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mercredi 23 novembre 2011

Des images des entractes à l'Apollo de Lens



Le site internet de la ville de Lens nous propose, outre un historique de la salle de l'Apollo, des images inédites de numéros présentés lors des entractes avant le grand film. Il s'agit de numéros de jonglages, de magie, de clowns,... filmés sur la scène de la grande salle de l'Apollo en 1955. On voit ainsi le spectacle qui se déroulait alors dans de nombreuses salles de cinéma dans la région, et en France. Des images étonnantes et on peut féliciter le service des archives de Lens de mettre cette vidéo en ligne !



vendredi 18 novembre 2011

Les débuts du cinéma parlant à Dunkerque

Trois ans après la première représentation du "Chanteur de Jazz", premier film parlant, Dunkerque propose en novembre les premières projections de cette nouveauté technique. Rappelons qu'il existait déjà des procédés pour donner du son aux bandes filmées, que ce soit le batelleur qui racontait les images au temps du cinéma forain, ou l'utilisation d'un gramophone couplé avec le projecteur (on imagine alors les rires lorsqu'il n'y avait pas parfaite symétrie entre son et image... mais pour l'instant, on ne sait si ce type d'expérience était répandu dans la région). L'agglomération dunkerquoise reçoit la nouvelle invention permettant cette fois un film 100% parlant sans défaut avec le film "Gagne ta vie", projeté le 7 novembre au cinéma Carnot de Saint-Pol, géré par Fernand Dewas. Dunkerque est touchée une semaine plus tard avec la première projection en parlant au Cinéma Palace, au 38 place Jean Bart, qui, pour l'occasion, à changer son nom devenant le cinéma Royal. Face à cette nouvelle concurrence technique attirant les foules, les autres cinémas de l'agglomération tentent de réagir, et notamment la salle qui se veut être la plus luxueuse du secteur, le Palais Jean Bart, place de la République. Ce cinéma fait publier dans la presse un avis signalant que la direction du cinéma attend des progrès très importants dans la retransmission du son avant d'entreprendre des travaux et annonce que la sonorisation de la salle est retardée de quelques mois. Le gérant n'a-t-il pas vu venir cet engouement ? N'a-t-il pas anticipé la vague du parlant ? On peut cependant compter à l'époque sur la fidélité de la clientèle. Avec 17000 entrées réalisées, le palais Jean Bart est assurément la salle préférée des dunkerquois qui peuvent ainsi, cette année là, se délecter de la projection de la première version, en muet, de "Ben Hur", "avec les bruits et la musique spécialement composée pour ce film et exécutée par un orchestre renforcé", comme le signale l'annonce dans le journal.


Peu à peu, les autres cinémas du secteur s'équipent, réalisent des investissements afin de suivre la modernité, établissent de nouvelles réglementations, demandent dorénavant au public de se taire,...




Documents : une vue et un gros-plan sur le Royal Cinéma, ancien Cinéma Palace. Carte postale très connue avec la statue Jean Bart, on devine le cinéma derrière la statue du corsaire...




Source : Georges Besset, "100 ans de cinéma à Dunkerque"

jeudi 17 novembre 2011

Les projets de cinéma dans la région : Hazebrouck, Armentières, Fourmies et Berck

La région Nord-Pas-de-Calais va voir dans les mois et années à venir des ouvertures de cinéma. Quatre grands projets sont en voie de concrétisation, en passe de réalisation à plus ou moins longue échéance. Qu'ils appartiennent à des structures privées, semi-privées ou sont totalement pris en charge par les municipalités, ces montages financiers montrent qu'il existe encore des zones à couvrir et que le cinéma est encore un investissement rentable, en tout cas, qu'il est une nécessité afin d'offrir aux habitants un choix culturel et qu'une ville moyenne ne peut se passer d'un tel équipement, que ce soit pour son image, son offre culturelle,...





Après l'ouverture l'année dernière du complexe de centre-ville de Tourcoing, le cinéma fait son retour au coeur des villes avec un projet à Hazebrouck, directement sur la Grand-Place, avec, en vue la fermeture du cinéma Arcs-en-Ciel...





A Armentières, un projet se finalise après 14 ans d'absence et la fin du Rex. Extrait de La Voix du Nord du mois de février 2011 : "créer un complexe cinématographique et de loisirs dans et autour d'une ancienne usine textile, les Établissements Beaudeux, près de la gare. Vendredi soir, le conseil municipal d'Armentières a en effet acté les grandes lignes du projet et son financement. Il s'agit d'aménager un cinéma de cinq salles, pour un total de 720 fauteuils, qui sera exploité par la holding Lumières - déjà présente à Lille (Majestic et Métropole), Roubaix et bientôt Tourcoing - et sera desservi par une rue couverte, passant sous la verrière monumentale de l'ancienne usine. Dans le même ensemble immobilier, sont également prévus une galerie marchande et des commerces typés « loisirs ». " Document ci-contre : la façade du projet d'Armentières... Affaire à suivre...





Le projet sur Fourmies voit le bout du tunnel avec un projet de cinéma pour remplacer le Select. Voici un extrait de l'article de La Voix du Nord du 29 septembre dernier de Lionel Maréchal, présentant ce projet :




Reste l'argent. « On ne s'engagera pas dans un tel projet de 2 ME si, à l'instar du théâtre municipal, du terrain synthétique du stade ou de la future médiathèque, on n'a pas au moins 70 % de subventions », indiquent le maire et son adjoint à la culture, respectivement Alain Berteaux et Jean Durieux. Des demandes de financement ontété adressées aux collectivités (Europe, État, Région, Département) et à l'ADRC. Si les réponses sont positives, le nouveau cinéma, qui serait toujours géré pour sa programmation par l'Association du Sonhir 3 d'Hirson comme c'est le cas depuis 2008, pourrait, dès 2014, ouvrir ses portes et booster la fréquentation (12 000 entrées annuelles).

Si elles sont négatives, il y a un plan B. La ville remettrait aux normes Le Sunset, y compris en y installant la projection numérique. • "


Resta à voir la poursuite de cette création, ... Quittons le Sambre-Avesnois pour la côte avec Berck-sur-Mer qui va connaitre d'ici quelques mois la fin de la petite salle du Familia, reconvertie en salle de spectacle, réunions,... et l'ouverture d'un complexe, cette fois, semble-t-il en périphérie.

Des "vides" cinématographiques existent toujours dans la région : rien à Béthune, rien dans l'Artois, entre Arras et la côte, si ce n'est l'ilôt du Regency à Saint-Pol-sur-Ternoise, rien dans la Flandre intérieure, sauf l'autre ilôt, à savoir le Flandria de Bailleul. Pour de nombreux habitants de la région, les kilomètres sont à faire pour celui qui veut voir un film...

vendredi 4 novembre 2011

Claude Marhem a tenu avec son père l'ancien cinéma

Un excellent article paru le dimanche 30 octobre dans la Voix du Nord, malheureusement non signé, mais chapeau au journaliste !! Si vous avez des souvenirs de ce cinéma, des documents, si vous êtes de la famille de monsieur Marhem, contactez moi !!







Claude Marhem a pendant trente ans, jusqu'en 1968, avec son père Joseph, fait tourner le cinéma de Poix-du-Nord, tous les dimanches. Le principal instigateur, c'était le papa, Joseph Marhem, alors électricien de profession, marié en 1924 à Claire Thomas. Dans la rue de la Gare, appelée maintenant rue Henri-Rolland, où il habitait, la propriété « La Villa », disposait d'un baraquement. C'est là où seront projetés les premiers films muets. Dans les années 1925, Joseph Marhem, amoureux de cinéma, va bousculer les habitudes et attirer un public, de plus en plus nombreux.










Entre temps, Joseph Marhem ouvre son magasin d'électricité, de musique et de chauffage. Très vite les deux affaires deviendront des références, à la fois pour les cinéphiles et discophiles podéens. Suite à l'engouement suscité par les Podéens pour le cinéma, le maire de l'époque, François Druesnes demande à Joseph Marhem de s'installer à la salle des fêtes pour faire tourner son cinéma. Aussitôt, le projectionniste s'exécute avec sa grande blouse grise d'instituteur. Il devient aussi directeur de salle, Claire, son épouse, s'occupe de la caisse, aidée dans sa tâche, par Marcel Thomas, au deuxième guichet.



En 1955, le très connu Louis Witas intégrera la troupe pour devenir le projectionniste attitré. Claude, fils de Joseph Marhem, surveillera l'ensemble des opérations avec son père. « Je me souviens de mes 8 ans. Le cinéma, inventé en 1928 par les frères Lumière, était muet. Puis quelques années après en 1931, est arrivé le cinéma parlant à Poix-du-Nord », précise Claude Marhem.

Dernière séance



À maintenant 86 ans, il se souvient du premier film qu'il a vu : « Il restera gravé dans ma mémoire. C'était Le Roi des Resquilleurs, un film de René Clair, avec Georges Milton. » Du cinéma podéen, Claude Marhem se souvient qu'il était fréquenté « surtout pendant la guerre 40-45. Le balcon était souvent plein. On commençait par les actualités du monde, puis par la publicité, l'annonce du film prochain. À l'entracte, tout le monde sortait se désaltérer au café d'en face, "Chez Minisclou". La projection du film débutait alors. Le choix des films était draconien. Mon père se rendait à Lille, tous les vendredis, chez le distributeur pour choisir ce qu'il y avait de mieux. Les bons films étaient classés dans la catégorie chef-d'oeuvre et les mauvais, dans la série navets ».



Le cinéma a donné sa dernière séance en 1968, « à cause du nombre d'incivilités. Les jeunes ne voulaient pas s'arrêter de fumer dans la salle et nous étions incapables de faire respecter le règlement », regrette Claude Marhem. Joseph Marhem est décédé en 1982, André et Claude, ses deux fils, ont assuré la relève du commerce d'électroménager, repris aujourd'hui par Pascal, le petit-fils. • J