre, sobre et intense à la fois. Né dans une grande famille d'industriel du Nord (sa famille est liée à la famille Béghin, bien connue pour les activités dans le sucre et la betterave sucrière), Louis Malle n'a cependant jamais tourné dans la région Nord-Pas-de-Calais, ni même, de mémoire, évoqué dans un de ses films. De mémoire, l'oeuvre du cinéaste n'est pas liée non plus aux grandes thématiques cinématographiques qui tournent autour de la région : la vie ouvrière, les classes sociales, une certaine misère urbaine,... par exemple.


Parmi ses oeuvres, signalons "Le Monde du silence" en 1955 co-réalisé avec Cousteau (Palme d'or au festival de Cannes et Oscar du meilleur film documentaire), "Ascenseur pour l'échafaud" en 1957 (Prix Louis Delluc), "Lacombe Lucien" en 1974, "Au revoir les enfants" en 1987 (César pour le meilleur film, meilleur réalisatreur et meilleur scenario) et "Milou en Mai" en 1989.

Filmographie complète :

L'ensemble de la carrière de Louis Malle se retrouve sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Malle
mais aussi sur le site internet consacré au réalisateur et mentionné ci-dessous.

Site internet :
http://louismalle.ice.spill.net/index2.php?lg=fr&dr=lm

Un blog consacré à "Au revoir les enfants" (mon film préféré de L. Malle) :
http://aurevoirlesenfants2009.blogspot.com/

jeudi 22 décembre 2011

Un nouveau document sur le cinéma Clairon

L'excellent Robert Mawet nous propose un document sur le cinéma clairon, récemment posté sur ce blog. Il s'agit d'une carte postale datant approximativement des années 30 en voyant l'arrière de la voiture de la carte postale d'ensemble. Sur cette carte postale d'ensemble, on voit bien sur la droite la façade du clairon, ainsi que le programme posé sur le trottoir, mais un autre détail attire l'oeil. En effet, au centre de la carte postale, on devine également un programme posé sur le trottoir. En zoomant, il s'agit d'un autre programme de cinéma, celui du concurrent du Clairon, l'Eldorado, rue des collèges. On imagine la guerre des cinémas, la rivalité, peut-être un programme du Clairon pas très loin de celui de l'Eldorado...

Si vous êtes de cette commune de Condé sur l'Escaut, si vous avez des souvenirs.. contactez-nous !

lundi 19 décembre 2011

Le blog sur le site salles-cinemas.com !

Le site internet bien connu salles-cinémas.com vient de publier un bel article consacré au blog cinemadunord ! Un grand merci à Alex, son rédacteur d'avoir choisi le travail réalisé sur ces pages et de le mettre en ligne sur son site internet !

N'hésitez pas à aller fureter vers les autres pages et de découvrir toute la richesse architecturale, tous le patrimoine foncier des salles de cinéma de France...

Un bonjour amical à ceux qui nous rejoignent ici grâce à salles-cinema.com !

vendredi 16 décembre 2011

Le Clairon de Condé-sur-l'Escaut

Voici une petite salle de cinéma devenue aujourd'hui une galerie d'art : le cinéma Clairon situé à Condé-sur-l'Escaut, à l'est de Saint-Amand les Eaux, pas très loin de la frontière belge. Ce cinéma, d'après un annuaire Bellaye, est situé au 10 place d'Armes. Sa dénommination est bien originale et nous change des Rex, Eldorado, Pax ou Familia. La raison ? La situation près de la rue du Clairon qui a ainsi donné son nom à la salle. Les dirigeants dans les années 50 se nommaient Messieurs Descamps et Léon Coubeaux. Un autre cinéma existait dans cette commune : l'Eldorado, au 18 rue du Collège.


Si vous connaissez ces salles, si vous les avez fréquenté, si vous résidez à côté, si vous êtes de Condé, etc... contactez moi !!!


http://phototheque.mairie-conde-s-escaut.fr/main.php?g2_itemId=734 : voici un lien qui va vous donner 4 photos de l'intérieur de la Galerie Le Clairon lors de son inauguration en décembre 2008.

mercredi 14 décembre 2011

Deux photos de l'ex-Régent de Rosendaël







Julie Hembert, fidèle lectrice dunkerquoise de ce blog (allez voir son blog de déco !!), m'a envoyé des photos de l'ancien cinéma Régent de Rosendaël, déjà évoqué dans une page de ce blog. Le bâtiment est aujourd'hui devenu un centre chrétien, une salle de réunion pour une communauté religieuse chrétienne. Cette fonction attribuée aux anciennes salles de cinéma n'est pas le seul exemple connu dans notre région. Il y a une époque, l'ancien cinéma lensois, le Cantin a aussi abrité une communauté religieuse plus ou moins sectaire dénommée "La Source", et le cinéma Concordia de Tourcoing devenu aujourd'hui, Le Tabernacle, une église évangélique. Ces deux derniers cinémas ont déjà fait l'objet de fiches sur ce blog, mais vous pouvez toujours apporter votre témoignage...

vendredi 9 décembre 2011

Le départ du géant AMC de Dunkerque





Ce jeudi 8 novembre, le quotidien La Voix du Nord annonce le prochain départ du groupe AMC de Dunkerque. Seul complexe cinématographique en France de ce géant américain, AMC souhaite donc se retirer du marché hexagonal et donc régional et cherche cependant un repreneur pour ce site situé au coeur de la ville.

Voici l'article signé Annick Michaud et Bruno Verheyde, de La Voix du Nord : "Depuis quelque temps, le groupe américain AMC cherche à quitter Dunkerque. Le leader mondial, qui a décidé de se retirer du marché européen, a lancé depuis peu des consultations dans le but d'assurer une poursuite d'activité garantissant la sérénité pour le personnel et le public. Le sujet, depuis plus de dix ans, alimente la fantasmagorie locale. Avant même l'inauguration en grande pompe du Pôle Marine en novembre 1999, des interrogations avaient surgi quant à la pertinence des ambitions du groupe américain AMC Theatres, qui s'apprêtait à ouvrir un complexe de vingt salles. Depuis, la machine à rumeurs s'est emballée. Sans répit. À plusieurs reprises, les oracles ont annoncé la fin du rêve américain. En 2001, la réduction de la voilure (le multiplexe est passé de 20 à 15 salles), devait être, c'était certain, annonciatrice d'une fin imminente.
Dix ans plus tard, AMC est toujours présent à Dunkerque. Pour combien de temps encore ? L'inlassable question mérite aujourd'hui d'être posée, car le temps des fantasmes et de la rumeur est dépassé. Alors que depuis plusieurs années, en raison d'un repositionnement de sa politique de développement, AMC Theatres a gelé ses investissements sur le vieux continent (le numérique ou la 3D n'ont jamais atteint Dunkerque !), pour la première fois le groupe travaille concrètement à la cession de son bail dunkerquois. Un bail de 12+3 ans avec une garantie de vingt ans. Le départ souhaité d'AMC (soucieux de se retirer le plus discètement et le plus proprement possible) ne signifiera donc pas la fin du cinéma à Dunkerque.
Les cinéphiles n'ont a priori pas de raison de s'inquiéter. S'il n'y avait ces fameuses rumeurs, le changement d'enseigne aurait pu s'effectuer sans que personne n'y prête attention. Mais voilà, depuis quelques semaines, les représentants du groupe américain et ceux du Pôle Marine, en lien avec la mairie, consultent d'éventuels repreneurs, ce qui engendre d'inévitables « fuites ».
AMC et le Pôle Marine consultent
Parmi les possibles successeurs d'AMC, les regards se tournent notamment vers Ociné, l'exploitant indépendant qui gère huit salles à Saint-Omer et neuf à Maubeuge, pour un total de 600 000 entrées annuelles, un peu plus qu'AMC. « On entend parler de Dunkerque, dit Bernard Coppey, d'Ociné. Si on nous interroge, on étudiera la question. » Étudier la question, cela signifie regarder les comptes, les résultats, les charges, le potentiel, mais aussi les investissements à faire : « Il faut déjà compter 1,5 million d'euros pour passer les salles au numérique, car dans peu de temps, il n'y aura plus de copies traditionnelles. Peut-être y a-t-il aussi des travaux de rénovation à mener », analyse le professionnel.
De quoi alimenter pour quelque temps encore le flot de rumeurs...

lundi 5 décembre 2011

L'ancien cinéma de Ferrière-la-Petite




Paru le 20 novembre dernier, voici un petit article paru dans la Voix du nord sur un ancien petit cinéma de village. La photo montre le bâtiment aujourd'hui. Les spectateurs accédaient au cinéma, situé à l'étage, par des marches qui sont encore visibles.



"Certains se souviennent sûrement qu'il y avait avant, dans le village, un cinéma.





S'il n'existe pas de document pour retracer cette époque, La Voix du Nord a eu la chance de rencontrer Paulette et Arthur Billion, qui ont accepté de nous faire le récit de leurs souvenirs. Avant la guerre, raconte Paulette, qui a vécu toute son enfance à proximité du cinéma, « c'était un dépôt de matériaux. La guerre est arrivée, le dépôt s'est vidé. Un matin, nous avons vu le local occupé par des soldats sénégalais arrivés par le train pendant la nuit. Ce local leur a servi de lieu d'hébergement pendant un certain temps. » Par la suite, « le bâtiment a ensuite été racheté par Monsieur Christophe, qui en a fait un cinéma et l'a appelé le Casanova. Je suppose que c'est à cause des occupants qui avaient une espèce de casquette rouge. »



Salle de balle



Comme le cinéma était à l'étage, il fallait, pour y accéder, monter les marches. Qui sont toujours visibles. Il y avait aussi une « petite guérite en haut de l'escalier et l'épouse de Monsieur Christophe donnait les tickets », reprend Paulette. Les séances avaient lieu le samedi soir et dimanche après-midi et en soirée. « Quelquefois, on voyait la fin du film avant le début. L'hiver il y avait une colonne où on brûlait du coke. Il y avait toujours des briques qui chauffaient. En arrivant, on en prenait une pour mettre en dessous de ses pieds. Pour s'asseoir, il y avait des chaises en fer pliantes. » Le propriétaire avait aménagé un balcon, également, avec des sièges un peu plus confortables. Par la suite, il a installé des strapontins.



« C'était bien, tout le monde se connaissait et c'était des moments conviviaux », renchérit Arthur. « Le dimanche, il y avait des fidèles, comme François et Blanche », se souvient Paulette. La salle en bas servait de salle de bal car la salle des fêtes était impraticable et parfois, elle était louée aux associations pour leurs réunions.



Vers le milieu des années cinquante, le cinéma a fermé ses portes et son propriétaire en a fait un petit commerce d'alimentation. « Il vendait même du poisson que sa femme allait chercher à la gare avec une petite charrette. Avant de céder la place à son fils Marcel. Aujourd'hui le bâtiment est en cours de rénovation, pour y aménager quelques appartements. »

mercredi 23 novembre 2011

Des images des entractes à l'Apollo de Lens



Le site internet de la ville de Lens nous propose, outre un historique de la salle de l'Apollo, des images inédites de numéros présentés lors des entractes avant le grand film. Il s'agit de numéros de jonglages, de magie, de clowns,... filmés sur la scène de la grande salle de l'Apollo en 1955. On voit ainsi le spectacle qui se déroulait alors dans de nombreuses salles de cinéma dans la région, et en France. Des images étonnantes et on peut féliciter le service des archives de Lens de mettre cette vidéo en ligne !



vendredi 18 novembre 2011

Les débuts du cinéma parlant à Dunkerque

Trois ans après la première représentation du "Chanteur de Jazz", premier film parlant, Dunkerque propose en novembre les premières projections de cette nouveauté technique. Rappelons qu'il existait déjà des procédés pour donner du son aux bandes filmées, que ce soit le batelleur qui racontait les images au temps du cinéma forain, ou l'utilisation d'un gramophone couplé avec le projecteur (on imagine alors les rires lorsqu'il n'y avait pas parfaite symétrie entre son et image... mais pour l'instant, on ne sait si ce type d'expérience était répandu dans la région). L'agglomération dunkerquoise reçoit la nouvelle invention permettant cette fois un film 100% parlant sans défaut avec le film "Gagne ta vie", projeté le 7 novembre au cinéma Carnot de Saint-Pol, géré par Fernand Dewas. Dunkerque est touchée une semaine plus tard avec la première projection en parlant au Cinéma Palace, au 38 place Jean Bart, qui, pour l'occasion, à changer son nom devenant le cinéma Royal. Face à cette nouvelle concurrence technique attirant les foules, les autres cinémas de l'agglomération tentent de réagir, et notamment la salle qui se veut être la plus luxueuse du secteur, le Palais Jean Bart, place de la République. Ce cinéma fait publier dans la presse un avis signalant que la direction du cinéma attend des progrès très importants dans la retransmission du son avant d'entreprendre des travaux et annonce que la sonorisation de la salle est retardée de quelques mois. Le gérant n'a-t-il pas vu venir cet engouement ? N'a-t-il pas anticipé la vague du parlant ? On peut cependant compter à l'époque sur la fidélité de la clientèle. Avec 17000 entrées réalisées, le palais Jean Bart est assurément la salle préférée des dunkerquois qui peuvent ainsi, cette année là, se délecter de la projection de la première version, en muet, de "Ben Hur", "avec les bruits et la musique spécialement composée pour ce film et exécutée par un orchestre renforcé", comme le signale l'annonce dans le journal.


Peu à peu, les autres cinémas du secteur s'équipent, réalisent des investissements afin de suivre la modernité, établissent de nouvelles réglementations, demandent dorénavant au public de se taire,...




Documents : une vue et un gros-plan sur le Royal Cinéma, ancien Cinéma Palace. Carte postale très connue avec la statue Jean Bart, on devine le cinéma derrière la statue du corsaire...




Source : Georges Besset, "100 ans de cinéma à Dunkerque"

jeudi 17 novembre 2011

Les projets de cinéma dans la région : Hazebrouck, Armentières, Fourmies et Berck

La région Nord-Pas-de-Calais va voir dans les mois et années à venir des ouvertures de cinéma. Quatre grands projets sont en voie de concrétisation, en passe de réalisation à plus ou moins longue échéance. Qu'ils appartiennent à des structures privées, semi-privées ou sont totalement pris en charge par les municipalités, ces montages financiers montrent qu'il existe encore des zones à couvrir et que le cinéma est encore un investissement rentable, en tout cas, qu'il est une nécessité afin d'offrir aux habitants un choix culturel et qu'une ville moyenne ne peut se passer d'un tel équipement, que ce soit pour son image, son offre culturelle,...





Après l'ouverture l'année dernière du complexe de centre-ville de Tourcoing, le cinéma fait son retour au coeur des villes avec un projet à Hazebrouck, directement sur la Grand-Place, avec, en vue la fermeture du cinéma Arcs-en-Ciel...





A Armentières, un projet se finalise après 14 ans d'absence et la fin du Rex. Extrait de La Voix du Nord du mois de février 2011 : "créer un complexe cinématographique et de loisirs dans et autour d'une ancienne usine textile, les Établissements Beaudeux, près de la gare. Vendredi soir, le conseil municipal d'Armentières a en effet acté les grandes lignes du projet et son financement. Il s'agit d'aménager un cinéma de cinq salles, pour un total de 720 fauteuils, qui sera exploité par la holding Lumières - déjà présente à Lille (Majestic et Métropole), Roubaix et bientôt Tourcoing - et sera desservi par une rue couverte, passant sous la verrière monumentale de l'ancienne usine. Dans le même ensemble immobilier, sont également prévus une galerie marchande et des commerces typés « loisirs ». " Document ci-contre : la façade du projet d'Armentières... Affaire à suivre...





Le projet sur Fourmies voit le bout du tunnel avec un projet de cinéma pour remplacer le Select. Voici un extrait de l'article de La Voix du Nord du 29 septembre dernier de Lionel Maréchal, présentant ce projet :




Reste l'argent. « On ne s'engagera pas dans un tel projet de 2 ME si, à l'instar du théâtre municipal, du terrain synthétique du stade ou de la future médiathèque, on n'a pas au moins 70 % de subventions », indiquent le maire et son adjoint à la culture, respectivement Alain Berteaux et Jean Durieux. Des demandes de financement ontété adressées aux collectivités (Europe, État, Région, Département) et à l'ADRC. Si les réponses sont positives, le nouveau cinéma, qui serait toujours géré pour sa programmation par l'Association du Sonhir 3 d'Hirson comme c'est le cas depuis 2008, pourrait, dès 2014, ouvrir ses portes et booster la fréquentation (12 000 entrées annuelles).

Si elles sont négatives, il y a un plan B. La ville remettrait aux normes Le Sunset, y compris en y installant la projection numérique. • "


Resta à voir la poursuite de cette création, ... Quittons le Sambre-Avesnois pour la côte avec Berck-sur-Mer qui va connaitre d'ici quelques mois la fin de la petite salle du Familia, reconvertie en salle de spectacle, réunions,... et l'ouverture d'un complexe, cette fois, semble-t-il en périphérie.

Des "vides" cinématographiques existent toujours dans la région : rien à Béthune, rien dans l'Artois, entre Arras et la côte, si ce n'est l'ilôt du Regency à Saint-Pol-sur-Ternoise, rien dans la Flandre intérieure, sauf l'autre ilôt, à savoir le Flandria de Bailleul. Pour de nombreux habitants de la région, les kilomètres sont à faire pour celui qui veut voir un film...

vendredi 4 novembre 2011

Claude Marhem a tenu avec son père l'ancien cinéma

Un excellent article paru le dimanche 30 octobre dans la Voix du Nord, malheureusement non signé, mais chapeau au journaliste !! Si vous avez des souvenirs de ce cinéma, des documents, si vous êtes de la famille de monsieur Marhem, contactez moi !!







Claude Marhem a pendant trente ans, jusqu'en 1968, avec son père Joseph, fait tourner le cinéma de Poix-du-Nord, tous les dimanches. Le principal instigateur, c'était le papa, Joseph Marhem, alors électricien de profession, marié en 1924 à Claire Thomas. Dans la rue de la Gare, appelée maintenant rue Henri-Rolland, où il habitait, la propriété « La Villa », disposait d'un baraquement. C'est là où seront projetés les premiers films muets. Dans les années 1925, Joseph Marhem, amoureux de cinéma, va bousculer les habitudes et attirer un public, de plus en plus nombreux.










Entre temps, Joseph Marhem ouvre son magasin d'électricité, de musique et de chauffage. Très vite les deux affaires deviendront des références, à la fois pour les cinéphiles et discophiles podéens. Suite à l'engouement suscité par les Podéens pour le cinéma, le maire de l'époque, François Druesnes demande à Joseph Marhem de s'installer à la salle des fêtes pour faire tourner son cinéma. Aussitôt, le projectionniste s'exécute avec sa grande blouse grise d'instituteur. Il devient aussi directeur de salle, Claire, son épouse, s'occupe de la caisse, aidée dans sa tâche, par Marcel Thomas, au deuxième guichet.



En 1955, le très connu Louis Witas intégrera la troupe pour devenir le projectionniste attitré. Claude, fils de Joseph Marhem, surveillera l'ensemble des opérations avec son père. « Je me souviens de mes 8 ans. Le cinéma, inventé en 1928 par les frères Lumière, était muet. Puis quelques années après en 1931, est arrivé le cinéma parlant à Poix-du-Nord », précise Claude Marhem.

Dernière séance



À maintenant 86 ans, il se souvient du premier film qu'il a vu : « Il restera gravé dans ma mémoire. C'était Le Roi des Resquilleurs, un film de René Clair, avec Georges Milton. » Du cinéma podéen, Claude Marhem se souvient qu'il était fréquenté « surtout pendant la guerre 40-45. Le balcon était souvent plein. On commençait par les actualités du monde, puis par la publicité, l'annonce du film prochain. À l'entracte, tout le monde sortait se désaltérer au café d'en face, "Chez Minisclou". La projection du film débutait alors. Le choix des films était draconien. Mon père se rendait à Lille, tous les vendredis, chez le distributeur pour choisir ce qu'il y avait de mieux. Les bons films étaient classés dans la catégorie chef-d'oeuvre et les mauvais, dans la série navets ».



Le cinéma a donné sa dernière séance en 1968, « à cause du nombre d'incivilités. Les jeunes ne voulaient pas s'arrêter de fumer dans la salle et nous étions incapables de faire respecter le règlement », regrette Claude Marhem. Joseph Marhem est décédé en 1982, André et Claude, ses deux fils, ont assuré la relève du commerce d'électroménager, repris aujourd'hui par Pascal, le petit-fils. • J

mercredi 19 octobre 2011

Un nouveau document sur le Familia de Berck-sur-Mer

Voici un très beau document photographique qui date probablement d'août 1977, d'après Didier Dupuis, directeur du Familia de Berck-sur-Mer qui me l'a envoyé.

jeudi 13 octobre 2011

Le Tati roulant, le retour du cinéma itinérant !




L'édition valenciennoise de la Voix du Nord de ce jeudi 13 octobre propose un article signé Samuel Petit sur un cinéma itinérant : le Tati roulant. Voici l'intégralité de cet article. Si vous avez fréquenté ce type de cinéma, si vous avez un commentaire à faire, si vous êtes les heureux propriétaire du Tati roulant, alors contactez moi ! Le site du Tati roulant : http://www.tatiroulant.fr


" Dans le cadre du Festival 2 Cinéma, le Tati Roulant, vieil autocar intrigant, s'arrête cette semaine dans les communes du Valenciennois. Visite guidée avec les créateurs de ce concept insolite, Marie Collot et Rémi Laidebeur.



Quelle drôle d'idée ! Un peu farfelue, concédons-le, mais tellement originale. Ce bus Renault S45 des années 70 s'installe tous les matins dans les cours d'école (ce jeudi à Petite-Forêt et demain à Marly) et chaque après-midi à Valenciennes, sur la place d'Armes. Il est transformé en salle de projection à la décoration soignée, plutôt cosy, qui rappellera aux uns les cabanes de leur enfance et aux autres une roulotte d'une autre époque. Cette initiative, c'est celle de la décoratrice Marie Collot et du projectionniste Rémi Laidebeur. Les soirs de spectacle, la première est aux manettes, derrière la bobine de 16 mm au bruit si singulier le second, ancien conducteur de bus dans une société lilloise, enfile l'habit de chauffeur de salle. Mais d'où a donc pu venir cette drôle d'idée ? « Nous habitions dans un petit village de Bourgogne et il fallait faire soixante kilomètres aller-retour pour aller au cinéma, répondent les intéressés. On s'est dit qu'il fallait trouver un moyen d'amener la culture dans les campagnes. Le Tati Roulant (TATI pour Théâtre ambulant très intimiste) le permet depuis deux ans maintenant dans le Nord, où nous sommes installés. » Documentaires, fictions, courts-métrages : tous les styles ont leur place sur l'écran (un simple drap blanc) de cette salle itinérante qui, dans une autre vie, transporta des militaires et des écoliers des Cévennes ! « Nous l'avons trouvé sur Internet, se souvient Rémi. Il appartenait à une discothèque qui s'en servait pour ramener ses clients à leur domicile.

La traditiondu cinéma forain
Après des mois de travail pour changer la déco et aménager les places assises (vingt au total, douze en première classe et huit en seconde), il a entamé une première grande tournée dans la région, des cours d'école aux places publiques. Une manière de renouer avec la tradition du cinéma forain. Une expérience insolite à vivre cette semaine. •
La Tati Roulant sera installé cet après-midi, demain après-midi et samedi toute la journée sur la place d'Armes à Valenciennes. Projections à 15 h, 16 h, 17 h et 18 h. Contact auprès de Rémi, Tél : 09 52 20 41 49. "

RARE : la façade du Cinéma Moderne de Saint-Omer

Voici un document rare... découvert au hasard de mes lectures. Il s'agit de l'entrée du cinéma moderne de la rue d'Arras à Saint-Omer. le document provient du livre "La vie dans l'Audomarois sous l'occupation", écrit par Raymond Dufay, publié en 1990. Au détour des pages, je découvre ce cliché immédiatement scanné, qui montre les ruines du cinéma Moderne après les bombardements alliés du 13 mai 1943. Malheureusement le livre n'en dit pas plus... Le propriétaire du bâtiment, Mr Coyecques, menuisier à l'origine, meurt au cours de cette attaque aérienne et son cinéma est soufflé comme de nombreuses maisons de cette rue extrêmement commerçante. Cependant, avec la ténacité d'Edouard Coyecques, son fils, et de sa famille, la salle, jugée acceptable par les autorités, réouvre malgré les dommages. En 1944, la salle est cette fois fermée car elle est jugée être dans un état précaire. Ce n'est qu'en 1952 que le cinéma ouvre à nouveau ses portes, dans une architecture totalement différente, avec un nouveau nom : le Rex, bâtiment qui existe toujours et qui est devenu aujourd'hui un supermarché carrefourMarket, toujours rue d'Arras...

vendredi 7 octobre 2011

Le Foyer de Bousbecque



C'est une petite ville à l'ouest de la métropole lilloise, tout prêt de la frontière avec la Belgique. Bousbecque peut s'enorgueillir de posséder une petite salle de cinéma bien sympathique : le Foyer, situé rue des Bersaults, jolie petite rue (allez voir sur google streetView ! (désolé, je n'ai pas mis le lien)), richement décoré avec, en façade des peintures - caricatures représentant Fernandel, le loup de Tex Avery, Charlot, le Coyote des Looney Tunes, puis Bugs Bunny, Robin du robin des Bois de Disney, Droopy,Laurel et Hardy et pour finir Baloo et Mowgli .

L'annuaire Bellaye des années 50 indique ce cinéma était alors dirigé par M. Dalle et qu'il pouvait contenir 360 spectateurs. L'établissement est alors la propriété de la Société Saint-Michel, certainement une association paroissiale. Aujourd'hui la salle a obtenu le label Art et Essai et elle est dirigée par M. Philippe Caron.

Comme beaucoup de cinémas aujourd'hui, le Foyer a sa page Facebook (nous reparlerons dans un prochain article de ce nouveau moyen de promotion ) : http://fr-fr.facebook.com/pages/Cin%C3%A9ma-Le-Foyer-Bousbecque/137843546271301 et a également un site internet : http://cinelefoyer.free.fr

jeudi 6 octobre 2011

Un nouveau document sur le Familia-Palace de Croix

Un grand merci à Laurent Comar qui nous envoie ce cliché des années 80 où on voit le Familia-Palace de Croix, déjà mentionné il y a peu sur ce blog grâce à Olivier Loste.



Laurent Comar précise, d'après ces sources que ce cinéma avait en 1950 630 places et qu'il était dirigé par Georges Beudaert.
Dix ans plus tard, la direction est sous le contrôle Henri Vanoverberghe. Les autres cinémas de cette ville son l'Alcazar au 282 rue Jean Jaurès, dirigé par Rémi Verbeke en 1950, puis par Roger Geoffroy en 1960 jusque 1976 (sur cette même période, ce cinéma passe de 600 places disponibles à 480) et l'Excelsior au 65 rue Ferrer, dirigé par Roger Muguet en 1950 puis par l'Associatino du Foyer Saint-Pierre.




Si vous connaissez ces familles, si vous en faîtes partis, si vous avez fréquenté ces cinémas, si vous avez des documents (scannez les),... bref, tout m'intéresse sur ces trois salles, à moins qu'il en existait d'autres... certainement avant guerre !




Légende des photos : Avant / après, le Familia des années 80 à aujourd'hui (à quand une photo du Familia en tant que cinéma ?)

lundi 3 octobre 2011

Recherche de documents, de témoignages,... sur les cinémas lillois

Dans le cadre d'une recherche, qui se veut être la plus complète possible en vue de réaliser un livre concernant les cinémas lillois des origines à aujourd'hui, je suis à la recherche du moindre renseignement...

Que ce soit un témoignage, un avis, un nom d'ancien directeur, placeuse, spectateur assidu, caissier(e), et ausi directeur d'agence de location,...quelque soit l'évènement, le moindre document, carte postale, ticket de cinéma, photo public ou privé, programme, adresse... Tout, tout, tout sur les cinémas de Lille de la rue de Béthune aux petites salels de quartier... Ceci afin d'être le plus complet, le plus exhaustif possible. Contactez moi par mail : o.joos@voila.fr ou laissez un message !


mercredi 28 septembre 2011

Salon Son et Cinéma de Merville ce dimanche 2 octobre

Ce week-end, dimanche plus particulièrement, aura lieu le traditionnel salon Son et Cinéma de l'ami Daniel Granval, à Merville. Amis des projecteurs, des affiches anciennes, de photos d'exploitatinos et de la pellicule, venez nombreux !!! Un événement à ne pas rater pour les amoureux du Septième Art !!!



Le site internet du Club-Cinéma qui organise cette manifestation :


vendredi 23 septembre 2011

Le Rex de Haillicourt

Voici une des plus belles salles de cinéma du Pas-de-Calais. Il s'agit du Rex, rue Emile Zola, à Haillicourt, une petite ville près de Bruay-la-Buissière.


Un grand merci au blog qui m'a fourni l'essentiel des informations et l'ensemble des photos. Ce blog est le suivant : http://andredemarles.skyrock.com/

J'ai essayé d'entrer en contact avec son rédacteur (certainement prénommé André et résidant à Marles-les-Mines), mais pour laisser un message sur son blog, il faut s'inscrire auparavant à Skyrock (...qui est loin d'être ma tasse de thé).

Si André, ou un proche, tombe sur ma page et sur ces photos, qu'il me contacte. En tout cas, bravo à lui pour ces si beaux clichés.

Voici les quelques lignes consacrées à ce cinéma dans les pages de ce blog andredemarles :

" ce cinéma se situait entre la fosse 6 de Haillicourt et la fosse 7 de Houdain, aux pieds du "pont des imbéciles". Construit en 1937, son architecture est d'inspiration Art Déco. Il a fermé à la fin des années 80 et n'est réouvert qu'à l'occasion d'expositions. Il est aujourd'hui devenu un centre culturel, sans l'être officiellement."

Dans les années 50, ce cinéma a une capacité de 766 places et a pour concurrents immédiats le Caméo, rue de Lillers et le Casino, rue Roger Salengro. Le directeur de ce cinéma est alors M. Boeuf.


Légende des photos, du haut vers le bas :

- La façade du Rex

- Les projecteurs (2 photos)

- L'issue de secours avec des portes à battants capitonnées

- Le guichet, à l'entrée

- L'accès à la cabine de projection qui se trouve au dessus du guichet de l'entrée.


Vous avez connu ce cinéma ou les autres de Haillicourt. Vous souhaitez apporter un témoignage, une correction, un document (un ancien ticket de cinéma), vous êtes de la famille d'un ancien propriétaire... alors contactez moi !!!






















































samedi 17 septembre 2011

Le Familia Palace de Croix










Un grand merci à Olivier Loste pour ces trois photos superbes du Familia Palace de Croix rue de la gare. Elles montrent une façade impeccablement sauvegardée, mise en valeur. La Familia est l'une des cinq salles que possédaient Croix. La salle était dirigée dans les années 50 par Georges Beudaert et pouvait contenir 630 spectateurs.


L’établissement fut construit en 1926 et pouvait accueillir 650 personnes. Il n’y avait pas d’escaliers de secours. Le 5 mars 1939, un événement s’est produit au cinéma Familia de Croix, rue de la gare, avec un commencement d’incendie, rapidement maîtrisé par l’opérateur. Mais cependant il y eut un début de panique chez les spectateurs avec un bilan de deux morts et de nombreux blessés.


La date de fermeture est inconnue mais en 1984, le bâtiment n'était plus cinéma, mais le rez-de-chaussée était utilisé pour un commerce de bricoles et gadgets. Peut-être la cabine était-elle encore intacte ? Ce n'est que lorsque HSBC a racheté le tout que l'étage a été aménagé, alors qu'il semble qu'il était intact.


Si vous possédez des infos sur cette sallee, si vous en avez des souvenirs, des anecdotes, ou sur d'autres salles de Croix, alors contactez moi !!! Le mail est o.joos@voila.fr


Encore merci à Olivier Loste !!!!

lundi 12 septembre 2011

Journées du Patrimoine : le programme "cinéma"

Lors des Journées du Patrimoine, ce week-end, le cinéma Duplexe de Roubaix propose la projection du film "Pierre et Djemila". Ce film de Gerard Bain a éét tourné en 1986 pour une sortie nationale en 1987.




En voici le synopsis tel que le propose Wikipédia : " Pierre et Djemila, deux adolescents d'une cité HLM de Roubaix, s’éprennent l’un de l’autre, mais leurs amours vont être tragiquement brisées par l’affrontement de leurs familles respectives cultivant préjugés raciaux et extrémisme religieux."


Nous reviendrons plus longuement dans une prochaine fiche sur ce film et ce qu'il montre de la région, et plus particulièrement de Roubaix. On voit en effet dans le film de nombreuses vues de la ville dans les années 80, une ville de briques, de cheminées à l'arrêt, des moyens de transport nombreux, un peu désuet....


A noter que lors de ces journées du patrimoine, l'ami Daniel Granval propose une exposition sur les tournages de films dans la région Nord-Pas-de-Calais à l'Office du tourisme de Merville. Nul doute qu'il y aura certainement des vues de "Pierre et Djemila" dans cette expo qui durera jusque fin septembre.


Dernier évènement "cinéma" pour ces journées du patrimoine, le cinéma Jean Renoir de Douchy-les-Mines, place Paul Eluard, propose à partir de ce mardi 13 septembre et jusqu'à dimanche des grands classiques du cinéma, ainsi que de nombreux documentaires retraçant le passé sidérurgique du denaisis.


Pour toute information, cliquez sur l'image ci-jointe pour un agrandissement, ou allez sur le site du cinéma : http://jeanrenoirdouchy.tumblr.com/


Nul doute que nous reparlerons de cette salle dans les semaines à venir, et comme d'habitude, si vous connaissez cette salle, si vous la fréquentez, si vous connaissez son histoire, si vous y travaillez, etc... contactez moi.


Si vous connaissez une autre manifestation liée au cinéma se déroulant dans la région lors de ces journées du patrimoine, contactez moi !

vendredi 9 septembre 2011

Le Ciné-Club de Valenciennes

Voici un nouveau reportage de Olivier Cheruy consacré au cinéma Ciné-Club de Valenciennes. L'ensemble est composé de nouveaux clichés montrant cette salle et l'intérieur.

Je laisse la parole à Olivier Cheruy :

Durant l'été 2010, j'étais un jour du mois d'août de visite sur Valenciennes, ville d'où je suis originaire et où j'ai vécu pendant 28 ans. Lors de cette marche dans le centre-ville, je passe devant le Ciné Club, situé rue Derrière La Tour, cinéma que j'ai trop brièvement connu, peu avant sa fermeture (je pense vers 2000). Face à la devanture, je me rends compte à ce moment là qu'une des portes d'entrée est fracturée .... et que sans trop de soucis il est possible de se faufiler par ce passage. Quelques instants après, je me retrouve dans le hall, me rendant vite compte que d'autres sont malheureusement passés avant moi, cela à la vue des divers traces de vandalismes (graffitis, verre brisé, détritus....). Je décide de ne pas aller plus loin mais plutôt de revenir quelques jours plus tard accompagné d'un ami. A notre arrivée, il y a apparemment d'autres personnes que nous presente... En effet, quatre ou cinq lycéens sont là en train de faire une partie de cache-cache dans l'enceinte du cinéma (avec des pistolets à billes et des casques de mobylettes). Aucune hostilité de leur part, à la vue de notre appareil photo, ils comprennent que nous sommes là dans un autre but. Après le hall, il y a directement le couloir principal qui permet l'accés aux 4 salles. Il est obstruer un peu plus loin par l'éffondrement d'un mur qui rend difficile le passage de l'autre côté. Pour le sol, je vous laisse imaginer dans quel état il peut être après un abandon de plusieurs années et la villégiature de plusieurs générations de volatiles. La première salle a subit une forte inondation, les rangés de fauteuils sont encore là bien que partiellement arrachées. Un escalier en béton nous conduit à l'étage. Un autre en bois mène au toit mais celui ci est impraticable et visiblement dangereux. Des vieilles affiches jonchent le sol ainsi que des photos d'exploitations. Nous visitons les cabines de projections, toutes vides. Plus aucune trace de projecteurs mais quelques métrages de pellicules trainent au sol. La deuxième salle est dans un état similaire à la première, tandis que les deux autres sont mieux conservées (parcelle non inondée du bâtiment). En effet, les fauteuils ont été dévissés et mis dans les coins face aux murs. Pour ce qui est des écrans, il ne reste plus rien (probablement déchiré par les premiers vandales venus). Nous découvrons ensuite une sorte de petite pièce très sombre où traînent au sol quelques papiers, classeurs ... il s'agit en fait de cahiers avec des dessins d'enfant. J'ignore totalement comment ils se sont retrouvés là. De retour dans l'entrée, il y a une porte qui donne vers un escalier qui descend dans l'obscurité totale. C'est en faite un passage qui ramène à la dernière salle visitée, rien de plus. Le hall du cinéma est maintenant d'un calme curieux, les jeunes lycéens ne sont visiblement plus là car à part la rumeur proche de la rue et des voitures, il règne ici un silence chargé et vide à la fois. Chargé par le passage du public pendant tant d'années dans ce lieu .... mais vide aussi par l'atmosphère de ruine et d'abandon manifeste qui y règne aujourd'hui. Quelques semaines plus tard je repasse en voiture par la rue Derrière la Tour, le passage fracturé a été condamné par des parpaings et sécurisé par une porte maintenant close. Je repense soudain à ma courte exploration de l'autre fois, cette visite du passé, ce moment de vie et de nostalgie qui en évoquait tant d'autres .... et je me rends compte que tout cela est rendu une fois de plus inaccessible par le mur hermétique et stérile de nos souvenirs. Pour ceux que cela intéresse, il y avait un projet de construction d'une galerie commerciale à l'endroit de ce cinéma. Aux dernières nouvelles, cela ne sera pas possible, du fait apparemment à la fameuse crise financière.http://forums.valenciennes.fr/viewtopic.php?pid=6487


Un grand merci à Olivier pour cet article et ces photos, avec l'espoir que de nombreuses personnes réagiront : à qui appartient ce bâtiment aujourd'hui ? Quel en est le devenir ? Quid des souvenirs ? De l'atmosphère ? une date d'inauguration ? De fermeture précise ? Les souvenirs d'anciens projectionnistes ? d'ouvreuses ? de spectateurs ? Si vous aussi vous pouvez faire ce genre de reportage, je suis bien sur preneur !! Contactez moi !!