© Olivier JOOS - 2009/2015

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jeudi 29 mars 2012

La fin du cinéma Le Paris de Maubeuge

Alors que le cinéma Rex de Sin le Noble vient de disparaître sous l'action des pelleteuses, une autre ancienne salle de la région va succomber dans les jours à venir. Il s'agit de l'ex cinéma Le Paris de Maubeuge. La Voix du Nord dans son édition maubeugeoise du mercredi 28 mars nous raconte quelques anecdotes sur l'histoire de ce cinéma. Excellent article de Florent Moreau ! Si vous avez des souvenirs de cette salle, si vous êtes voisin ou maubeugeois et que vous pouvez nous envoyer des clichés de cette destruction, alors n'hésitez pas !

Voici l'article : " Fermé depuis six ans, l'ancien cinéma Le Paris doit être démoli demain. L'occasion ou jamais de revenir sur l'histoire de cette salle qui fit en 1962 un triomphe à Pierre Perrin venu présenter son film "Un clair de lune à Maubeuge" mais qui ne se cantonna pas seulement au Septième Art : on y vit aussi passer Jacques Brel, Edith Piaf ou Gilbert Bécaud. 
Il fut d'abord l'un des symboles de la reconstruction à la Libération, puis traversa tranquillement les décennies jusqu'à ce jour. Bâti en 1952, Le Paris devait remplacer le cinéma La Bourse situé sur la place Mabuse et détruit pendant les bombardements de 1940. René Lahanier, propriétaire de La Bourse, gère, après la destruction de ce dernier, un cinéma provisoire pendant une dizaine d'années, avant de se lancer dans la construction du Paris. Celui-ci ouvre en 1953 en lieu et place de l'imposante église, elle aussi victime des bombes allemandes qui rasèrent la quasi totalité du centre-ville maubeugeois. Le Paris, dont l'une des particularités résidait dans son élégant balcon, devint ensuite la propriété de Jean-Marie Caplain entre le milieu des années 1960 et 1988, date à laquelle il fut racheté par Bernard Coppey, qui l'incorpora en 2006 à son groupe O'Ciné pour ensuite le fermer suite à l'ouverture du nouveau complexe.
Dans les années 1960-1970, Le Paris est l'un des trois cinémas maubeugeois avec le Printania et les Variétés, et le seul à ne pas être situé rue d'Hautmont. A l'époque, il représente la sortie du dimanche par excellence. "On retirait ses tickets à la buvette, on allait voir un film et ensuite on allait prendre un verre, se souvient Michel, un de nos lecteurs. Avec mon père, on courait à la sortie pour être sûr d'avoir une place au café le Mabuse, tenu par M. et Mme Hernoux : la semaine, c'était le rendez-vous des joueurs de billard et le dimanche c'était plein, la grande table de billard était recouverte d'une grande nappe pour servir les boissons. " Le Paris fait longtemps office de théâtre, celui de Maubeuge n'ayant pas non plus échappé aux bombardements de 1940. Aussi le cinéma fut-il désigné "théâtre municipal" par diverses délibérations des élus maubeugeois. Ceci afin de pouvoir "recevoir à Maubeuge certaines tournées théâtrales dont les présentations varient du classique au moderne mais restent de bon goût et susceptibles de contribuer à l'éducation (...) et à l'enrichissement intellectuel " indique une délibération de 1962 conservée dans les archives de la ville. Maubeuge peut ainsi accueillir, entre autres, les tournées charles Baret à de nombreuses reprises.
Théâtre, concert, conférences, music-hall... Le Paris est alors bien plus qu'une salle de concert. En 1958, il est archi comble pour accueillir "le premier grand gala du zoo". Le but était alors de récolter de l'argent en vue de pouvoir offrir au zoo sa première girafe ! C'est à cette occasion que se produiront Gilbert Bécaud en 1960, puis sacha Distel et Rika Zaraï en 1961.
En 1959, quatre ans avant sa mort, Edith Piaf donne un concert au cours duquel elle s'écroule sur scène. Jacques Brel vient également y interpréter son répertoire. "A l'époque, j'étais au lycée, raconte Michel. Quand on a appris que Jacques Brel venait à Maubeuge, ça a été la furie ! Les places se sont vendues comme des petits pains. " Mais l'un des moments les plus marquants de l'histoire du cinéma de l'avenue Mabuse s'est produit en 1962. Le 13 décembre, à 21 heures, eut lieu "la première projection publique mondiale du film" "Un clair de lune à Maubeuge", inspiré de l'histoire de Pierre Perrin, chauffeur de taxi parisien qui fit un triomphe avec sa chanson. Notre lecteur en garde un souvenir émerveillé : "L'avenue était pleine, les gens étaient dehors, sur le parvis, il y avait la presse, la télé. Je me souviens que Pierre Perrin est arrivé entouré de motards de la police. C'était vraiment formidable, on se serait cru au festival de Cannes ". En 1952, des ouvriers entamaient la construction de ce morceau d'histoire maubeugeoise. Soixante ans plus tard, d'autres ouvriers sont chargés d'y mettre un terme. Le Paris méritait bien qu'on lui rende un dernier hommage.
Merci aux Archives municipales de la ville et à nos lecteurs qui se reconnaitront pour leurs contributions à la réalisation de cet article.

Excellent article du grand quotidien régional !

Des photos de la salle ? des anecdotes ? des souvenirs ? racontez, contactez moi, laissez un message...


mardi 20 mars 2012

Derniers clichés du Rex de Sin-le-Noble...

Notre ami et correspondant Arossito nous envoie les dernières photos du chantier de la destruction du cinéma Rex de Sin-le-Noble que nous avons suivi grâce à lui.

Un grand merci à lui pour tous ces clichés.

En souhaitant qu'à partir de maintenant, des témoignages sur le Rex nous arrivent, de nouveaux documents comme des tickets, des programmes, des coupures de presse, des souvenirs d'anciens spectateurs, des gens qui se sont rencontrés dans ce cinéma, qui y ont passé de bons moments, où ils ont découvert le cinéma, l'amitié, l'amour peut-être, ainsi que les héros de leur enfance à travers les images projetés, montrant ainsi qu'un cinéma est bien plus qu'un lieu commercial, mais bien un lieu culturel où se forge les mentalités d'une population...



Départ de l'acteur valenciennois Michel Duchaussoy





Il avait la classe, le talent et la discrétion des grands acteurs qui savent s'effacer devant un rôleafin de le faire vivre et de marquer les esprits des spectateurs.

Né à Valenciennes en novembre 1938, Michel Duchaussoy nous a quitté ce 13 mars 2012.

Voici quelques extraits d'un article de La voix du Nord consacré au lien entre l'acteur et sa ville de naissance :
" L'acteur n'y a certes pas passé l'essentiel de son temps mais a laissé une empreinte indélébile. Celle d'un homme viscéralement attaché à ses racines et profondément attachant derrière une attitude détachée. « Contrairement à ce que l'on pouvait penser, il n'était pas distant, explique Dominique Delvallée, professeur, metteur en scène et ami de trente ans du comédien. C'était une personne discrète, pudique, chaleureuse et humble, comme tous les grands de ce monde. » Les deux Valenciennois s'étaient connus à Paris, à la sortie d'un théâtre où Michel Duchaussoy venait de jouer : « Je suis allé le voir, je lui ai dit d'où je venais et que j'aimais le théâtre : on avait des points communs et ça ne l'a pas laissé insensible car on est toujours resté en contact, ajoute l'homme de lettres. J'allais souvent le voir à Paris car il avait peu de disponibilités pour revenir ici mais c'était toujours un plaisir de parler avec lui en toute intimité. Il aimait ça. On discutait parfois de pédagogie et de l'évolution des jeunes, jamais de politique, mais nos échanges portaient surtout sur la littérature, le cinéma et le théâtre. " (...) Patrick Roussiès, adjoint au maire chargé de la vie culturelle et grand cinéphile, en garde le même souvenir, celui d'un homme humble qui n'a jamais oublié d'où il venait. « Michel Duchaussoy était venu au festival du film de Valenciennes, dans l'une des premières éditions. Nous l'avons ensuite invité en 2001 lors de l'hommage rendu aux hommes de théâtre : Pierre Richard et Catherine Samie étaient là mais pas lui. Il m'avait téléphoné durant plus d'une demi-heure pour s'excuser et me dire combien sa ville comptait pour lui. Six ans plus tard, lorsque Valenciennes était capitale régionale de la culture, dans le cadre d'une opération cartes postales, il avait écrit ceci : "Valenciennes, ville chère à mon coeur entre toutes." Difficile de mieux résumer son attachement à notre ville. » Michel Duchaussoy avait habité dans une maison du boulevard Vauban, avant de partir à Lille et à Paris embrasser sa carrière artistique. Il a entrouvert hier les Portes de la gloire, titre du film dans lequel il avait partagé la vedette avec un certain Benoît Poelvoorde. "


Sa filmographie, accompagnée des pièces et rôles qu'il a interprété au théâtre et à la télévision sur ce lien :

Vous avez connu le jeune Michel Duchaussoy à Valenciennes ? Vous avez un souvenir de l'un de ses passages dans le Nord ? N'hésitez pas à laisser un commentaire !




samedi 17 mars 2012

News sur la pétition pour une cinémathèque...


Depuis près de 15 jours, la pétition pour la création d'une cinémathèque dans le nord-Pas-de-Calais est en ligne. A ce jour, 22 personnes ont signé pour que cette structure indispensable à la sauvegarde du patrimoine cinématographique dans notre région voit le jour.
Depuis, les choses évoluent. A la recherche de membres, mettant en place une structure associative type loi 1901, je suis en train de monter un projet d'association pour, d'abord, lancer une cinémathèque dans l'Audomarois (mon secteur) et, dans un espace plus large, dans le Pas-de-Calais. Des contacts ont été lancés dans le département (pas encore de réponse) et dans ma commune (c'est en bonne voie). Si vous êtes intéressés pour faire parti des membres fondateurs de cette association, faites le moi savoir. Plus nous serons nombreux, plus il y aura de succès et plus cette volonté sera réalisé !
N'hésitez pas à me contacter, et à signer la pétition !!

Je rappelle le texte :

A l'attention du Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais :

De nombreuses régions comme la Corse, la Bretagne, la région Centre, mais aussi des villes comme Grenoble, Saint-Etienne, Toulouse, Nice,... possèdent leur cinémathèque, un centre de conservation des archives filmées et de la mémoire du cinéma de ces villes ou de ces régions. Un lieu de vie, de partage, de connaissance et de valorisation de la région ou de la ville concernée.

Au nord de Paris... rien ! 
Alors que la région Nord-Pas-de-Calais est riche d'une culture originale, de paysages d'une grande variété, de populations d'une grande diversité avec un passé prestigieux, il n'y a aucun organisme chargé de gérer la mémoire cinématographique de notre région. Alors que notre région a compté près de 500 salles de cinéma dans les années 50 par exemple, faisant ainsi du Nord-Pas-de-Calais la région comptant le plus de salles de cinéma, il n'y a rien pour sauvegarder cette mémoire. Alors que la région a compté et compte encore de très nombreux cinéastes amateurs, de télévisions locales, de bobines encore perdues dans les greniers, il n'y a rien pour les sauvegarder, pour conserver cette mémoire et surtout la faire vivre, la faire connaitre et partager ! 

Par cette pétition, nous souhaitons que la région Nord-Pas-de-Calais s'engage dans une politique de conservation et de valorisation de ces images, mémoire du siècle passé afin de sauvegarder notre mémoire cinématographique : tous les films institutionnels, amateurs, les fictions, la mémoire des exploitants, les souvenirs des cinéphiles, tout ce qui a trait au cinéma et qui est aujourd'hui soit disséminé, soit déjà définitivement perdu... Avec le Louvre à Lens et d'autres grands musées dans nos deux départements, notre région a une vocation culturelle indéniable qui doit aussi passer par le cinéma !

Pour signer la pétition, cliquer ici : 

jeudi 15 mars 2012

Le Caméo de Berck-sur-Mer

Voici une photo tirée d'une carte postale ancienne, certainement juste d'avant-guerre et qui ne montre pas une salle de cinéma !
Par contre, et elle est ici agrandie, un détail de ce cliché montre un panneau publicitaire au-dessus d'un café nommé Eugène, situé à l'intersection d'une place, de mémoire, la place de l'église, et où se déroule un marché, certainement hebdomadaire, et une rue, pour l'instant non identifiée. Sur ce panneau gigantesque en bois, on lit l'inscription "Caméo" avec une flèche indiquant l'emplacement de ce cinéma, invitant le quidam à rejoindre cette direction.

Dans une de mes lectures, j'ai également découvert que les enfants du personnel de l’usine Pathé étaient envoyés en colonie de vacances à Berck ( J. Kermabon, Pathé, Premier empire du cinéma, p. 134 ).

Vous connaissez le Caméo, ouverture ? fermeture ? vous avez des indications sur ce cinéma, vous avez des renseignements sur cette colonie de vacances des enfants du personnel Pathé. Contactez moi par mail !

mardi 13 mars 2012

Les cinémas de Lallaing

Un de nos fidèles lecteurs et contributeurs, Arossito nous propose des photos de deux anciens cinémas de Lallaing, le Printania et le Star. Peu d'informations sur ces deux salles de cette commune située entre Douai et Somain.  
Situé 5 rue de Gambetta, le cinéma Printania était dirigé dans les années 50 par M Pokojoki et pouvait accueillir 500 spectateurs. 

Une autre salle existait aussi à Lallaing, le Star, également nommé, mais ce n'est pas sur, le Salon car on retrouve cette dénomination dans l'annuaire Bellaye, dans les années 50.


Les derniers clichés sont donc le Star, dénommé ainsi par notre correspondant Arossito, mais cette appelation n'apparait pas dans mon exemplaire de l'annuaire professionnel Bellaye. par contre, il y a le Salon. Est-ce la même salle qui a changé de nom ? 
Le cinéma Salon a une capacité de 500 places, situé rue Scalfort et était dirigé alors par André Decrouez.
Salon - Star ? mais aussi Printania? Si vous avez fréquenté ces cinémas, des souvenirs, quoique ce soit, alors contactez moi !









mercredi 7 mars 2012

Grand succès pour l'hommage à Georges Delerue

Quoi de plus beau qu'un ancien cinéma comme le Colisée de Roubaix pour rendre un hommage à un fils de Roubaix devenu l'un des plus grands compositeurs de musique de films du siècle dernier ! Ce vendredi et samedi 2 et 3 mars, l'Orchestre National de Lille, dirigé par Dirk Brossé, a rendu un hommage à Georges Delerue, à travers des oeuvres du compositeur, des extraits de ses plus grands thèmes, mais aussi des créations originales signées notamment par Gabriel Yared ou Bruno Coulais, en hommage aux 20 ans de la disparition du roubaisien, distingué notamment de 3 Césars et d'un Oscar !
En deux parties, le concert a envoûté la salle. Avec plus de 80 musiciens, les compositions de Delerue ont montré toute leur ampleur, leur grandeur, et leur émotion, amenant dans l'imaginaire des auditeurs, les images correspondant aux films. Point d'orgue de la première partie, le "Concerto de l'Adieu" du film Dien Bien Phu de Pierre Schoendoerffer tourné en 1991, avec comme invité soliste le grand violoniste  Hrachya Avanesyan. Du bout de son archet, celui-ci a subjugué cette oeuvre poignante, faisant amener des frissons à l'assistance. On ressent alors les liens et filiations qu'il peut y avoir par exemple entre cette pièce de Delerue de 1991 et des compositions assez semblables de John Williams dans "La Liste de Schindler" datant de 1993. Les oreilles des spectateurs ont été charmé dans la seconde partie par des oeuvres écrites pour Truffaut et De Broca où se mêlent habilement piano, basse, accordéon, guitare électrique... Pour terminer, dernier hommage au cinéma, le thème de "La Nuit Américaine", hymne au cinéma et aux images. Applaudissements, standing ovation et rappel avec, pour moi, le chef d'oeuvre de Delerue, le Thème de Camille écrit pour "Le Mépris" de Jean-Luc Godart. Une très grande soirée !
Le 7 mars, le dernier concert hommage s'est déroulé à Bruxelles, dans le studio 4 de Flagey, sur le lieu même où la musique du film "The Artist" a été enregistrée et qui a été récompensée d'un Oscar !
Un grand merci à Nicolas Foulon et à Ugo Ponte pour les clichés de qualité !

dimanche 4 mars 2012

Une pétition pour une cinémathèque dans le Nord-Pas-de-Calais


A l'attention du Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais :

De nombreuses régions comme la Corse, la Bretagne, la région Centre, mais aussi des villes comme Grenoble, Saint-Etienne, Toulouse, Nice,... possèdent leur cinémathèque, un centre de conservation des archives filmées et de la mémoire du cinéma de ces villes ou de ces régions. Un lieu de vie, de partage, de connaissance et de valorisation de la région ou de la ville concernée.

Au nord de Paris... rien ! 
Alors que la région Nord-Pas-de-Calais est riche d'une culture originale, de paysages d'une grande variété, de populations d'une grande diversité avec un passé prestigieux, il n'y a aucun organisme chargé de gérer la mémoire cinématographique de notre région. Alors que notre région a compté près de 500 salles de cinéma dans les années 50 par exemple, faisant ainsi du Nord-Pas-de-Calais la région comptant le plus de salles de cinéma, il n'y a rien pour sauvegarder cette mémoire. Alors que la région a compté et compte encore de très nombreux cinéastes amateurs, de télévisions locales, de bobines encore perdues dans les greniers, il n'y a rien pour les sauvegarder, pour conserver cette mémoire et surtout la faire vivre, la faire connaitre et partager ! 

Par cette pétition, nous souhaitons que la région Nord-Pas-de-Calais s'engage dans une politique de conservation et de valorisation de ces images, mémoire du siècle passé afin de sauvegarder notre mémoire cinématographique : tous les films institutionnels, amateurs, les fictions, la mémoire des exploitants, les souvenirs des cinéphiles, tout ce qui a trait au cinéma et qui est aujourd'hui soit disséminé, soit déjà définitivement perdu... Avec le Louvre à Lens et d'autres grands musées dans nos deux départements, notre région a une vocation culturelle indéniable qui doit aussi passer par le cinéma !

Pour signer la pétition, cliquer ici : 

vendredi 2 mars 2012

Le Ciné du Sana de Montigny-en-Ostrevent


 Un grand merci à notre correspondant Arossito, déjà auteur des précédents clichés concernant le Rex de Sin-le-Noble pour ces photos et ces informations concernant le cinéma de Montigny-en-Ostrevent, le Ciné du Sana, situé, comme son nom l'indique, rue du Sana. Cette salle de 320 places a eu M. Suida dans les années 50. Elle a fermé au début des années 80.
La façade (photos 1 & 2) cache aujourd'hui une maison particulière. A l'époque, il s'agissait de l'entrée d'un café, avec les affiches mises de façon un peu anarchiques entre les tables dans des emplacements pas forcément aux dimensions. Je me souviens par exemple d'affiches recouvrant des moulures en relief. Au fond du café, un petit sas (avec ses portes à hublots opaques de chaque côté) qui menait à la salle (photos 3 & 4). La salle avait pour vocation de devenir une sorte de loft. Elle était très jolie, avec au plafond une décoration en forme de lyre (que l'on peut voir encore) et détonnait un peu avec l'aspect un peu approximatif de l'entrée.
Notre ami et lecteur Jean-Marie Prévost nous propose de nouvelles informations techniques concernant ce cinéma : " la cabine était équipée de 2 bases 35mm Charlin avec lanterne à arc reinarc avec miroir de diamètre 350, ampli s30 symphonic charlin haut parleur de scene charlin, puis en 1973 remplacement de la chaîne sonore symphonic par chaine sonore c65 t2 cmc avec haut parleur altec ''voix du theâtre''. Pour accéder à la cabine, il fallait prendre un escalier qui se trouvait à l'entrée du café et passer dans l'appartement qui est au dessus ".