© Olivier JOOS - 2009/2015

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jeudi 26 janvier 2012

Le Casino de Carvin

Situé rue Francisco Ferrer, le Casino a été un des plus grands cinémas de Carvin. Il ouvre ses portes vers 1930 dans le quartier de l'Epinoy. Avec 1000 places, il se rapproche du géant Majestic de cette commune, situé davantage en centre-ville. Même si sa façade ne paie pas de mine, la salle possède de beaux fauteuils de bois et un balcon. Alors que son concurrent le plus proche, le Familia passait des films un peu plus pointus tels que Godart ou Truffaut, le Casino se réservait les grandes sorties, les films à grand sepctacle. Il semble que la direction de ce cinéma, Mr Baudoin dans les années 50, mettait chaque grand film en valeur avec, par exemple, une exposition de sarcophages lumineux lors de la sortie des Dix Commandements, des armes de gladiateurs lors de la projection de spartacus ou de nombreux drapeaux des souvenirs napoléoniens lors de Guerre et Paix. Sur 5 salles qu'a connu Carvin, le Casino est le dernier à avoir fermé ses portes. Avant une fermeture définitive en 1981, c'est le cinéma pronographique qui a permis au Casino de survivre. Il réalisait alors entre 500 et 600 entrées par semaine en moyenne. Nous évoquerons prochainement un peu plus longuement ce cinéma.
Un grand merci à Thierry Cuvelier pour ces informations et ces documents : http://www.thierry.new.fr

Légende des documents fournis par Thierry Cuvelier : en haut,  le cinéma Casino sur la gauche et à l'angle de la rue, le café A l'entracte !Célèbre café que l'on aperçoit sur le cliché du bas.

lien googleStreetView : on voit toujours ce qu'est devenu le café à l'angle, nommé L'Entractet et la façade du Casino mais personne ne remarque que c'est un ancien cinéma, toute trace sur la façade a disparu... Et à l'intérieur ?

Si vous avez des souvenirs de ce cinéma, contactez moi !!!

lundi 23 janvier 2012

Cinémachina de Roubaix, une réussite complète !



 Voici quelques photos de cette édition 2012 de CinéMachina de Roubaix, ce dimanche 22 janvier





jeudi 19 janvier 2012

Le Family nommé aussi le Pax de Pérenchies

Photo trouvée sur internet. Un grand merci à Guy Ferdinande pour ce cliché que l'on peut trouver à la page Google Streetview à l'adresse de ce cinéma dont je sais peu de choses. Il est situé au 80 rue Carnot. Il se dénommait le Family, mais Guy Ferdinande le nomme Le Pax, donc un changement de nom mais dans quel ordre ? Lorsqu'il s'appellait Family, on comptait 540 places et le directeur - gérant était M. Létang.
Si vous êtes de la famille de ce monsieur, si vous avez fréquentez le Family, puis le Pax, si vous avez des souvenirs, si vous êtes voisin de ce bâtiment, alors contactez moi !!

dimanche 15 janvier 2012

Un article sur un collectionneur présent dimanche à CinéMachina








Le 12 août 2011 le journal local "l'Observateur du Douaisis" publiait un article signé par Delphine Kwiczor sur Laurent Dusart, collectionneur d'appareils de cinéma. Voici cet article : 

" Des projecteurs de cinéma par centaine, des vieilles caméras, des kilomètres de pellicule... Laurent Dusart est passionné de cinéma depuis des années. Rencontre.

Quelques marches à descendre et l’univers de Laurent Dusart se dévoile. Le Somainois se passionne pour le cinéma. Mais ne lui parlez pas des nouvelles techniques technologies, du cinéma 3D ou de la vidéo. A 49 ans, Laurent est un puriste et affectionne les vieux bijoux du septième art. Il collectionne les machines anciennes mais aussi les films. Des tas de bobines sont superposés dans tous les recoins de cette cave aménagée. Le passionné s’est forgé son univers, aidé par son frère Jean-François. Le père des deux hommes, ancien projectionniste à l’ancien cinéma Le Familia, leur a transmis le virus.   


Une salle de ciné à domicile et un atelier

Un petit monde bien à lui. Voilà le coin “atelier” de Laurent Dusart. Un projecteur est en attente. Le Somainois a entamé sa collection depuis une bonne vingtaine d’années. Une passion chronophage pour cet électricien de métier et des machines qu’il faut remettre en état. « Quand je trouve un projecteur, je le démonte, le remets en état, je dégraisse tout », rapporte le cinéphile, un bout d’amorce de film dans les mains. Sa collection de projecteur avoisine la centaine d’appareils. « J’ai dû louer un garage », concède-t-il. Son premier projecteur, il l’a dégotté à la braderie de Lille avec une pile de film de 16mm. Depuis, il n’a jamais arrêté, épaulé par son frère. Une chasse infernale aux bijoux du septième art.



vendredi 13 janvier 2012

Recherche d'infos sur un cinéma de Calais

Un lecteur du blog d'Aurillac nous demande des informations sur un de ses aieux qui dirigaient une salle de cinéma à Calais dans les années 20. N'ayant pu répondre que très très partiellement à ses attentes, je me permets, comme je l'ai déjà fait, de faire appel à certains lecteurs, qu'ils soient réguliers ou de passage, afin, pourquoi pas, d'apporter quelques réponses... Voici les quelques informations en notre possession.

Le nom de ce directeur, arrière-grand-père du lecteur, est Ernest Saint. Il semble être aussi le propriétaire du cinéma, ou peut-être est-ce son épouse, Germaine Saint (née Lachèvre). Ils ont dirigé un cinéma sur Calais dont le nom est inconnu dans les années 20, au maximum jusque 1935. D'après la mémoire familiale de notre lecteur, Ernest s'est suicidé à Calais autour de la fin des années 20 - début des années 30. Après ce drame, le reste de la famille (sa femme et ses enfants) ont quitté Calais pour s'installer à Paris puisque la seule date fiable que notre ami a en sa possession est 1935, date du premier contrat de travail de sa grand-mère à Paris Ces évènements et ce cinéma sont donc antérieurs de quelques années à 1935. On peut penser que le cinéma a quitté le giron familial suite ces évènements...

Si un lecteur de Calais peut nous renseigner, ou peut-être quelqu'un qui possède un annuaire Ravet-Anceau sur Calais datant des années 1918 jusque 1935, qu'il n'hésite pas à me contacter : o.joos@voila.fr Je transmettrais bien sur et nous continuons ainsi l'exploration et l'histoire du monde de l'exploitation cinématographique dans la région.

Photo : Une vue de Calais à la Belle Epoque... mais où se situe le cinéma d'Ernest Saint ?

jeudi 12 janvier 2012

CinéMachina dans une semaine !

CinéMachina,  le grand rendez-vous des collectionneurs et amateurs de cinéma organisé par Daniel Najberg a lieu dans une semaine.
Nous vous attendons nombreux pendant toute cette journée du dimanche 22 janvier, à La Condition Publique de Roubaix (voir photo).

Collectionneurs, amateurs, brocanteurs de cinéma vous attendront de 9 h à 17 heures afin de répondre à vos interrogations. C'est aussi, pourquoi pas, l'occasion de s'intéresser à la collection autour du monde du cinéma : affiches anciennes, photos d'exploitations, écrans, et surtout, vieux appareils et anciens projecteurs qui ronronneront de plaisir dans la salle afin de vous divertir et de vous montrer de vieilles bobines...
C'est avec plaisir que le blog cinemasdunord s'associent à cette manifestation d'envergure avec notamment un stand où seront montrés d'anciens cinémas de la région, par exemple. Si vous avez une question ou une demande précise, alors venez... Je serais prêt également à recueillir votre témoignage sur les anciens cinémas de Roubaix et de la région !

Voici le lien GoogleMap pour trouver la Condition Publique :
http://maps.google.fr/maps?um=1&hl=fr&biw=1280&bih=853&q=condition%20publique%20roubaix&gs_sm=e&gs_upl=71111l74743l0l74823l26l23l0l12l12l0l284l1948l2.4.5l11l0&ie=UTF-8&sa=N&tab=il

vendredi 6 janvier 2012

Un film de 1913 sur Dunkerque !

Fidèle lectrice de ce blog, quasi correspondante pour nous sur le littoral dunkerquois, Julie Hembert (son blog : http://www.cocondedecoration.com/blog/) nous a trouvé un passionnant petit film montrant le trajet en tramway de Malo-les-Bains à Dunkerque. Voici le lien du film ainsi que le livret qui accompagne le film et un extrait d'un article de La Voix du Nord du 20 février évoquant ce petit film.
Voici le lien, n'hésitez pas à mettre le son, la musique est délicieuse également  :


Voici le livret disponible sur le site de europafilmstreasures qui accompagne la vue de ce film :
"Une caméra subjective se glisse dans un tramway pour filmer Dunkerque. Le regard presque bienveillant que pose dès lors la caméra ainsi incarnée, constitue un véritable document d’archive sur la ville et une preuve rare de sa réalité en 1913. Demeurée aux mains des Alliés durant la première guerre mondiale, Dunkerque est sévèrement bombardée par les Allemands dès le début de la deuxième guerre et quasiment anéantie. Au milieu des ruines, seule cette statue de Jean Bart que l’on aperçoit dans le film subsiste aujourd’hui.
Quatre-vingts pour cent du cinéma des premiers temps est perdu. La pellicule n'est pas immortelle : comme dans Tramway, ce qui reste de cette matière retrouvée, souffre de scories et de lacunes et est toujours menacée de disparition. À partir d’une réflexion sur la pellicule détériorée, des cinéastes comme Bill Morrison (1965) se penchent sur ce combat singulier entre le film et son support : dans Decasia, qu’il réalise en 2002, des éléments de nitrate altérés servent une allégorie sur la lutte de l’homme pour échapper à la mort.
Le déplacement en travelling de la caméra nous rapproche de la ville autant que la trace du temps sur la pellicule abîmée nous en éloigne : en effet, la matérialité du support gangréné par le temps s’interpose soudainement vers la fin du documentaire. Mais loin de la parasiter, la décomposition fortuite de l’image semble nourrir le propos, comme si la mémoire de la pellicule s’imprégnait alors dans la narration. Une fois encore, le tramway, comme celui qui sillonne les rues de Barcelone dans Barcelona en Tranvia ou la côte irlandaise dans Once Upon a Tram, se fait le témoin nostalgique d’un temps révolu.
La musique originale de ce film a été composée par Ivan Boumans Molina en 2010 dans le cadre du partenariat 2009-2010 avec le CNSMDP (Conservatoire National Supérieur de la Musique et de la Danse de Paris"

Voici maintenant l'article de La Voix : "Pas de douanier, ni 3D, aucune copie en salle. Et pourtant, le film fait un malheur au box-office à Dunkerque. Depuis quelques semaines, c'est sur Internet que se bâtit le succès de « Tramway », ce petit film de cinq minutes très émouvant. Mis en ligne le 3 décembre dernier, il a déjà été visionné à 14 000 reprises ! (...) De la gare à Malo, un tramway électrique sillonne le paysage urbain. Escorté d'une volée de gamins [note du rédacteur du blog : on les imagine ces gamins suivant la caméra afin de s'immortaliser sur la pellicule], le véhicule nous fait découvrir une jolie disparue : Dunkerque et son estaminet Au Figaro, puis la Pharmacie de la Croix de Genève.
Sur les rues pavées, entre les rails, dans cette « zone de rencontre » déambulent les voitures à cheval et se croisent les hommes portant moustache et chapeau melon. Dans ces artères, après avoir reconnu la statue de la République, on aperçoit Félix-Potin et les Nouvelles Galeries au milieu d'autres boutiques, témoignages de la vigueur du commerce. Puis apparait la statue de Jean-Bart, avant l'église Saint-Éloi.

Des images du début du 20e siècle

Et, soudain, est-ce un symbole, au moment d'aborder la place Charles-Valentin via la rue de l'Église (ancêtre de la rue Clemenceau), la pellicule se brouille et laisse à peine deviner l'hôtel de ville. Suivent quelques secondes d'une promenade dans un Malo encore très champêtre. Fin.
Cinq minutes c'est pas longtemps, mais visiblement les spectateurs sont très contents. « Nous avons reçu beaucoup de commentaires de personnes qui ont découvert le film et qui se disent extrêmement émues », précise Delphine Jaquet, responsable du site Internet d'European Film Treasures. La cinémathèque privée, de réputation internationale dans la recherche, la préservation et la restauration de films, est propriétaire de ce fameux film découvert il y a deux ans par Serge Bromberg, son président. « Je l'ai déniché sur e-bay, site d'enchères sur Internet. Il y avait deux bobines, je les ai achetées 50 E à un habitant de Saint-Lô. »
Les pellicules nitrates, centenaires, étaient en train de se décomposer. « L'inéluctable destinée des films. Un an plus tard il n'aurait rien subsisté de ces images », précise Bromberg qui a sauvé l'exceptionnel document que l'on ne peut dater avec précision. « Certes, un carton indique, en début de film : "Dunkerque en 1913 à travers la ville". Mais le film a certainement été tourné avant cette date. À l'époque, Pathé et Eastmann Kodak, fabricants, dataient les pellicules et sur celle-ci on peut lire 1908. Comme les pellicules étaient utilisées rapidement, je pense que le cinéaste inconnu a tourné plus près de 1908 que de 1913. »

« Des cartes postales en mouvement »

Une incertitude qui ne gâte nullement le plaisir qu'a eu Patrick Oddone (président de la société dunkerquoise d'histoire) à la découverte du film. « C'est comme si les cartes postales se mettaient en mouvement ! C'est extrêmement émouvant. Quand il s'arrête, on se dit que ce film est beaucoup trop court mais il nous permet de découvrir ce que ne tradusaient pas les photos : une réelle ambiance urbaine. On se rend compte que la vie des commerces était florissante. En visionnant ce document exceptionnel, on prend la mesure de tout ce qu'on a perdu à cause des deux conflits mondiaux. Afin d'illustrer ce film forcément muet, Lobster films a confié à Ivan Boumans, élève du Centre national supérieur de la musique et de la danse de Paris, la mission de composer une musique. »
Légende du document : une vue du film consacré à Dunkerque à la Belle Epoque.

jeudi 5 janvier 2012

Une très bonne année pour les cinémas de la région

2011 s'est achevée et les différents établissements cinématographiques de la région dressent leur bilan, globalement très positif, notamment grâce à "Rien à déclarer" et à "Intouchables" qui devrait aussi permettre de commencer 2012 sur une très bonne note dans la fréquentation. Cette évolution suit la constatation observée à l'échelle nationale avec une hausse des entrée de 4%.
Avec près de 2 396 000 entrées enregistrés cette année, le Kinepolis de Lomme, le plus grand cinéma de France, est bien sur le premier complexe régional, même s'il a souffert de la mise en route des complexes ouverts à l'est et au nord de la métropole lilloise, à savoir l'UGC de Villeneuve d'Ascq et le nouveau complexe du centre de Tourcoing. Pourtant, la directrice du complexe du groupe Bert, Anne-Sophie Le Guiader est satisfaite de ces bons chiffres car elle pensait que l'ouverture de nouveaux complexes allait pénaliser le géant lommois de façon plus importante. Mais avec une hausse des entrées de 0,63% par rapport à 2010, nul doute que le Kinepolis a tout de même souffert.
Plus petit, mais dans une configuration identique (un centre commercial, un vaste parking...) au Kinepolis, le Cinéville de hénin-Beaumont a vu sa fréquentation grimpé de 12 % avec 614 000 entrées enregistrés en 2011. Il s'agit de la deuxième meilleure affluence depuis l'ouverture de ce complexe en 1999.
2011 a été l'année du raz-de-marée au Regency de Saint-Pol-sur-Ternoise et sa salle unique. D'abord, l'année a été une année charnière dans la vie de ce cinéma avec le passage au numérique et la possibilité de passer des films 3D qui, même s'ils n'attirent peut-pas les foules, sont, pour les spectateurs, un gage de modernité et de technologie. Le Regency est ainsi la première salle unique a s'équiper de la sorte dans le département. Avec 33 000 spectateurs pour une seule salle de 140 places, la fréquentation a grimpé de 20 % par rapport à 2010. Ainsi, le cas du Regency est à souligner. Le taux d'occupation des fauteuils atteint 31 % alors que le taux départemental est de 12,4% et de 16,5% dans le Nord. L'indice de fréquentation atteint 6 points alors qu'il est de 1,94 dans le Pas-de-Calais et de 2,49 dans le Nord. 
Dernières bonnes nouvelles qui montrent la vitalité de l'exploitation régionale, c'est bien sur l'installation de l'audomarois O'Ciné du groupe Coppey à la place du géant américain AMC à Dunkerque à partir de la mi-janvier, mais aussi les projets d'ouverture de nouveaux cinémas dans la région avec des dossiers plus ou moins avancés à Berck / Mer, Hazebrouck et Fourmies.



Légende du document : l'intérieur du Regency de Saint-Pol-sur-Ternoise