© Olivier JOOS - 2009/2015

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Le contenu de ce blog, les informations et documents sont répertoriés par OLIVIER JOOS. Ses avis et commentaires n'engagent que lui ! Le but de ce blog est de promouvoir et de créer une véritable Cinémathéque régionale Nord-Pas-de-Calais et Picardie, libre, populaire et ouverte, facilement accessible en plaçant le spectateur et la salle de cinéma au centre des recherches. C'est en soutenant ce choix qu'un tel lieu peut voir le jour ! CINEMASDUNORD, LE SEUL SITE INTERNET QUI PARLE DE CINEMA (salles et films tournés dans la région) DANS LA GRANDE REGION DES HAUTS DE FRANCE

lundi 31 décembre 2012

Bonne Année 2013 !!

Une très bonne année 2013 à tous ceux qui viennent régulièrement sur ce blog consacré au cinéma dans le Nord-Pas-de-Calais et à ceux qui y viennent de façon passagère, juste pour venir voir de quoi ça parle... et qui y reviennent peut-être...

De vives remerciements et bien sur aussi une excellente année à ceux qui m'aident à trouver des indices, des infos, des salles, des commentaires, des avis toujours intéressants : Jean-Marie Prévost, Bernard Warin, mais aussi Laurent Comar, Philippe Célérier. Que ceux que j'ai oublié m'excusent !!

Depuis plus de 6 mois, la fréquentation de ce blog est en augmentation constante, passant de 3656 visites en juillet à 4213 en septembre, 4702 en octobre, 5472 en novembre pour terminer à 5787 quelques heures avant la conclusion de décembre ! Mon souhait bien sur est que cela continue en dépassant les 6000 en janvier ! Un grand merci aux membres inscrits qui viennent régulièrement et à ceux de passage ! Récemment, le message le plus lu a changé. Alors que pendant des mois, un petit message consacré au tournage de "La vie est un long fleuve tranquille" était largement plébiscité par les lecteurs, c'est dorénavant celui consacré au cinéma Stelliana de Stella-Plage qui est le plus vu avec près de 2820 visites... Pourquoi cette salle ? Mystère,... Mais j'espère que c'est parce qu'elle a laissé de nombreux souvenirs à ceux qui l'ont fréquenté !
2013, nouvelle année ! Mais on ne change pas les fondamentaux : poursuite de l'histoire des salles de cinéma dans la région (et y en a encore !), histoire de l'exploitation (prochain message d'importance, une histoire des distributeurs régionaux), histoire des exploitants (prochain message : l'histoire plus ou moins complète de Arthur Banelle, exploitant ambulant puis d'une salle fixe à Lumbres), histoire des films tournés dans la région (prochainement Welcome), et bien sur les tournages qui ont lieu chez nous, les sorties de films consacrés à la région, les personnalités liées au cinéma (Philippe Noiret, très prochainement), les reportages télé consacrés au Nord et au Pas-de-Calais, les personnalités de la télé du Nord, et bien sur, toujours le vague projet d'une cinémathèque du Nord-Pas-de-Calais qui n'intéressent, semble-t-il... pas grand monde car aucune réaction des élus contactés et peu de signatures pour la pétition lancée en mars dernier (si vous ne l'avez pas fait, ce serait gentil, le lien est situé à côté de ce message, sur la droite de l'écran, en haut). Prochainement aussi, quelques vidéos de salles de cinéma tournées par moi-même dans les années 90. Malheureusement, je n'en ai pas beaucoup, et toujours aussi une quête effrénée des films amateurs tournés dans les années 40 à 70 et qui, peu à peu disparaissent... J'ose espérer que tout cela intéresse du monde, et pas seulement des lecteurs de passage !
A noter dans l'agenda : CinéMachina de Daniel Najberg dimanche 27 janvier à Roubaix ! Nous y serons bien sur !!

jeudi 27 décembre 2012

Les cinémas de Lambersart


Trouvé sur le site de vente aux enchères Delcampe par l'ami Bernard Warin, voici une carte postale ancienne, voir même plutôt une photo privée (!) de la façade d'un cinéma de Lambersart avec quelques personnes prenant la pause, certainement des gens du personnel...
Le haut du cliché nous informe du nom du film : "L'Etrangère"... D'après le site internet MovieDatabase, il existe deux films nommés "l'Etrangère" et qui date approximativement de cette période. Le premier date de 1931 et est réalisé par Gaston Revel et le second est de 1940, film américain, qui est donc passé, peut-être, sur cet écran après la seconde guerre mondiale. D'après Jean-Marie Prévost, vu le style de la photo et les vêtements des personnes, il s'agirait de ce second film... C'est à vérifier.
La photo nous montre 5 personnes posant devant l'entrée : 3 femmes et 2 enfants dont un porté par une des trois femmes. Qui sont-elles ? Quels sont leurs liens avec le cinéma ? Quels sont leurs liens entre elles ?

De quel cinéma s'agit-il ici ? S'agit-il de ce cinéma, le Rex, devenu aujourd'hui une salle de spectacle ? Aucune idée... En tout cas, le Rex est aujourd'hui devenu une salle de spectacle-cabaret nommée Le Canon d'Or ( http://www.estaminetcabaret.com/ ). Le site internet de cette salle nous propose un historique de ce cinéma avec de belles photographies. 
N'hésitez pas à cliquez sur ce lien pour connaitre l'histoire de ce bâtiment : http://www.estaminetcabaret.com/2011/04/lhistoire-du-lieu.html
J'ai reproduit ci-dessous deuxs photos que propose ce site internet. Bravo aux propriétaires de cette salle de spectacle - cabaret de proposer cet historique !
L'oeil de professionnel de Jean-Marie Pévost distingue comme machine de l'ancien cinéma le Rex un projecteur de marque Nurbel, fabricant Lebrun, à Lille, rue Bourignon. Le directeur du Rex en 1963 est Mr Demahieu et la salle pouvait proposer 493 places et était situé au 222 rue de Lille. 

Il existe d'autres cinéma à Lambersart : le Modern, 75 avenue des martyrs d'une capacité de 420 places et dirigé par Mr et Mme André et Josette Sergeant.
Lien google StreetView (il s'agit de la grande bâtisse blanche à droite): 
https://maps.google.fr/maps?q=75+AVENUE+MARTYRS+DE+RESISTANCE+LAMBERSART&hl=fr&ie=UTF8&ll=50.641092,3.023021&spn=0.005675,0.013797&sll=49.601767,2.817668&sspn=1.505937,3.510132&t=h&hnear=75+Rue+Martyrs+de+R%C3%A9sistance,+59130+Lambersart,+Nord,+Nord-Pas-de-Calais&layer=c&cbll=50.641069,3.022971&panoid=T1Mgqx1Pv58fOOfowhTCVQ&cbp=12,91.76,,0,4.33&z=16
Autre cinéma de Lambersart, le Progrès, 234 avenue de Dunkerque, 500 places. Le directeur est, pour l'instant, inconnu...
Lien StreetView :
https://maps.google.fr/maps?q=234+Av.+de+Dunkerque,+Lambersart&hl=fr&ll=50.635554,3.027163&spn=0.01135,0.027595&sll=49.601767,2.817668&sspn=1.616363,3.510132&oq=234+av+de+dunkerque&t=h&hnear=234+Avenue+de+Dunkerque,+59000+Lambersart,+Nord,+Nord-Pas-de-Calais&layer=c&cbll=50.636474,3.025807&panoid=BqkLv1XbhK26CEYnNlUnIw&cbp=12,213.22,,0,-3.36&z=15

Il y avait également le Jeanne d'Arc, au 6 rue des Blanchisseurs. Cette salle était dirigée par Michel Galet. Elle existait déjà en 1947. Apparemment disparue, elle est introuvable sur Google StreetView.

Autre cinéma, le boufflers au 27 avenue Auguste Bonte, 450 places, avec pour directeurs Mr R. Dhainaut et G. Van Troy. Mais la salle est aussi introuvable sur StreetView...
Un grand merci aux amis Bernard Warin et Jean-Marie Prévost, tous deux complices de ce blog, souvent à l'origine de trouvailles présents sur ce site !

mardi 18 décembre 2012

Le cinéma de Loos-en-Gohelle

Un internaute, René Zalisz nous propose quelques informations sur le cinéma de Loos. Il est également à la recherche d'informations sur ce cinéma afin de réaliser une étude sur les activités culturelles à Loos dans les années 50 pour le début de l'année prochaine. Il est donc à la recherche, si elles existent, d'une ou plusieurs photos intérieures du cinéma qu'il y avait rue Pasteur à Loos-en-Gohelle, petite commune minière au nord de Lens. Cette salle s'appelait, d'après les souvenirs de notre ami internaute, le Caméo. 

Le bar de l'entracte s'appelait Chez Z'Baron. C'était une petite salle sans balcon de 100 à 150 places "à vue de nez", avec des rangées de fauteuils pliants en bois sans coussins au confort spartiate. Il a « tourné » jusqu'en 1960-1967, puis il est devenu une salle de réception. D'après les souvenirs de notre ami loosois d'origine, c'est dans cette salle où, pour son 8° anniversaire, le 3 mars 1957, il a vu son premier film : Les Soucoupes Volantes attaquent !!! 
Seul document pour l'instant disponible, en possesion de notre ami internaute, une photo du bâtiment cinéma Caméo (il s'agit des trois fenêtres sur la droite) et le bar "Chez z'Baron" (la porte et les trois marches). La photo date des années 1922-1926. Comme de nombreuses communes minières à proximité de Lens, Loos-en-Gohelle avait été complètement détruit en 1915 et reconstruit par la suite. Pas une seule maison n'était debout. Le cinéma a été installé plus tard dans les années 30 (à vérifier).
La carte postale jointe à ce message provient du recueil de cartes postales anciennes de Louis Hermant, malheureusement décédé prématurément peu de temps après la publication de son livre en 1991.

Vous connaissez ce cinéma ? Vous avez des documents sur ce cinéma ? Souvenir de séance ? anecdotes ? Vous connaissez des noms, vous possédez des photos perso ou on devine ce cinéma,... Quoique ce soit, contactez moi !!

lundi 17 décembre 2012

Pas d'évolution sur le projet de cinéma à Béthune

La Voix du Nord de ce week-end nous relate le conseil municipal de Béthune de la semaine dernière. Au menu, la question du cinéma en centre-ville et l'absence totale de complexe dans cette ville. Voici ce qu'annonce le quotidien :
 
Le groupe "Aimer Béthune" présent au conseil municipal s'asbtient sur le cinéma.- On aurait pu croire qu'après près de 10 ans d'abstinence, le projet de cinéma remporte l'unanimité. Eh bien non. André Delhaye a un doute sur la société Étoile cinémas développement et au nom de ce doute, le groupe Aimer Béthune s'abstient. « Qui sont ces gens ? La société mère n'a pas publié de comptes annuels depuis 2009 et en 2009, les fonds propres étaient négatifs, à hauteur de 161 600 E. Par ailleurs, on n'a pas eu de commission pour parler de tout ça. C'est malheureux parce que ça dure depuis quatre ans et demi. » Stéphane Saint-André saisit la balle au bond. « Si vous voulez qu'on attende encore dix ans... La société Étoile cinémas existe depuis un moment et est solide. » Daniel Boys apporte sa pierre. « C'est une référence en matière cinématographique comme aucun aujourd'hui. Ça me désole que sur un projet aussi attendu, on mène des combats d'arrière-garde ! » André Delhaye n'en démord pas. « Si un jour on a des problèmes avec ce dossier, je vous aurais alertés ! »
 
Les béthunois seront donc encore nombreux et pendant de nombreuses années encore à fréquenter le Méga CGR de Bruay...
 

mardi 11 décembre 2012

Destruction de l'Union et Solidarité de Somain


La Voix du Nord dans son édition du 2 décembre 2012 nous apprend la prochaine destruction de l'ancien cinéma de centre-ville de Somain : l'Union et Solidarité ! Symbole de la ville et des valeurs républicaines chères à son concepteur, la dispartion de cette salle va probablement rappelé des souvenirs aux Anciens de la commune. Qu'ils nous écrivent pour raconter ces anecdotes, nous proposer des documents, cartes postales anciennes... Nous reparlerons très prochainement de cette salle qui ne sera bientôt qu'un souvenir, en espérant que la municipalité de Somain gardera la trace de cette salle par le nom de la résidence qui y sera construite !
 
Voici l'article de La voix :
Les bâtiments qui abritaient l'ancienne salle du cinéma Union et Solidarité vont bientôt disparaître
du paysage du centre-ville pour laisser place à des logements neufs qui seront réalisés par un promoteur privé. Le projet est aujourd'hui ficelé, les transactions ont été menées et les autorisations de démolir et de construire délivrées.
C'est avec l'initiative de Victor Brachelet, maire de l'époque, que le cinéma Union Solidarité a vu le jour en 1930. Victor Brachelet en sera l'administrateur, et rentabilisera au mieux l'exploitation de cette grande salle de projection au point d'en tirer suffisamment de bénéfices pour financer la construction de l'hôpital, de l'hospice, de la maternité de Somain, du château d'eau, de l'aménagement du boulevard Louise-Michel et de la construction du premier théâtre qui sera détruit en 1944.
Après l'arrêt, en 1977, de l'exploitation de cette salle de cinéma qui comptait 1 300 places et qui connut la gloire durant plusieurs décennies, c'est l'annonce de sa démolition qui devrait en émouvoir plus d'un tant ce bâtiment mythique évoque des souvenirs chez les plus anciens. Mais que chacun se rassure, l'immeuble de façade et l'activité existante restent préservées et continuera à arborer fièrement le sigle « Union et Solidarité ».

Vingt-six logements

Pour Jean-Claude Quennesson, c'est une page qui se tourne même s'il se réjouit d'avoir été entendu par les maîtres d'ouvrage qui ont manifesté une réelle volonté d'inscrire leur projet dans la logique d'aménagement du centre-ville. Ses souhaits sur les conditions d'accessibilité ou d'environnement ont été pris en compte. « L'architecte a fait preuve de beaucoup de savoir-faire et d'ingéniosité afin de répondre à nos attentes », ajoute l'élu.
Ce projet prévoit la construction d'un immeuble de 26 logements sur quatre niveaux, voués à la vente dont deux type 4 et vingt-quatre type 2. Le promoteur a aussi pris l'option d'équiper le nouveau bâtiment d'un ascenseur et de prévoir des emplacements judicieux de parking sur la parcelle. Le projet devrait être finalisé courant 2013. •

lundi 10 décembre 2012

L'Olympia de Sallaumines


L'Olympia de Sallaumines... Avant et après...
Alors que le grand cinéma sallauminois dénommé Apollo et faisant parti du circuit Bertrand se trouve à quelques dizaines de mètres, l'Olympia se dresse fièrement sur la Route Nationale.
Dans les années 50, cette salle pouvait accueillir 851 places, soit près de 400 de moins que son concurrent immédiat, situé à proximité. L'Olympia était alors géré par Mr Charruet.
La carte postale ancienne est étonnante parce qu'elle est belle et qu'elle révèle un état d'esprit. La petite troupe posant devant l'entrée du cinéma interpelle : sont-ce des clients du cinéma ? des clients du café à l'entrée de cette salle qui proposait également un débit de boissons ? Les jeunes sont très présents sur cette photo, mais aussi des ouvriers à casquette, certainement des mineurs omniprésents à Sallaumines. On perçoit aussi très précisément l'affiche du film alors proposé, même si on ne peut pas lire le titre du film. La grille en fer est l'entrée précise de la salle et les deux garçons, de dos, essayant de regarder le programme ou des affiches, sont touchants.... On voit aussi sur le fronton de la salle une belle rosace en demi-cercle, rivalisant avec le buste d'Apollon sur le cinéma Apollo pas loin, on s'étonne aussi de l'inscription Olympia, tout en courbes (regardez en zoomant le C de cinéma et le O de Olympia). Cette cartouche où était inscrite le nom du cinéma est toujours visible de nos jours, et ce bâtiment s'est fondu dans le paysage urbain. Les dates de naissance et de fin d'exploitation de l'Olympia me sont, pour l'instant, inconnus...

Le bâtiment est toujours là, même si la salle, comme on le distingue sur le cliché ci-dessous a été amputée à l'arrière...

Un grand merci à Bernard Warin pour la carte postale ancienne.



Lien google StreetView pour voir l'ex Olympia :
https://maps.google.fr/maps?q=sallaumines&hl=fr&ll=50.419998,2.861835&spn=0.000002,0.000862&hnear=Sallaumines,+Pas-de-Calais,+Nord-Pas-de-Calais&t=h&z=20&layer=c&cbll=50.419998,2.861835&panoid=Jc6bWxmqrBzyXFSBtxfzbQ&cbp=12,87.96,,0,-7.61

Vous avez fréquenté l'Olympia ? Vous en avez un souvenir ? Vous y avez travaillé ? Vous faites parti de la famille des anciens exploitants, notamment de Mr Charruet ? Vous avez des photos ? Un avis à donner, une anecdote sur la concurrence entre ces deux salles ? Vous êtes de la ville de Sallaumines ? Racontez... Contactez moi !!

mercredi 5 décembre 2012

Le blog cinemasdunord dans La Voix du Nord !


Ce mercredi 5 décembre, le blog cinemasdunord a eu l'honneur d'être une nouvelle fois cité dans la rubrique hebdomadaire "blogosphere" en avant-dernière page de La Voix du Nord ! Trois ans après la première mention du blog, celui-ci est à nouveau cité, mentionnant au passage toutes les évolutions depuis ces trois dernières années : acteurs et réalisateurs natifs de la région, les films tournés dans le Nord-Pas-de-Calais, les tournages en cours, la vision du Nord au cinéma à travers les thèmes évoqués, et depuis peu, la télévision... sans oublier sa vocation première : l'histoire de toutes les salles obscures, ville par ville, l'histoire et l'actualité du cinéma dans les villes. En trois ans, de nombreuses choses ont été publié, et pourtant, nous sommes loin d'avoir raconté et proposé toute l'histoire du cinéma dans notre région, ni sauvé ce qui peut encore l'être (je pense notamment aux bobines des cinéastes amateurs, mais les acteurs politiques départementaux et / ou régionaux semblent bien sourds face aux revendications légitimes de sauvegarde de ce type de patrimoine. On le regrettera le moment venu lorsque tout aura disparu ou sera parti vers Paris puisque l'INA entreprend cette démarche. Tant mieux... mais quel gâchis pour notre région !).
En souhaitant que de nouveaux internautes découvrent ce blog avec cet encart dans le grand quotidien régional.

Un grand merci à La Voix du Nord de m'avoir sélectionné comme "blog de la semaine" une seconde fois. 

lundi 3 décembre 2012

Le Foyer de Thumeries passe en numérique

Lentement mais surement les cinémas de la région passe en numérique. Après le Travelling de Courrières, c'est au tour du Foyer de Thumeries de connaitre cette révolution. Les bobines lentement laissent la place aux ordinateurs et le roulement de la machine lançant le film...
La Voix du Nord, grâce à un article de Anne-Gaëlle Dubois, nous propose un beau portrait de l'exploitant de ce cinéma, en lien avec cette mutation technologique.
Si vous avez un avis à donner sur le Foyer (nous reparlerons de l'histoire de cette salle plus tard), un avis sur le numérique, si vous connaissez des cinémas dans la région utilisant encore bobines et pellicules, contactez moi ! 

 Les piliers du Foyer: S. Vandierendonck (président), R. Reffas (projectionniste), et son fils Lucas.
Les piliers du Foyer: S. Vandierendonck
(président), R. Reffas (projectionniste),
et son fils Lucas


Le Foyer à Thumeries, c'est un peu le cinéma Paradiso, l'accent sicilien en moins, la convivialité du village ch'ti en plus. C'est là que Rachid Reffas a appris à projeter des films en 35 millimètres, haut comme trois pommes. Il n'avait que 11 ans, mais le projectionniste de l'époque, Fernand Carpentier, avait remarqué ce gamin qui ramassait les bouts de pellicules. Rachid avait supplié ses parents de le laisser monter en cabine et avait appris son futur métier... En 1994, à la retraite de Fernand Carpentier, le petit Rachid devenu grand a été engagé par la ville comme projectionniste. Il y est toujours. « C'est beaucoup de boulot mais c'est passionnant ! »

Aujourd'hui, c'est Lucas, 7 ans, le fils de Rachid et Laurie Reffas, qui sait mettre en marche le projecteur, vieux de 19 ans, mais qui fonctionne à merveille. Pourquoi le remplacer alors ? « C'est bien simple, les distributeurs ne font plus de copies argentiques en 35 mm. C'est moins cher de ne produire que du numérique... », confie Rachid. Depuis janvier, l'association Arts et Loisirs, qui gère le petit cinéma, rame pour faire une programmation qui se tienne. « On a été obligé de ressortir de vieux films, ça s'est ressenti sur le nombre de spectateurs  », analyse Sébastien Vandierendonck, président de l'association, très attaché lui aussi au petit cinéma où il a aussi appris à projeter des films comme bénévole (il est par ailleurs directeur général des services de Thumeries).

Deux options s'offraient : soit, rester sur l'argentique avec uniquement de vieux films et à terme fermer les portes du Foyer ; soit, investir dans le numérique. Le nouveau projecteur numérique a été terminé d'être installé hier... Mais jusqu'au mois d'octobre, l'association a bien cru qu'elle n'arriverait pas à réunir les 100 000 E nécessaires et à avoir le soutien de sa banque. Grâce au Centre national de la cinématographie (qui apporte 50  000 E), mais aussi le conseil régional (27 000 E), la réserve parlementaire du député Thierry Lazaro (10 000  E), l'association a pu boucler le budget.
La « bête », le nouveau projecteur, est entièrement dirigée par un ordinateur. « C'est un crève-coeur de voir la mort de la pellicule,confie Rachid Reffas. Le métier va vraiment changer, le montage des pubs se fera à l'ordinateur, mais il faut vivre avec son temps  ! Le rendu à l'image sera meilleur. On a aussi investi pour un meilleur son. Je pourrais quasiment tout faire d'en bas sans monter dans la cabine !
 » Le tournant numérique marquera aussi la fin d'un métier, celui de Jacques Legrand, de Moncheaux, qui s'occupait de la manutention des projecteurs 35 millimètres. Thumeries aura été son dernier chantier. À 61 ans, il partira à la retraite avec la fin des bobines de films... Quoi qu'il en soit, Sébastien Vandierendonck pense à l'avenir : « On va mettre le paquet pour renflouer les caisses, proposer des films en sortie nationale. On fera aussi de la 3D mais uniquement quand les films en vaudront vraiment la peine. » Ce week-end, James Bond est à l'affiche. De quoi rivaliser largement avec les multiplexes, avec un prix bien plus accessible !

mercredi 28 novembre 2012

Deux nouveaux cinémas en construction...

Les pelleteuses vont bon train afin de doter la région de nouvelles infrstructures cinématographiques dans des communes de taille moyenne. Récemment, la Voix du Nord a évoqué coup sur coup le lancement et la construction déjà commencée de deux complexes à Armentières et à Saint-Amand-les-Eaux.

Voici les deux extraits des articles du quotidien régional qui évoquent ces salles. Le premier parle de Saint-Amand et le second Armentières :

"Bientôt (c'est pour 2013), son cinéma et son bowling, qui vont parachever l'offre de loisirs de la cité thermale : leur première pierre (symbolique) a été posée vendredi matin. À ma droite, le centre commercial. Qui sort de la norme habituelle. Après un hôtel, voilà qu'on va y construire un cinéma. Pas un multiplexe au sens que lui donnait le rapport Delon en 2000 (au moins 8 salles et 1 000 à 1 500 fauteuils). Mais on n'en sera pas loin : 6 salles et 1 034 places. Surtout, ce sera « un très bel outil, à la pointe de la technologie en termes d'image, de son, de confort », assure Marc-Antoine Tourbez, gérant de la SARL Ciné Hainaut. Pour dire jusqu'où ira le confort : dans cinq salles, on trouvera à chaque rangée un fauteuil de couple (en anglais, love seat!), à dossiers et assises doubles mais accoudoir relevable. À côté des films grand public, Cin'amand - ce sera son nom [note du rédacteur de ce blog : nom moche, après le Cinos de Berck, voici le Cin'amand, bof, bof, bof] - aura aussi une programmation art et essai : « L'objectif est d'avoir la labellisation », formule Marc-Antoine Tourbez. Ce passionné de cinéma âgé de 27 ans, précédemment directeur adjoint d'un restaurant de Dunkerque, a su convaincre Bertrand Le Côme, le patron du centre commercial, entré au capital de la SARL. Montant de l'investissement : 4,7 ME. Ouverture espérée en août ou septembre 2013"


Voici le second article, signé par Bruno Trigalet et qui est paru le 9 octobre... Désolé pour le retard, j'aurais du en parler avant...
"Ça y est, les portes de l'ancien tissage et de la filature Beaudeux se sont ouvertes hier pour accueillir les premières équipes de chantier. Dans un décor de cathédrale industrielle fantomatique, le travail de désamiantage et de curage a commencé. Nous voici vraiment dans la phase opérationnelle de la construction du futur complexe cinématographique.  
La « base vie » est installée sur deux niveaux depuis une semaine, rue Paul-Pouchain, juste en face de la médiathèque. Depuis hier, cette « base vie » de chantier vit vraiment. Quatre ouvriers et techniciens d'Eiffage Construction et autant de la société de démolition calaisienne LBS y ont pris leurs quartiers. « On commence par la phase de désamiantage et de curage, c'est-à-dire de nettoyage, explique Marc-Antoine Jacqz, le conducteur de travaux d'Eiffage Construction. Après, on en viendra à la phase de démolition proprement dite, puis à la construction . » Qu'on se rassure, la démolition en question ne concerne que l'intérieur de ce magnifique bâtiment industriel qui abritait jadis les tissages et filatures Mahieu (les initiales « AM » d'Auguste Mahieu ornent encore la façade) qui, plus tard, devenait la confection Beaudeux. Les murs extérieurs et façades ainsi que la verrière centrale, protégés par une inscription à l'inventaire des Monuments historiques, seront donc préservés.
Au sol, dans ce qui sera la future rue couverte, des vieux rails témoignent du passé glorieux de ce tissage : c'est ici, sous la verrière aux dimensions gigantesques, que les wagons de marchandises chargeaient et déchargeaient matières premières et produits finis (toiles et bobines de fil). D'ici, on entendait au loin le bruit des métiers Jacquart et des machines qui servaient au cardage et au peignage des fibres. Depuis une bonne quinzaine d'années, lorsque Beaudeux a fermé ses portes, les lieux étaient à l'abandon. L'ancienne cathédrale industrielle, qui s'étendaient jusqu'aux abords de l'actuelle Sécurité sociale en passant par la médiathèque était devenue le royaume des pigeons, rongeurs et autres squatters. Sur la gauche de la rue centrale, en entrant par la rue de la Gare, s'étendent les espaces immences des anciens entrepôts. Sur la droite, les anciens grands bureaux. Verrières, pièces de décoration et moulures en bois sentent encore l'ambiance des bureaux des comptables, dactylographes, sténographes et autres cols blancs des anciennes usines textiles. Bientôt, une fois que les cloisons et les murs intérieurs auront été abattus et que l'espace aura été reconstruit, il y a aura ici la partie commerciale du complexe cinématographique et de loisirs. Une cellule de 393 m², une autre de 330 m². Plus loin, rue Paul-Pouchain, côté médiathèque, une plus grande cellule de 511 m², insérée dans le cinéma, sera aménagée aussi. Quant au cinéma, c'est dans la partie gauche de l'ancien tissage, dans des bâtiments neufs, côté médiathèque, qu'il offrira ses cinq salles et 720 fauteuils."

Excellent dernier article sur Armentières, qui montre qu'avec intelligence, on peut parler de futur dans un lien patrimonial qui n'est pas voué aux démolisseurs. Certains communes devraient prendre exemple (Lens, peut-être qui a voulu raser définitivement l'Apollo ?). Par contre, cet article ne mentionne pas le nom de ce futur complexe ni qui en sera l'heureux exploitant... Si quelqu'un a une info sur ce sujet, je suis preneur !!! Pitié, pour le nom du complexe, pas de Cin'Armentières ni de Cinarm'
Rappelons également la construction d'autres complexes pour des communes moyennes à Berck / Mer (le Cinos, je l'ai déjà dit) et celui de Fourmies (dont le futur nom m'échappe). Si vous connaissez d'autres projets, laissez moi un mot ou écrivez moi !

dimanche 25 novembre 2012

Un cinéma inconnu à Montigny...





Voici un détail d'une carte postale et la carte en elle-même, ainsi que la vision contemporaine sur Google earth streetview du même endroit...
Le détail provient de la carte postale ancienne, au niveau de la barrière sur la droite, juste au-dessus... On voit très bien l'enseigne. Ce zoom sur cette carte postale ancienne de Montigny-en-Gohelle, commune minière entre Lens et Douai près de Hénin-Beaumont, montre le Cinéma des Familles, une partie de sa façade, sur le côté. Nous nous situons près de l'ancienne gare de Montigny, rasée aujourd'hui. Le paysage a même bien changé. Il n'y a plus de voie ferré, juste un chemin, une allée paysagère, les rails ont disparu. Près de ce cinéma des familles, la maison située à coté a disparu pour laisser la place à un parking et le cinéma lui aussi, rasé, a laissé la place à un Centre Social, le CCAS.
Vu le paysage de destruction de cette carte postale, Jean-Marie Prévost évoque la possibilité que ce cinéma soit antérieur à 1914 et qu'il a subi l'occupation allemande. Au retour de la paix, on voit sur cette carte postale les ravages du souffle de la guerre et, peut-être, ce cinéma a disparu dans l'immédiat après-guerre puisqu'il n'en reste aucun témoignage dans l'entre deux guerres. 
Un grand merci à Mr Jean-pierre Detève de Montigny-en-Gohelle pour la carte postale ancienne, ainsi que le musée municipal de cette commune !
Un lecteur aura-t-il la réponse sur cette salle : date de  construction ? de destruction ? nom des propriétaires ? Sachant que rien ne reste aux archives municipales de Montigny.... à moins qu'aux archives départementales dans les dossiers sur les dommages de guerre ??


vendredi 23 novembre 2012

Deux cinémas en plein lifting

Deux articles de La Voix du nord nous annonce pour cette fin d'année, des changements complets dans deux multiplexes de la région : l'ancien AMC de Dunkerque devenu O'Ciné depuis quelques mois et le Majestic de Douai.

Voici en intégralité les deux articles sur ces cinémas, le premier signé par Bruno Verheyde sur le Ociné dunkerquois et le suivant sur le Majestic de Françoise Tourbe : 


Pascal Virot, directeur du OCiné dunkerquois
Comme dans un bon vieux film de guerre, les plans sont posés sur la table. Détaillant avec précision les manoeuvres... pacifiques, Pascal Virot, directeur d'Ociné Dunkerque a devant lui le programme de réhabilitation du complexe cinématographique dunkerquois. Ces plans, il les regarde avec gourmandise, attendant avec impatience (tout comme les cinéphiles dunkerquois) le lifting attendu depuis le départ d'AMC et la reprise par Ociné en décembre dernier. Depuis onze mois et le départ de l'exploitant américain, l'enseigne n'a toujours pas été changée.
Une décision assumée par les nouveaux propriétaires. « Une enseigne c'est une signature, explique Pascal Virot, le directeur de l'établissement. Nous sommes dans nos murs mais nous ne nous sentons pas encore chez nous car la rénovation n'est pas achevée. Visuellement il y a encore beaucoup à faire même si les investissements ont déjà été très importants. Nous avons fait venir le numérique, la 3D, changé les écrans, réhabilité le système de climatisation, revu les évacuations, mis en place une politique commerciale beaucoup plus dynamique.
L'une des initiatives récentes, la mise en place de séances matinales chaque dimanche et lors des vacances scolaires (à 11 h) à un tarif de 5,50 E, a connu un gros succès. Pour la première, le 7 octobre, une cinquantaine de spectateurs avaient répondu à l'appel. Ils furent 75 la semaine suivante et une centaine huit jours plus tard. Dimanche dernier, ils étaient 188 ! « C'est un véritable succès. Je savais que ça pouvait marcher car j'avais déjà expérimenté ces séances dominicales dans d'autres complexes. » Autres nouveautés commerciales mises sur pied depuis une semaine : la création d'une carte d'abonnement (lire ci-dessous) et la possibilité d'effectuer les réservations par Internet. Afin d'inciter les clients à acheter leur billet via le Net (et ainsi leur éviter les files d'attente), Ociné leur offre un tarif préférentiel de 6,50 E jusqu'au 11 décembre pour tout achat effectué en ligne.
« Sur le site, les gens peuvent également avoir accès à toute l'actualité cimématographique, se tenir au courant des avant-premières, des sorties futures... » Reste désormais à soigner l'emballage. C'est ce qui devrait être fait dans les prochains mois. « Les plans sont là, le choix des matériaux est en cours et nous sommes en contact avec les entreprises. Nous nous penchons quotidiennement sur le sujet. La revendication principale des clients concerne l'état des toilettes. Je les comprends. Les évacuations ont été révisées et la décoration sera prochainement refaite. Parallèlement, nous nous attelerons à la rénovation des salles. » Une fois les travaux achevés, il sera alors temps de poser sa signature en lettres lumineuses au fronton du Pôle Marine. •



Voici Douai : 
Façade du Majestic
Les travaux qui commencent la semaine prochaine dureront près d'une année pour un investissement de trois millions d'années.  Moquettes cracras, fauteuils lacérés, ambiances tristounettes, portes de salles bruyantes... Le Majestic, qui n'a pourtant qu'une douzaine d'années, a mal - voire très mal - vieilli. Et encore ne parle-t-on pas ici de ce qui ne se voit pas : toiture, chauffage, électricité... le tout en triste état. En cause des malfaçons à la construction et, pour Jean-Claude Tupin, PDG du groupe Majestic, une gestion pour le moins approximative jusqu'à ce qu'il rachète le multiplex, en 2003. « Pour les malfaçons, nous avons engagé une procédure judiciaire contre les entreprises qui ont mal fait leur travail.
Cela prend un temps fou... Et tant que toutes les expertises n'étaient pas complètes, nous ne pouvions pas commencer les travaux. Mais, cette fois, nos dossiers sont bouclés et nous allons lancer la rénovation de ce cinéma, sans attendre le résultat de notre action en justice. Par respect du public...  » La cure de jouvence commencera la semaine prochaine par la toiture et le chauffage, ce qui sera donc sans incidence sur le fonctionnement du cinéma : « Mais de toute manière, même lorsque nous en serons à la réfection des salles, nous ne fermerons pas », souligne Virginie Henniquaux, la directrice du Majectic Douai. Par la même occasion, l'agencement des caisses sera repensé, un comptoir confiserie sera créé dans le hall, les toilettes seront entièrement réaménagées : « C'est bien simple, on refait tout », résume Virginie Henniquaut.
La seule chose qui ne changera pas, finalement, au Majestic, c'est la technique : « En neuf ans, nous avons renouvelé tout le matériel de projection, martèle Jean-Claude Tupin. Nous sommes, de ce point de vue, très en avance. Nous avons des projecteur numériques dans nos dix salles, avec 3D active. » Pour penser les espaces, choisir les matériaux, associer les couleurs, un agenceur, sorte de super décorateur d'intérieur, sera sollicité. Ce qui n'empêche pas Jean-Claude Tupin et Virginie Henniquaux de rêver : « Moi, j'ai envie d'une esthétique industrielle, avec du métal. Quelque chose de classe... », suggère-t-il. « Code couleur », ambiances « chaleureuses et feutrées », répond-elle... Mais pour profiter de tout cela, le public devra attendre puisque la décoration des salles, et le renouvellement des fauteuils n'interviendront qu'à la fin des travaux.
Quant à Jean-Claude Tupin, il a encore un rêve : que ce soit Dany Boon qui viennent couper le ruban inaugural. Mais là, c'est avec l'agenda du Ch'ti le plus connu du monde qu'il faudra compter.  

jeudi 22 novembre 2012

Des séries tournées dans la région !

Photo du tournage de Commissaire Magellan, photo de Nord-Eclair
Actuellement, deux séries qui font la joie des téléspectateurs de France Télévision sont tournées dans notre région : "commissaire Magellan" pour France 3 et "Les petits meurtres d'Agatha Christie" pour France 2.
Les deux séries sont soutenus financièrement par le CRRAV (Centre Régional de Ressources Audiovisuels), institution d'une grande importance et dont nous n'avons pour l'instant jamais parlé). Elles sont toujours en tournage, suivant les aléas des mois de production et il est toujours possible sur le site internet du CRRAV ( http://www.crrav.com/tournage_derniers.php ) de connaitre les films et séries en tournage dans la région.
"Commissaire Magellan", interprété par l'excellent Jacques Spiesser, est dans la pure tradition de la fiction policière "à la française" : enquête classique, vie familiale ordinaire du héros qui se veut ancré dans la normalité, avec des capacités de réflexion ordinaire, bref, à la fois un héros de son temps dans une France banale (la normalité affichée comme une règle de vie jusqu'au plus haut sommet de l'Etat, se reflétant dans les fictions françaises qui souhaitent à tout prix, contrairement à leurs pendants américains de montrer des super-héros prêts à dénouer une intrigue policière en 40 minutes avec des techniques de pointe), bref une fiction "à la papa" comme la production télévisuelle sait si bien les faire et qui draine un large public puisque la série compte déjà 9 épisodes et que les tournages continuent régulièrement.

Photo du tournage de la nouvelle équipe des "Petits meurtres
d'Agatha Christie", le long de la Deûle à Lille. Avec les voitures visibles
sur cette image, on voit qu'il s'agit de cette nouvelle saison.
Beaucoup plus connus, "les petits meurtres d'Agatha Christie" se décompose de deux volets, suite au départ des deux premiers héros : l'impassible commissaire Larosière (excellentissime Antoine Duléry, voyez son jeu et son talent lorsque son personnage se trouve en présence d'éléments féminins) et son adjoint Lampion (Marius Colucci, sous-utilisé dans la fiction pour le petit comme pour le grand écran et qui a un réel potentiel). Ces deux personnages aux rapports troubles naviguent dans des enquêtes policières qui se veulent être de libre adaptations de romans et nouvelles d'Agatha Christie. on est dans une production qui soigne les décors et les ambiances des années 30 avec un réalisme pointu (félicitations aux accessoiristes, décorateurs...). Souhaitant tourner la page, les deux comédiens ont choisi de quitter la série au bout de 11 épisodes, mais la production a décidé de lancer deux nouveaux enquêteurs, cette fois-ci un couple homme-femme avec un déplacement temporel judicieux dans les années 50 afin d'éviter les comparaisons et de repartir sur de nouvelles bases. Place donc dans les prochains mois sur France 2 au commissaire Laurence (Samuel Labarthe) secondé par la journaliste Alice Avril (Blandine Bellavoir)
Pour ces deux séries, les tournages se font dans de nombreux endroits de la région. Les lieux sont très rarement prononcés, on les devine parfois. On cherche surtout, dans les deux séries à montrer une vie et une ville provinciale avec ses charmes, son aspect "petit" ou "grand" bourgeois", des villes ordinaires, peu ou pas connotées. Les différences se font sur la temporalité puisque Commissaire Magellan se veut actuel, dans une France d'aujourd'hui alors que les deux séries des "Petits Meurtres" sont marqués dans le temps : les années d'entre deux guerres pour la première "saison" avec Duléry et Colucci et les années 50 avec le duo Labarthe et Bellavoir. Magellan présente un Nord-Pas-de-Calais de "villes de provinces". Aucun lieu n'est cité et les personnages vivent dans une ville imaginaire nommée Saignac, un mélange de Cassel, Lille, Valenciennes avec des lieux seulement identifiables par ceux qui connaissent bien ces secteurs. Pas d'images de terrils, de géants, de beffrois, de Cap Gris-Nez,... C'est un peu différent pour "Les petits meurtres" puisque les lieux sont clairement identifiés. Les héros donnent souvent les noms des localités, ou alors on les voit nettement mieux quand chez "commissaire Magellan". Ils n'hésitent pas non plus à se rendre sur la côte puisque, de mémoire, un épisode se déroule au bord de mer et on reconnait très bien la côte d'Opale. Par leur situation chronologique et sociale, seules les intrigues "bourgeoises" intéressent Lampion et Larosière. On voit dans de nombreux épisodes de belles et vastes demeures bourgeoises, des petits manoirs où vit une famille élargie : parents, grands-parents, cousins, et domestiques. Cela est lié à la trame laissée par Agatha Christie qui évoque rarement dans ces oeuvres des drames et meurtres chez les ouvriers, par exemple... La nouvelle saison actuellement en tournage et bientôt sur les petits écrans ne dérogera pas à la règle. Les lieux sont clairement identifiés. Dans un article récent, La Voix du Nord a même indiqué qu'on allait apercevoir la façade néo-gothique de son siège sur la Grand'Place de Lille dans un des épisodes et que les plaques d'immatriculation des voitures seront estampillées 59. Mais comme avec la saison "Lampion - Larosière", le nouveau duo évoluera très certainement dans un milieu social élevé, reprenant certainement des pistes et des enquêtes vues dans les trois films de Pascal Thomas avec Catherine Frot et André Dussolier dont cette nouvelle saison semble librement inspirée... Bref, dans les deux cas, la région est une agréable toile de fond, sans aucune connotation péjorative, pour des aventures policières de facture classique, au charme certain et qui a son public. Les villes du Nord, l'ambiance du Nord est parfois perceptible, mais elle n'est pas, et de loin, un des éléments moteurs de l'histoire qui pourrait très bien se dérouler au fin fond de la Lozère. C'est parce que le Nord-Pas-de-Calais est reconnu comme une terre de cinéma, avec d'excellents techniciens, avec une grande variété de paysages urbains et de très belles vues de campagnes, sans, non plus être très loin de prises de vues du bord de mer, que ces tournages se déroulent ici.
Article de Nord-Eclair sur le tournage d'unn épisode du Commissaire Magellan :
Un reportage vidéo sur le tournage des "Petits Meurtres" à Comines avec le duo Larosière et Lampion : http://www.youtube.com/watch?v=BhgNQhQMZUw

Photos du tournage des "Petits meurtres" à Lille : http://nord-pas-de-calais.france3.fr/info/les-petits-meurtres-d-agatha-christie-a-lille-76763755.html

Liste des épisodes des "Petits meurtres" avec le résume des épisodes et les lieux de tournage : http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Petits_Meurtres_d'Agatha_Christie

mardi 20 novembre 2012

La Chambre Syndicale des cinémas de la région Nord-Pas-de-Calais

Affiche pour CinéSun 2012 : la manifestation
emblématique de la Chambre syndicale
Le 25 octobre dernier, la Chambre syndicale des exploitants de salles de cinéma dans le nord de la France a tenu un conseil d'administration qui a procédé à l'élection d'un nouveau Président et d'une nouvelle équipe dirigeante. Cet organisme représente 62 établissements cinématographiques de la région dispersés dans 54 villes de la région et affiche une jauge de 245 écrans ! Ce syndicat regroupe toutes les exploitations : de la petite entreprise quasiment gérée par des structures municipales, au méga groupe type Pathé ou Kinepolis. Elle représente les exploitants au sein d'organismes, essaie de défendre la région et ses équipements culturels, essaie de dynamiser la fréquentation, de gérer les problèmes liés au passage au numérique, s'occupe de questions sociales,...Des manifestations qui touchent le cinéphile nordiste sont également organisés comme CinéSun, devenu, à la fin des vacances d'août, un véritable rendez-vous nordiste pour le cinéma, comme c'est le cas de la fête du cinéma en juin. 

Pour une durée de trois, c'est Cathy Coppey, du groupe O'Ciné (Dunkerque, Saint-Omer et Maubeuge), qui a été élue Présidente. Laurent Coët du Regency de Saint-Pol-sur-Ternoise, Jacky Lebas des Stars de Boulogne-sur-Mer et Delphine Paumier du Cinéville de Hénin-Beaumont sont nommés tous les trois vice-Présidents de ce syndicat. Didier Dupuis du Familia de Berck-sur-Mer est au poste de secrétaire, assisté par Philippe Caron du Foyer de Bousbecque. le poste de trésorier échoie à Jérome Zelent de l'UGC de Lille.
A l'étude de ces postes distribués, on remarque une quasi absence des grands cinéma lillois, mais aussi des cinémas de la Métropole. Quasi absence également de représentants de grands groupes : personne de Pathé, de CGR,... Excepté O'Ciné et Cathy Coppey, personne également de l'autre grand groupe de cinéma nordiste autour du Métropole et de la holding Lumières créé par M. Vermoesen et récemment revendu ! Ce sont les salles des petites et moyennes communes qui tirent leur épingle du lot, preuve du dynamisme et du sérieux des dirigeants de ces structures. Avec la reprise de l'AMC à Dunkerque et une montée en puissance du groupe géré de manière familiale, prime est donné à Cathy Coppey qui prend en main l'organisation, assisté notamment de Laurent Coët dont le cinéma Saint-Polois est une véritable réussite reconnue tant par les acteurs du monde du cinéma que par la population locale qui plébiscite ce cinéma de proximité. Autre information constatée, la supériorité relative du département du Pas-de-Calais représenté par 5 salles contre 4 pour le nord, si on prend comme point de départ la séparation en trois entités distinctes du groupe O'ciné (1 complexe dans le Pas-de-Calais à Saint-Omer et deux complexes dans le Nord (Maubeuge et Dunkerque)). Ce dernier groupe étant originaire de l'Audomarois, on peut dire que c'est tout le Pas-de-Calais qui domine cette chambre syndicale, que ce soit la Présidente comme les vice-présidents. Seuls les postes de secrétaire adjoint et celui, stratégique, de trésorier vont vers le Nord.

Le site internet de Cinésun : http://www.cinesun.fr/

lundi 19 novembre 2012

De superbes photos du Palace de Valenciennes

Récemment découvert, mais présent sur internet depuis des mois, voici un lien vers un ensemble de photos de toutes beautés sur le Palace de Valenciennes. Gros plans, sublimes clichés, zoom sur des aspects Art déco de ce bâtiment : l'entrée, les colonnes, les mosaïques...
Peu à peu, l'ensemble dépérit, totalement à l'abandon alors qu'il s'agit véritablement d'un trésor architectural des cinémas du Nord-Pas-de-Calais. Mais l'usure du temps et une municipalité absente abîment lentement mais surement ce qui pourrait être un splendide édifice, une possible cinémathèque régionale... N'hésitez pas à naviguer et aller d'image en image sur ce site de photos ! 
Un grand merci à Sebastien Dussart pour la qualité de ces photos (et les autres d'ailleurs : sur le patrimoine valenciennois, les façades,etc...)

samedi 17 novembre 2012

Hommage à Mme Veuve Lampaert, résistante et directrice de cinéma

Mme Lampaert recevant certainement la Légion d'Honneur en compagnie du Préfet

Route d'Harnes, à Montigny-en-Gohelle près de Hénin-Beaumont.
Une vaste cité minière dénommée la cité de la Plaine, des corons dans un quartier qui a pris son plein essor avec l'extraction du charbon. Un nouveau quartier éloigné du centre-ville se développe et avec lui des commerces pour les familles de mineurs. Les estaminets, les épiceries,... et le marchand de cycles car c'est là (et on ne sait par pourquoi...) que le belge Gustave Lampaert a choisi de s'installer après une belle petite carrière de champion cycliste en Belgique. Il monte un petit commerce de réparations de vélos, de vente... Notre homme est né en 1902. Il est marié à Marie-Léontine Prévost, également née en 1902, a un garçon prénommé aussi Gustave et s'installe dans le bassin minier, à Montigny, à une date inconnue entre les deux guerres mondiales... 
1940 : l'invasion allemande. Gustave, à une date inconnue, entre dans la résistance au sein du réseau "Voix du Nord". Il cache notamment des armes issues de la débâcle de 1940 sous la cuisine de son habitation où il a creusé une petite cachette pour approvisionner les résistants. Son épouse participe à ses activités : elle nettoie, graisse et entretient les armes. Le mercredi 15 mars 1944, sur dénonciation, la maison des Lampaert est cernée par les soldats allemands. Arrêté dans son jardin, Gustave est ramené dans sa cuisine où se trouvent sa femme et son fils, alors âgé de 19 ans. Comprenant que pour lui tout est fini, que les allemands savent tout, Gustave réussit à s'emparer d'un couteau avec lequel il porte un coup mortel à la gorge d'un soldat et un second coup dans la poitrine d'un autre. Une rafale de mitraillette l'abat froidement devant les yeux de sa petite famille. Sa femme et son fils sont alors arrêtés  conduits à Lille dans les salles de torture de la Gestapo. Le fils est mis au supplice devant sa mère. Ils seront tous les deux déportés en Allemagne.
Mai 1945, Mme Lampaert et son fils Gustave, invalide, peut-être à cause des tortures, mais cela n'est pas sur, reviennent de l'enfer et s'installent de nouveau à Montigny pour reprendre leur commerce. Abandonnant probablement le vélo - mais ce n'est pas sur - ils profitent de l'immense atelier dorénavant vide et mitoyen de leur logement pour créer le "Cinéma Lampaert" ! Hélas, sans grand succès... Le cinéma tourne un temps mais rapidement (malheureusement, je ne connais ni la date d'ouverture, ni la date de fermeture. Mais en 1950, d'après l'unique exemplaire Bellaye en ma possession, il n'est pas encore inscrit. Il n'y a alors que deux cinémas à Montigny : le Familial, la salle du curé déjà évoqué sur ce blog et le cinéma Français, déjà évoqué aussi mais dont nous reparlerons prochainement). 
La Route de Harnes à Montigny, en 1910. Au bout de cette rue, bien visible à droite, le hangar de ce qui semble être le futur atelier de vélos et futur cinéma Lampaert après la seconde guerre mondiale.
Pour ses faits de résistance, pour sa bravoure et son courage, Marie-Léontine Lampaert, directrice de cinéma, va recevoir de nombreuses distinctions et décorations : Chevalier de la Légion d'Honneur, très certainement en 1961, Médaille Militaire, Croix de guerre avec Palmes, Médaille de la Libération, Croix du Combattant Résistant Volontaire, Croix du Prisonnier Politique deux Etoiles, Diplôme du Président Eisenhower, Certificat air chief marshal Commandant suprême pour assistance aux soldats et aviateurs anglais...
Madame Lampaert décède le mardi 4 septembre 1984. Seule, n'ayant aucun membre de sa famille (son fils Gustave décède en 1978 ), ses funérailles ont lieu à Montigny le 7 septembre. Elle est inhumée dans cette commune. L'ensemble de ses décorations ont été remises par jules tournois et Pierre Defives, à la commune de Montigny et au musée municipal afin que la mémoire de Mme Lampaert soit entretenue et que ses actions, avec celles de son mari et de son fils soient perpétuées pour les générations futures.

Un grand merci à l'Association historique de Montigny-en-Gohelle, à son musée municipale et à son responsable, Philippe Rulkin, et aussi à Mr Pierre Defives pour ses souvenirs et ses connaissances sur cette époque !

 Jours et heures d’ouverture du Musée de Montigny : 
Les 1er et 3ème lundis de chaque mois pour le dépôt de documents et d’objets.
Les 1er et 3ème samedis de chaque mois pour la visite du Musée.

jeudi 15 novembre 2012

Le mystère du Famila de plus en plus éclairci...

Il y a de cela quelques jours, je publiais ici un message sur un cinéma que je ne connaissais pas : le Familia de Bray-Dunes. On connait le Fa Mi La mais cette nouvelle salle était véritablement un mystère... en parti résolu grâce à l'ami Robert Mawet qui m'a envoyé une carte postale et son agrandissement de cette salle du Familia.
Ce cinéma était donc installé pas très loin de la digue et du Casinon de Bray-Dunes. On voit très bien sur ces deux premières images que, contrairement au premier document mis en ligne où on voyait parfaitement la façade, il y a bien deux grandes entrées (et une troisième cachée par le store (voir détail, première photo de ce message)), mais aussi que le bâtiment avait deux "tours" (je ne vois pas comment les appeler autrement) puis la salle en tant que telle, beaucoup plus "renforcée" par rapport à la rue, alors que le premier document publié ne le montrait pas... (j'espère que je suis clair, mais il suffit de comparer les deux documents pour s'en rendre compte).
J'ai bien sur contacter la municipalité pour en savoir un peu plus, ou une association historique sur Bray-Dunes, ou un érudit local... Aucune réponse de la municipalité, à croire que leur adresse internet est un gadget... Si vous êtes habitant de Bray-Dunes, et que vous lisez ces lignes, merci de faire 2 ou 3 petites recherches directement à la mairie, cela pourrait m'aider. Je sais parfaitement qu'au guichet de cette commune, on ne trouvera pas de réponse, mais ils doivent tout de même connaitre un Ancien qui doit connaitre l'existence de cet ancien cinéma, certainement victime des terribles bombardeemnts qu'a connu Bray-Dunes lors de l'invasion allemande et surtout lors de l'opération Dynamo. Seul le Fa Mi La dont l'histoire complète est encore à écrire, a survécu à ces événements...
En comparant les deux derniers documents proposés sur ce message, la carte postale ancienne complète de l'ami Mawet et ce que c'est devenu aujourd'hui grâce à StreetView et Google Earth, on voit que le batiment a été entièrement rasé et que seul celui qui est à l'intersection a survécu au conflit et aux ravages des politiques urbaines...

 
 


lundi 12 novembre 2012

Un gagnant de "Masterchef" peut-il renverser les clichés ?

Qu'un grand quotidien régional consacre deux jours de suite ces deux pages régions, certainement les plus lues car présentes dans toutes les éditions locales, à un gagnant d'une "télé-réalité" sur la cuisine, ne peut pas laisser indifférent...
En remportant l'émission culinaire de TF1, le saint-polois Ludovic fait aussi gagner le Nord-Pas-de-Calais et montre aux médias, et par leur entremise, aux français, une autre image de la région. Bien loin des clichés sur la gastronomie du Nord, très éloigné des frites-fricadelles de "Bienvenue chez les ch'tis", le travail de Ludovic pendant ces trois mois d'émissions a bien montré que le palais gustatif des gens de la région ne se limite pas exclusivement aux "baraques à frites" si typiques de nos contrées et qu'il faut bien sur conserver et entretenir, car c'est ça aussi le Nord... Mais parce qu'il montre aux téléspectateurs qu'avec de la volonté, du soin, du talent on peut y arriver, le gagnant Ludovic est représentatif de notre région. Cependant, cette image a été travaillé dans les montages. Souvenons-nous, si vous avez suivi cette émission, et La Voix du Nord s'en est fait l'écho, que Ludovic a été montré au tout début des premières émissions comme quelqu'un d'arrogant, sur de lui, montrant de quoi il est capable. N'oublions jamais le talent des monteurs (qui plus est lors d'une émission de téléréalité) qui cherche à faire des personnages lambdas des héros télévisuels avec une histoire à raconter... En tout cas, avec Ludovic, les chaines de télé nous montre un autre visage du Nord, bien loin de ce que montre les reportages des grandes messes de 13 h et de 20 h. On est très loin aussi d'autres vedettes ch'tis de la téléréalité et dont reparlerons un jour que sont le pizzaiolo de Koh Lanta (qui, parce qu'il est du Nord exagère l'accent, essaie de la jouer Danyboon, coeur sur la main, bien gentil...) ou ceux qu'on envoie à Las Vegas, Miami ou Mykonos et qui nous proposent une vision bien niaise des gens de la région...


mercredi 7 novembre 2012

Le cinéma Modern' de Rouvroy



Voici quelques informations concernant le cinéma de Rouvroy. Un grand merci à Jean-Charles Havet de la mairie de Rouvroy pour m'avoir communiquer tous ces renseignements, en espérant que ceux-ci puissent alimenter certains souvenirs de lecteurs qui, à nouveau, nous donneraient d'autres infos...

En 1941, la plus ancienne trace aux archives municipales de Rouvroy, nous trouvons le  Cinéma Léon Havez, dans la  rue du Maréchal Pétain (rebaptisée depuis...).
Aux dires d’une dame âgée de la commune (92 ans), elle a connu ce cinéma alors qu’elle avait une dizaine d’années, donc aux alentours des années 1930. C’était du cinéma  muet. Quelquefois, d'après elle, deux ou trois musiciens venaient pour accompagner le film. Il semble ensuite que cette salle continue de s'appeler cinéma Léon Havez jusqu’en 1959. L'année suivante, en 1960, le cinéma Léon Havez devient le cinéma « le Modern’ », rue du Général de Gaulle (l'ancienne rue du Maréchal Pétain, rebaptisée après la guerre). D'après l'exemplaire de l'annuaire professionnel Bellaye en ma possession, cette salle a alors une capacité de 704 places.
En 1983, au vue d’une délibération municipale,  une transaction est menée avec les pompes funèbres générales pour la reprise du cinéma « le moderne ». On peut donc supposer que le cinéma a définitivement cesser d’exister en 1982, ou avant, c'est à confirmer...

mardi 6 novembre 2012

Succès pour le ciné-concert "Métropolis" de l'ONL


Malgré de sérieux bouchons ce soir là et une absence totale de places de stationnement autour de Lille Grand Palais, notamment à cause d'un autre concert au Zénith (celui de Barathi, la comédie musicale bollywoodienne qui a eu lieu même jour, même heure), le ciné-concert de l'Orchestre National de Lille proposant le film de Fritz lang, Métropolis a rencontré un vif succès. L'originalité d'une telle séance a été salué et le public en redemande... Satisfaction car cela recommence en février 2013 !

Voici deux vidéos proposant un reportage sur ce Ciné-concert d'exception, en attendant le prochain en février consacré à ... Matrix !
http://touch.dailymotion.com/video/xut1q6_cine-concert-l-onl-sonorise-metropolis-le-film-culte-a-lille_music
http://nord-pas-de-calais.france3.fr/info/fritz-lang-et-son-metropolis-accompagnes-par-l-onl-76752873.html


samedi 3 novembre 2012

Le Familia, un cinéma inconnu à Bray-Dunes

Voici un cinéma totalement inconnu... 
Je n'avais jamais entendu parler de cette salle dans la petite commune de Bray-Dunes, uniquement connu par son cinéma Fa Mi La...
Qui a déjà entendu parler de ce cinéma Familia à la façade imposante, richement décorée de bas-reliefs de chaque côté, ainsi que la présence de cornes d'abondance sculptées et débordant de fruits, avec, à l'entrée de la porte centrale, un programme, malheureusement illisible ? 
Au début, je pensais à la première façade d'avant-guerre du Fa Mi La. Mais quand je compare ce document avec ce que j'ai, ce n'est pas très ressemblant et c'est discutable, ne ressemblant en rien à la petite entreprise, au petit commerce du Fa Mi La... Ici, il semble qu'on a affaire à un gros et grand cinéma qui, pourtant, n'a laissé aucune trace. Pareil, s'il s'agit réellement de la même salle, pourquoi être passé du Familia au Fa Mi La ? Si vraiment il s'agit de la même salle, pourquoi le directeur aurait-il changé le nom de son cinéma ?... N'ayant pas d'annuaire ancien, de base de données de l'entre deux guerres pouvant m'informer sur la réalité de cette salle, de son propriétaire, de son possible lien avec le Fa Mi La, voici, un peu comme une bouteille à la mer, ce document photographique, peut-être le seul qui existe concernant ce cinéma... 

jeudi 1 novembre 2012

Des vidéos amateurs sur youtube

Très très difficile de trouver de vieux films amateurs concernant la région. Sur Youtube, peu d'images amateurs, peu de films vidéos anciens, uniquement quelques vidéos postées ici ou là, mais tout cela est bien mince...

Si vous en connaissez et qui ne sont pas là, merci de me prévenir...

Des vues de Lille, Roubaix, Tourcoing et du tramway dénommé Mongy pour ceux qui ne le connaissent pas.C'est bizarrement ce moyen de transport qui a attiré la mise en ligne de vidéos de la région  :
http://www.youtube.com/watch?v=Fqdx40eabAg&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=bipT_6ghKaE&feature=related

Une vidéo de Roubaix en 1979, un film de 52 minutes ! Un vrai documentaire sur les roubaisiens, les transformations des quartiers... :
http://www.youtube.com/watch?v=1snOg2M5yCw&feature=related
Roubaix dans les années 70 encore :
http://www.youtube.com/watch?v=qTwtTuRl9dg

Il est également possible de visionner trois films amateurs mis en ligne sur le site de l'association d'histoire locale de Bully-les-Mines. Ce montage vidéo a été fourni sur ce site par Jacques Vauthier (est-ce lui ou quelqu'un de sa famille qui a filmé ? Y-a-t-il d'autres vidéos ?). Il propose une remise de médailles de la Défense Passive 39-45 par Jean Mallet, le maire de Bully de l'époque, puis le passage du Général de Gaulle dans la commune le 25 septembre 1959, et enfin, un défilé des écoles de la ville en 1963. En souhaitant qu'il existe d'autres petits trésors dans toutes les communes de la région. Si c'est votre cas, merci de me contacter !! : 

Autre vidéo, mais qui n'est pas filmée par un amateur, celle de l'INA sur la visite de De Gaulle dans notre région, en résonnance avec la précédente vidéo de De Gaulle : 
http://www.dailymotion.com/video/xfd04w_general-de-gaulle-a-lille_news

mercredi 31 octobre 2012

Réouverture du cinéma de Aniche


Un cinéma qui rouvre ! Ce n'est pas commun par les temps qui courent. l'ami Bernard Warin nous propose cet article de La Voix du Nord paru ce jour et qui évoque la réouverture de ce cinéma à Aniche. Cette nouvelle page de l'histoire du cinéma dans cette commune poursuit le grand livre de l'exploitation cinématographique, coeur de ce blog bien sur !

Des sites internet sur l'histoire de la télé régionale

De nombreux sites internet évoquent la région et ses liens avec la télé... Petit passage en revue de quelques sites. Si j'en ai oublié, merci de me contacter, mon mail traîne certainement quelques part sur la page que vous regardez en ce moment...

On ne dira jamais assez de bien du site internet de l'INA concernant la mémoire télévisuelle et son incroyable catalogue. Cette honorable institution a décliné son activité dans les régions et il existe tout naturellement un site consacré au Nord-Pas-de-Calais : http://blogs.ina.fr/nord-pas-de-calais/  Au programme, des émissions anciennes de la télé régionale, des scènes de la vie quotidienne, des évènements marquants... Le site propose une vidéo nouvelle tous les mois, maximum deux mois entre chaque vidéo. Pourquoi pas d'avantage de vidéos ? Pourquoi attendre à ce point ? Comment s'effectue le choix de cette mise en ligne ? En espérant que ce site continue régulièrement de grandir. On y trouve actuellement, la dernière cueillette du houblon à la main à Steenvorde, l'affaire de Bruay, une interview de Pierre Schoendorffer, des vues du Touquet, les radios pirates et radio Quinquin, l'inauguration de la Piscine de Roubaix, la braderie de Lille en 1962, la grève des mineurs en 1941, une finale de la coupe de France de foot en 1947 avec Lille, des images du député de Denain, Patrick Roy, une vidéo sur l'Orchestre National de Lille, des images de Simons et du Magazine du Mineur,... De très nombreux extraits des premiers magazines et journaux de la télé régionale.

Notre ami Claude de l'inévitable blog consacré à l'histoire de Lens nommé lelensoisnormand (à quand un véritable site internet regroupant les trois tomes du blog lensoisnormand ?) nous propose un article avec photos sur la télé régionale et son célèbre magazine : "Le magazine du mineur", véritable fenêtre audiovisuelle consacrée au monde de la mine :
http://lelensoisnormand.unblog.fr/2010/12/15/le-magazine-du-mineur-sur-tele-lille/

Bien sur, il faut aussi mentionner France 3 Nord-Pas-de-Calais. Une fiche très bien détaillée sur cette chaine avec un historique complet de la télévision régionale :
http://fr.wikipedia.org/wiki/France_3_Nord-Pas-de-Calais

Un des inventeurs précurseurs de la télévision est natif de la région. A l'instar du douaisien Georges Demeny pour le cinéma, Constantin Senlecq a réalisé des travaux déterminants dans le processus de création de la télévision. Et pourtant, l'histoire n'a pas ou peu, retenu son nom. Trois sites internet proposent un coup de projecteur sur cet artésien :
http://histv2.free.fr/senlecq/senlecqnotice.htm
http://frank.ardres.free.fr/senlecq.html
http://www.archivespasdecalais.fr/Anniversaires/9-octobre-1842-naissance-de-Constantin-Senlecq-pionnier-de-la-television

Ce qui m’intéresse au sujet de la télé et de la région est parfaitement résumé dans cet ensemble d'articles sur les clichés, l'image du Nord et du Pas-de-Calais dans les grands médias télévisuels nationaux que propose le site d'information régionale, Daily Nord...
http://dailynord.fr/2012/07/polemique-tele-nord-pasdecalais-cliches/

N'hésitez pas à me faire connaitre d'autres sites, à me proposer d'autres idées autour de la région et de ses liens avec la petite lucarne : les télévisions régionales, la vénérable France 3 Nord-Pas-de-Calais, ses ancêtres comme Télé-Lille, mais aussi bien sur l'image de la région sur les grandes chaines de télévision nationales, comme par exemple récemment la Côte d'Opale vue à travers l'oeil de Thalassa, les célèbres Ch'tis de W9 et leurs déclinaisons (à Miami, à Mykonos et tutti quanti), le Zone Interdite de M6 consacré aux vacances sur la côte d'Opale, mais aussi, pourquoi pas, les reportages filmés dans la région dans le journal (sic...) de 13 heures de TF1 de JP Pernaud (mais là, faudra m'aider car je ne regarde pas... De plus, il serait intéressant de savoir s'il existe un inventaire complet de tous les reportages diffusés dans cette émission (je préfère ce terme à celui de journal télévisé !).

On peut aussi retrouver tous les sites internet de toutes les télés locales et régionales (j'y penserais dans un prochain message), et consulter youtube, dailymotion. Le principal soucis est l'utilisation de mots clés adéquats. Ce n'est souvent pas évident...

lundi 29 octobre 2012

Léopold Simons, le Pagnol du Nord !

L Simons
Simons a traversé le XXème siècle. Avec lui, cinéma, théâtre, télévision, presse écrite, dessin... Un touche à tout de génie proche des gens du Nord qui lui servaient de modèles sans tomber dans la caricature. Avec Simons, le Nord a trouvé son chantre et son âme. Pour de nombreux nordistes, amateurs de spectacles, téléspectateurs ou auditeurs d'émissions radios sur Radio PTT Nord ou Radio Lille, Simons est immortalisé par son personnage d'Alphonse dans de très nombreuses pièces comiques, sketchs, saynètes... Son personnage, indissolublement lié à un autre personnage, celui de l'épouse d'Alphone, Zulma, constamment interprétée par Line Dariel, est le César du Nord. L'oeuvre de Simons est immense : une quinzaine de revues, des vaudevilles et des comédies pour la scène. Simons, c'est aussi près de 600 sketchs, des émissions radiophoniques avant l'avènement de la télé régionale qui va faire appel à lui pour le Magazine du Mineur ou l'adaptation de ses sketchs radio.

Simons, s'est d'abord... un coup de crayon. Un talent inné pour le dessin. Né avec le siècle en 1901 dans la capitale des Flandres qu'il ne quittera pratiquement jamais, il fréquente, enfant, le cours du soir de dessin puis, après-guerre, c'est l'école des Beaux-Arts de Lille ! Il est engagé à 20 ans à l'Echo du Nord, le grand journal régionale d'avant-guerre, comme reporter-dessinateur, y faisant croquis, dessins des tribunaux, le sport... Mais après le crayon à papier, c'est le stylo qui le démange et l'envie de retranscrire le patois qu'il adore. Il écrit son premier monologue en patois : "Le martyre du poste à Galène". La saynète est alors récitée le lendemain par Line Dariel, déjà ! Sur la scène de l'Alhambra, la comédienne déclame ce premier spectacle. D'auteur, Simons devient aussitôt comédien l'année suivante et invente Alphone, le pendant masculin de Zulma, toujours Line Dariel.

Trois long métrages sont l'oeuvre de Simons : "Zulma en justice" en 1932, "Le mystère du 421" en 1936, et "Le Fraudeur" en 1938. Ses trois films sont des productions régionales de la maison Bruitte et Delemar. Le premier, "Zulma en justice" est un moyen-métrage, première tentative pour Simons de passer devant et derrière la caméra, de quoi se faire la main avant de passer à deux oeuvres au ton nettement plus sérieux. "Zulma en justice"  raconte le jugement d'une dispute de voisinage dont la prévenue, Zulma ne s'exprime qu'en patois. il est donc nécessaire de demander de l'aide à un traducteur. Simons, présent dans la salle, se propose, provoquant de nombreux quiproquos dans la traduction. Simons se lance dons dans le cinéma avec pour simple moteur, l'envie. Il expérimente, s'essaie à la caméra, dirige des acteurs, transposant ses techniques de théâtre au grand écran. Grâce au succès radiophonique, ce premier film passe sur les écrans régionaux, certainement en première partie d'autres films. Le second film, "Le mystère du 421" est la transposition filmée d'une pièce (encore une analogie à l'oeuvre de Pagnol) : "Au 421" est un estaminet avec chambre à louer tenu par les époux Brassepeninck, dans un faubourg de Lille. Un soir, Alphone joue au piquet avec ses locataires. Elise lit le journal à sa mère qui titre : "une bande de gangsters écume Lille". Arrivent alors deux personnes qui cherchent à se loger. Le premier James, a été sauvé par Zulma pendant la Grande Guerre. Le second, Cavanlcanti, monte se reposer dans sa chambre. Coup de feu ! Il est découvert blessé. Le diamant qu'il portait a disparu...Enquête.  Le troisième et dernier film "simonsien", "Le Fraudeur" a déjà fait l'objet d'une fiche sur ce blog : http://cinemasdunord.blogspot.fr/search/label/films%20ann%C3%A9es%201930
Après guerre, Simons revient à la radio et c'est à la télé dans les premières émissions régionales qu'il va proposer ses nouvelles productions. Mais avec les Trente glorieuses, le brassage des populations, le formidable essor économique et le triomphe de la jeunesse du baby boom, les saynètes de Simons vieillissent. Modestement, l'auteur-acteur-réalisateur-dessinateur... quitte la région en 1979 à 78 ans. L'oeuvre de simons est lié à Lille, à son patois, à ses gueules  et ses traditions. Simons nous montre le milieu ouvrier, celui des ouvriers du textile du quartier lille-Moulins et de la porte des Postes dans les faubourgs de lille-Sud avant que ces quartiers ne se transforme sous l'effet de l'expansion économique, des constructions immobilières et de la crise des années 70 avant leur "bobo-isation" actuelle. Justesse de ton, approche des tics et des habitudes des gens du Nord, Simons a su croquer ses contemporains, tant au cinéma qu'à la télévision. Celle-ci a su habilement se servir de l'homme de spectacle et ainsi faire entrer Simons dans le quotidien par le biais du petit écran.

Le Mystère du 421
Qu'a-t-il manqué à Simons pour s'imposer et devenir la référence nordiste absolu, le Pagnol du Nord. Alors que le célèbre Marcel rayonne alors en France : livres, pièces de théâtre, adaptations au cinéma... Léopold Simons est une véritable vedette dans le Nord et le Pas-de-Calais mais son rayonnement ne dépasse pas les limites des deux départements. Que lui a-t-il manqué ? Des producteurs avec du flair et des moyens suffisants pour le faire connaitre dans la France entière ? Une diffusion de ses trois films exclusivement dans la région ? Ou est-ce lui qui, à cause d'un éparpillement trop important (presse, cinéma, radio...) n'a pas su se lancer dans une aventure cinématographique de longue durée ? Ou alors est-ce l'absence d'une oeuvre littéraire réelle, contrairement à Pagnol, alors que Simons est le successeur d'une tradition orale ? 

Une célèbre émission de la télé régionale animée par Simons
Plus de trente ans après sa disparition, el'souvenir ed' Simons est perpétué par l'association "Toudis Simons" née en mars 1989 qui, malheureusement ne semble pas avoir de site internet. Mais il est possible de les contacter au 194 rue du Bourg à Lambersart.

L'inévitable site de l'INA nous propose des vidéos de Simons : http://www.ina.fr/recherche/recherche?search=simons&vue=Video