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mercredi 28 novembre 2012

Deux nouveaux cinémas en construction...

Les pelleteuses vont bon train afin de doter la région de nouvelles infrstructures cinématographiques dans des communes de taille moyenne. Récemment, la Voix du Nord a évoqué coup sur coup le lancement et la construction déjà commencée de deux complexes à Armentières et à Saint-Amand-les-Eaux.

Voici les deux extraits des articles du quotidien régional qui évoquent ces salles. Le premier parle de Saint-Amand et le second Armentières :

"Bientôt (c'est pour 2013), son cinéma et son bowling, qui vont parachever l'offre de loisirs de la cité thermale : leur première pierre (symbolique) a été posée vendredi matin. À ma droite, le centre commercial. Qui sort de la norme habituelle. Après un hôtel, voilà qu'on va y construire un cinéma. Pas un multiplexe au sens que lui donnait le rapport Delon en 2000 (au moins 8 salles et 1 000 à 1 500 fauteuils). Mais on n'en sera pas loin : 6 salles et 1 034 places. Surtout, ce sera « un très bel outil, à la pointe de la technologie en termes d'image, de son, de confort », assure Marc-Antoine Tourbez, gérant de la SARL Ciné Hainaut. Pour dire jusqu'où ira le confort : dans cinq salles, on trouvera à chaque rangée un fauteuil de couple (en anglais, love seat!), à dossiers et assises doubles mais accoudoir relevable. À côté des films grand public, Cin'amand - ce sera son nom [note du rédacteur de ce blog : nom moche, après le Cinos de Berck, voici le Cin'amand, bof, bof, bof] - aura aussi une programmation art et essai : « L'objectif est d'avoir la labellisation », formule Marc-Antoine Tourbez. Ce passionné de cinéma âgé de 27 ans, précédemment directeur adjoint d'un restaurant de Dunkerque, a su convaincre Bertrand Le Côme, le patron du centre commercial, entré au capital de la SARL. Montant de l'investissement : 4,7 ME. Ouverture espérée en août ou septembre 2013"


Voici le second article, signé par Bruno Trigalet et qui est paru le 9 octobre... Désolé pour le retard, j'aurais du en parler avant...
"Ça y est, les portes de l'ancien tissage et de la filature Beaudeux se sont ouvertes hier pour accueillir les premières équipes de chantier. Dans un décor de cathédrale industrielle fantomatique, le travail de désamiantage et de curage a commencé. Nous voici vraiment dans la phase opérationnelle de la construction du futur complexe cinématographique.  
La « base vie » est installée sur deux niveaux depuis une semaine, rue Paul-Pouchain, juste en face de la médiathèque. Depuis hier, cette « base vie » de chantier vit vraiment. Quatre ouvriers et techniciens d'Eiffage Construction et autant de la société de démolition calaisienne LBS y ont pris leurs quartiers. « On commence par la phase de désamiantage et de curage, c'est-à-dire de nettoyage, explique Marc-Antoine Jacqz, le conducteur de travaux d'Eiffage Construction. Après, on en viendra à la phase de démolition proprement dite, puis à la construction . » Qu'on se rassure, la démolition en question ne concerne que l'intérieur de ce magnifique bâtiment industriel qui abritait jadis les tissages et filatures Mahieu (les initiales « AM » d'Auguste Mahieu ornent encore la façade) qui, plus tard, devenait la confection Beaudeux. Les murs extérieurs et façades ainsi que la verrière centrale, protégés par une inscription à l'inventaire des Monuments historiques, seront donc préservés.
Au sol, dans ce qui sera la future rue couverte, des vieux rails témoignent du passé glorieux de ce tissage : c'est ici, sous la verrière aux dimensions gigantesques, que les wagons de marchandises chargeaient et déchargeaient matières premières et produits finis (toiles et bobines de fil). D'ici, on entendait au loin le bruit des métiers Jacquart et des machines qui servaient au cardage et au peignage des fibres. Depuis une bonne quinzaine d'années, lorsque Beaudeux a fermé ses portes, les lieux étaient à l'abandon. L'ancienne cathédrale industrielle, qui s'étendaient jusqu'aux abords de l'actuelle Sécurité sociale en passant par la médiathèque était devenue le royaume des pigeons, rongeurs et autres squatters. Sur la gauche de la rue centrale, en entrant par la rue de la Gare, s'étendent les espaces immences des anciens entrepôts. Sur la droite, les anciens grands bureaux. Verrières, pièces de décoration et moulures en bois sentent encore l'ambiance des bureaux des comptables, dactylographes, sténographes et autres cols blancs des anciennes usines textiles. Bientôt, une fois que les cloisons et les murs intérieurs auront été abattus et que l'espace aura été reconstruit, il y a aura ici la partie commerciale du complexe cinématographique et de loisirs. Une cellule de 393 m², une autre de 330 m². Plus loin, rue Paul-Pouchain, côté médiathèque, une plus grande cellule de 511 m², insérée dans le cinéma, sera aménagée aussi. Quant au cinéma, c'est dans la partie gauche de l'ancien tissage, dans des bâtiments neufs, côté médiathèque, qu'il offrira ses cinq salles et 720 fauteuils."

Excellent dernier article sur Armentières, qui montre qu'avec intelligence, on peut parler de futur dans un lien patrimonial qui n'est pas voué aux démolisseurs. Certains communes devraient prendre exemple (Lens, peut-être qui a voulu raser définitivement l'Apollo ?). Par contre, cet article ne mentionne pas le nom de ce futur complexe ni qui en sera l'heureux exploitant... Si quelqu'un a une info sur ce sujet, je suis preneur !!! Pitié, pour le nom du complexe, pas de Cin'Armentières ni de Cinarm'
Rappelons également la construction d'autres complexes pour des communes moyennes à Berck / Mer (le Cinos, je l'ai déjà dit) et celui de Fourmies (dont le futur nom m'échappe). Si vous connaissez d'autres projets, laissez moi un mot ou écrivez moi !

dimanche 25 novembre 2012

Un cinéma inconnu à Montigny...





Voici un détail d'une carte postale et la carte en elle-même, ainsi que la vision contemporaine sur Google earth streetview du même endroit...
Le détail provient de la carte postale ancienne, au niveau de la barrière sur la droite, juste au-dessus... On voit très bien l'enseigne. Ce zoom sur cette carte postale ancienne de Montigny-en-Gohelle, commune minière entre Lens et Douai près de Hénin-Beaumont, montre le Cinéma des Familles, une partie de sa façade, sur le côté. Nous nous situons près de l'ancienne gare de Montigny, rasée aujourd'hui. Le paysage a même bien changé. Il n'y a plus de voie ferré, juste un chemin, une allée paysagère, les rails ont disparu. Près de ce cinéma des familles, la maison située à coté a disparu pour laisser la place à un parking et le cinéma lui aussi, rasé, a laissé la place à un Centre Social, le CCAS.
Vu le paysage de destruction de cette carte postale, Jean-Marie Prévost évoque la possibilité que ce cinéma soit antérieur à 1914 et qu'il a subi l'occupation allemande. Au retour de la paix, on voit sur cette carte postale les ravages du souffle de la guerre et, peut-être, ce cinéma a disparu dans l'immédiat après-guerre puisqu'il n'en reste aucun témoignage dans l'entre deux guerres. 
Un grand merci à Mr Jean-pierre Detève de Montigny-en-Gohelle pour la carte postale ancienne, ainsi que le musée municipal de cette commune !
Un lecteur aura-t-il la réponse sur cette salle : date de  construction ? de destruction ? nom des propriétaires ? Sachant que rien ne reste aux archives municipales de Montigny.... à moins qu'aux archives départementales dans les dossiers sur les dommages de guerre ??


vendredi 23 novembre 2012

Deux cinémas en plein lifting

Deux articles de La Voix du nord nous annonce pour cette fin d'année, des changements complets dans deux multiplexes de la région : l'ancien AMC de Dunkerque devenu O'Ciné depuis quelques mois et le Majestic de Douai.

Voici en intégralité les deux articles sur ces cinémas, le premier signé par Bruno Verheyde sur le Ociné dunkerquois et le suivant sur le Majestic de Françoise Tourbe : 


Pascal Virot, directeur du OCiné dunkerquois
Comme dans un bon vieux film de guerre, les plans sont posés sur la table. Détaillant avec précision les manoeuvres... pacifiques, Pascal Virot, directeur d'Ociné Dunkerque a devant lui le programme de réhabilitation du complexe cinématographique dunkerquois. Ces plans, il les regarde avec gourmandise, attendant avec impatience (tout comme les cinéphiles dunkerquois) le lifting attendu depuis le départ d'AMC et la reprise par Ociné en décembre dernier. Depuis onze mois et le départ de l'exploitant américain, l'enseigne n'a toujours pas été changée.
Une décision assumée par les nouveaux propriétaires. « Une enseigne c'est une signature, explique Pascal Virot, le directeur de l'établissement. Nous sommes dans nos murs mais nous ne nous sentons pas encore chez nous car la rénovation n'est pas achevée. Visuellement il y a encore beaucoup à faire même si les investissements ont déjà été très importants. Nous avons fait venir le numérique, la 3D, changé les écrans, réhabilité le système de climatisation, revu les évacuations, mis en place une politique commerciale beaucoup plus dynamique.
L'une des initiatives récentes, la mise en place de séances matinales chaque dimanche et lors des vacances scolaires (à 11 h) à un tarif de 5,50 E, a connu un gros succès. Pour la première, le 7 octobre, une cinquantaine de spectateurs avaient répondu à l'appel. Ils furent 75 la semaine suivante et une centaine huit jours plus tard. Dimanche dernier, ils étaient 188 ! « C'est un véritable succès. Je savais que ça pouvait marcher car j'avais déjà expérimenté ces séances dominicales dans d'autres complexes. » Autres nouveautés commerciales mises sur pied depuis une semaine : la création d'une carte d'abonnement (lire ci-dessous) et la possibilité d'effectuer les réservations par Internet. Afin d'inciter les clients à acheter leur billet via le Net (et ainsi leur éviter les files d'attente), Ociné leur offre un tarif préférentiel de 6,50 E jusqu'au 11 décembre pour tout achat effectué en ligne.
« Sur le site, les gens peuvent également avoir accès à toute l'actualité cimématographique, se tenir au courant des avant-premières, des sorties futures... » Reste désormais à soigner l'emballage. C'est ce qui devrait être fait dans les prochains mois. « Les plans sont là, le choix des matériaux est en cours et nous sommes en contact avec les entreprises. Nous nous penchons quotidiennement sur le sujet. La revendication principale des clients concerne l'état des toilettes. Je les comprends. Les évacuations ont été révisées et la décoration sera prochainement refaite. Parallèlement, nous nous attelerons à la rénovation des salles. » Une fois les travaux achevés, il sera alors temps de poser sa signature en lettres lumineuses au fronton du Pôle Marine. •



Voici Douai : 
Façade du Majestic
Les travaux qui commencent la semaine prochaine dureront près d'une année pour un investissement de trois millions d'années.  Moquettes cracras, fauteuils lacérés, ambiances tristounettes, portes de salles bruyantes... Le Majestic, qui n'a pourtant qu'une douzaine d'années, a mal - voire très mal - vieilli. Et encore ne parle-t-on pas ici de ce qui ne se voit pas : toiture, chauffage, électricité... le tout en triste état. En cause des malfaçons à la construction et, pour Jean-Claude Tupin, PDG du groupe Majestic, une gestion pour le moins approximative jusqu'à ce qu'il rachète le multiplex, en 2003. « Pour les malfaçons, nous avons engagé une procédure judiciaire contre les entreprises qui ont mal fait leur travail.
Cela prend un temps fou... Et tant que toutes les expertises n'étaient pas complètes, nous ne pouvions pas commencer les travaux. Mais, cette fois, nos dossiers sont bouclés et nous allons lancer la rénovation de ce cinéma, sans attendre le résultat de notre action en justice. Par respect du public...  » La cure de jouvence commencera la semaine prochaine par la toiture et le chauffage, ce qui sera donc sans incidence sur le fonctionnement du cinéma : « Mais de toute manière, même lorsque nous en serons à la réfection des salles, nous ne fermerons pas », souligne Virginie Henniquaux, la directrice du Majectic Douai. Par la même occasion, l'agencement des caisses sera repensé, un comptoir confiserie sera créé dans le hall, les toilettes seront entièrement réaménagées : « C'est bien simple, on refait tout », résume Virginie Henniquaut.
La seule chose qui ne changera pas, finalement, au Majestic, c'est la technique : « En neuf ans, nous avons renouvelé tout le matériel de projection, martèle Jean-Claude Tupin. Nous sommes, de ce point de vue, très en avance. Nous avons des projecteur numériques dans nos dix salles, avec 3D active. » Pour penser les espaces, choisir les matériaux, associer les couleurs, un agenceur, sorte de super décorateur d'intérieur, sera sollicité. Ce qui n'empêche pas Jean-Claude Tupin et Virginie Henniquaux de rêver : « Moi, j'ai envie d'une esthétique industrielle, avec du métal. Quelque chose de classe... », suggère-t-il. « Code couleur », ambiances « chaleureuses et feutrées », répond-elle... Mais pour profiter de tout cela, le public devra attendre puisque la décoration des salles, et le renouvellement des fauteuils n'interviendront qu'à la fin des travaux.
Quant à Jean-Claude Tupin, il a encore un rêve : que ce soit Dany Boon qui viennent couper le ruban inaugural. Mais là, c'est avec l'agenda du Ch'ti le plus connu du monde qu'il faudra compter.  

jeudi 22 novembre 2012

Des séries tournées dans la région !

Photo du tournage de Commissaire Magellan, photo de Nord-Eclair
Actuellement, deux séries qui font la joie des téléspectateurs de France Télévision sont tournées dans notre région : "commissaire Magellan" pour France 3 et "Les petits meurtres d'Agatha Christie" pour France 2.
Les deux séries sont soutenus financièrement par le CRRAV (Centre Régional de Ressources Audiovisuels), institution d'une grande importance et dont nous n'avons pour l'instant jamais parlé). Elles sont toujours en tournage, suivant les aléas des mois de production et il est toujours possible sur le site internet du CRRAV ( http://www.crrav.com/tournage_derniers.php ) de connaitre les films et séries en tournage dans la région.
"Commissaire Magellan", interprété par l'excellent Jacques Spiesser, est dans la pure tradition de la fiction policière "à la française" : enquête classique, vie familiale ordinaire du héros qui se veut ancré dans la normalité, avec des capacités de réflexion ordinaire, bref, à la fois un héros de son temps dans une France banale (la normalité affichée comme une règle de vie jusqu'au plus haut sommet de l'Etat, se reflétant dans les fictions françaises qui souhaitent à tout prix, contrairement à leurs pendants américains de montrer des super-héros prêts à dénouer une intrigue policière en 40 minutes avec des techniques de pointe), bref une fiction "à la papa" comme la production télévisuelle sait si bien les faire et qui draine un large public puisque la série compte déjà 9 épisodes et que les tournages continuent régulièrement.

Photo du tournage de la nouvelle équipe des "Petits meurtres
d'Agatha Christie", le long de la Deûle à Lille. Avec les voitures visibles
sur cette image, on voit qu'il s'agit de cette nouvelle saison.
Beaucoup plus connus, "les petits meurtres d'Agatha Christie" se décompose de deux volets, suite au départ des deux premiers héros : l'impassible commissaire Larosière (excellentissime Antoine Duléry, voyez son jeu et son talent lorsque son personnage se trouve en présence d'éléments féminins) et son adjoint Lampion (Marius Colucci, sous-utilisé dans la fiction pour le petit comme pour le grand écran et qui a un réel potentiel). Ces deux personnages aux rapports troubles naviguent dans des enquêtes policières qui se veulent être de libre adaptations de romans et nouvelles d'Agatha Christie. on est dans une production qui soigne les décors et les ambiances des années 30 avec un réalisme pointu (félicitations aux accessoiristes, décorateurs...). Souhaitant tourner la page, les deux comédiens ont choisi de quitter la série au bout de 11 épisodes, mais la production a décidé de lancer deux nouveaux enquêteurs, cette fois-ci un couple homme-femme avec un déplacement temporel judicieux dans les années 50 afin d'éviter les comparaisons et de repartir sur de nouvelles bases. Place donc dans les prochains mois sur France 2 au commissaire Laurence (Samuel Labarthe) secondé par la journaliste Alice Avril (Blandine Bellavoir)
Pour ces deux séries, les tournages se font dans de nombreux endroits de la région. Les lieux sont très rarement prononcés, on les devine parfois. On cherche surtout, dans les deux séries à montrer une vie et une ville provinciale avec ses charmes, son aspect "petit" ou "grand" bourgeois", des villes ordinaires, peu ou pas connotées. Les différences se font sur la temporalité puisque Commissaire Magellan se veut actuel, dans une France d'aujourd'hui alors que les deux séries des "Petits Meurtres" sont marqués dans le temps : les années d'entre deux guerres pour la première "saison" avec Duléry et Colucci et les années 50 avec le duo Labarthe et Bellavoir. Magellan présente un Nord-Pas-de-Calais de "villes de provinces". Aucun lieu n'est cité et les personnages vivent dans une ville imaginaire nommée Saignac, un mélange de Cassel, Lille, Valenciennes avec des lieux seulement identifiables par ceux qui connaissent bien ces secteurs. Pas d'images de terrils, de géants, de beffrois, de Cap Gris-Nez,... C'est un peu différent pour "Les petits meurtres" puisque les lieux sont clairement identifiés. Les héros donnent souvent les noms des localités, ou alors on les voit nettement mieux quand chez "commissaire Magellan". Ils n'hésitent pas non plus à se rendre sur la côte puisque, de mémoire, un épisode se déroule au bord de mer et on reconnait très bien la côte d'Opale. Par leur situation chronologique et sociale, seules les intrigues "bourgeoises" intéressent Lampion et Larosière. On voit dans de nombreux épisodes de belles et vastes demeures bourgeoises, des petits manoirs où vit une famille élargie : parents, grands-parents, cousins, et domestiques. Cela est lié à la trame laissée par Agatha Christie qui évoque rarement dans ces oeuvres des drames et meurtres chez les ouvriers, par exemple... La nouvelle saison actuellement en tournage et bientôt sur les petits écrans ne dérogera pas à la règle. Les lieux sont clairement identifiés. Dans un article récent, La Voix du Nord a même indiqué qu'on allait apercevoir la façade néo-gothique de son siège sur la Grand'Place de Lille dans un des épisodes et que les plaques d'immatriculation des voitures seront estampillées 59. Mais comme avec la saison "Lampion - Larosière", le nouveau duo évoluera très certainement dans un milieu social élevé, reprenant certainement des pistes et des enquêtes vues dans les trois films de Pascal Thomas avec Catherine Frot et André Dussolier dont cette nouvelle saison semble librement inspirée... Bref, dans les deux cas, la région est une agréable toile de fond, sans aucune connotation péjorative, pour des aventures policières de facture classique, au charme certain et qui a son public. Les villes du Nord, l'ambiance du Nord est parfois perceptible, mais elle n'est pas, et de loin, un des éléments moteurs de l'histoire qui pourrait très bien se dérouler au fin fond de la Lozère. C'est parce que le Nord-Pas-de-Calais est reconnu comme une terre de cinéma, avec d'excellents techniciens, avec une grande variété de paysages urbains et de très belles vues de campagnes, sans, non plus être très loin de prises de vues du bord de mer, que ces tournages se déroulent ici.
Article de Nord-Eclair sur le tournage d'unn épisode du Commissaire Magellan :
Un reportage vidéo sur le tournage des "Petits Meurtres" à Comines avec le duo Larosière et Lampion : http://www.youtube.com/watch?v=BhgNQhQMZUw

Photos du tournage des "Petits meurtres" à Lille : http://nord-pas-de-calais.france3.fr/info/les-petits-meurtres-d-agatha-christie-a-lille-76763755.html

Liste des épisodes des "Petits meurtres" avec le résume des épisodes et les lieux de tournage : http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Petits_Meurtres_d'Agatha_Christie

mardi 20 novembre 2012

La Chambre Syndicale des cinémas de la région Nord-Pas-de-Calais

Affiche pour CinéSun 2012 : la manifestation
emblématique de la Chambre syndicale
Le 25 octobre dernier, la Chambre syndicale des exploitants de salles de cinéma dans le nord de la France a tenu un conseil d'administration qui a procédé à l'élection d'un nouveau Président et d'une nouvelle équipe dirigeante. Cet organisme représente 62 établissements cinématographiques de la région dispersés dans 54 villes de la région et affiche une jauge de 245 écrans ! Ce syndicat regroupe toutes les exploitations : de la petite entreprise quasiment gérée par des structures municipales, au méga groupe type Pathé ou Kinepolis. Elle représente les exploitants au sein d'organismes, essaie de défendre la région et ses équipements culturels, essaie de dynamiser la fréquentation, de gérer les problèmes liés au passage au numérique, s'occupe de questions sociales,...Des manifestations qui touchent le cinéphile nordiste sont également organisés comme CinéSun, devenu, à la fin des vacances d'août, un véritable rendez-vous nordiste pour le cinéma, comme c'est le cas de la fête du cinéma en juin. 

Pour une durée de trois, c'est Cathy Coppey, du groupe O'Ciné (Dunkerque, Saint-Omer et Maubeuge), qui a été élue Présidente. Laurent Coët du Regency de Saint-Pol-sur-Ternoise, Jacky Lebas des Stars de Boulogne-sur-Mer et Delphine Paumier du Cinéville de Hénin-Beaumont sont nommés tous les trois vice-Présidents de ce syndicat. Didier Dupuis du Familia de Berck-sur-Mer est au poste de secrétaire, assisté par Philippe Caron du Foyer de Bousbecque. le poste de trésorier échoie à Jérome Zelent de l'UGC de Lille.
A l'étude de ces postes distribués, on remarque une quasi absence des grands cinéma lillois, mais aussi des cinémas de la Métropole. Quasi absence également de représentants de grands groupes : personne de Pathé, de CGR,... Excepté O'Ciné et Cathy Coppey, personne également de l'autre grand groupe de cinéma nordiste autour du Métropole et de la holding Lumières créé par M. Vermoesen et récemment revendu ! Ce sont les salles des petites et moyennes communes qui tirent leur épingle du lot, preuve du dynamisme et du sérieux des dirigeants de ces structures. Avec la reprise de l'AMC à Dunkerque et une montée en puissance du groupe géré de manière familiale, prime est donné à Cathy Coppey qui prend en main l'organisation, assisté notamment de Laurent Coët dont le cinéma Saint-Polois est une véritable réussite reconnue tant par les acteurs du monde du cinéma que par la population locale qui plébiscite ce cinéma de proximité. Autre information constatée, la supériorité relative du département du Pas-de-Calais représenté par 5 salles contre 4 pour le nord, si on prend comme point de départ la séparation en trois entités distinctes du groupe O'ciné (1 complexe dans le Pas-de-Calais à Saint-Omer et deux complexes dans le Nord (Maubeuge et Dunkerque)). Ce dernier groupe étant originaire de l'Audomarois, on peut dire que c'est tout le Pas-de-Calais qui domine cette chambre syndicale, que ce soit la Présidente comme les vice-présidents. Seuls les postes de secrétaire adjoint et celui, stratégique, de trésorier vont vers le Nord.

Le site internet de Cinésun : http://www.cinesun.fr/

lundi 19 novembre 2012

De superbes photos du Palace de Valenciennes

Récemment découvert, mais présent sur internet depuis des mois, voici un lien vers un ensemble de photos de toutes beautés sur le Palace de Valenciennes. Gros plans, sublimes clichés, zoom sur des aspects Art déco de ce bâtiment : l'entrée, les colonnes, les mosaïques...
Peu à peu, l'ensemble dépérit, totalement à l'abandon alors qu'il s'agit véritablement d'un trésor architectural des cinémas du Nord-Pas-de-Calais. Mais l'usure du temps et une municipalité absente abîment lentement mais surement ce qui pourrait être un splendide édifice, une possible cinémathèque régionale... N'hésitez pas à naviguer et aller d'image en image sur ce site de photos ! 
Un grand merci à Sebastien Dussart pour la qualité de ces photos (et les autres d'ailleurs : sur le patrimoine valenciennois, les façades,etc...)

samedi 17 novembre 2012

Hommage à Mme Veuve Lampaert, résistante et directrice de cinéma

Mme Lampaert recevant certainement la Légion d'Honneur en compagnie du Préfet

Route d'Harnes, à Montigny-en-Gohelle près de Hénin-Beaumont.
Une vaste cité minière dénommée la cité de la Plaine, des corons dans un quartier qui a pris son plein essor avec l'extraction du charbon. Un nouveau quartier éloigné du centre-ville se développe et avec lui des commerces pour les familles de mineurs. Les estaminets, les épiceries,... et le marchand de cycles car c'est là (et on ne sait par pourquoi...) que le belge Gustave Lampaert a choisi de s'installer après une belle petite carrière de champion cycliste en Belgique. Il monte un petit commerce de réparations de vélos, de vente... Notre homme est né en 1902. Il est marié à Marie-Léontine Prévost, également née en 1902, a un garçon prénommé aussi Gustave et s'installe dans le bassin minier, à Montigny, à une date inconnue entre les deux guerres mondiales... 
1940 : l'invasion allemande. Gustave, à une date inconnue, entre dans la résistance au sein du réseau "Voix du Nord". Il cache notamment des armes issues de la débâcle de 1940 sous la cuisine de son habitation où il a creusé une petite cachette pour approvisionner les résistants. Son épouse participe à ses activités : elle nettoie, graisse et entretient les armes. Le mercredi 15 mars 1944, sur dénonciation, la maison des Lampaert est cernée par les soldats allemands. Arrêté dans son jardin, Gustave est ramené dans sa cuisine où se trouvent sa femme et son fils, alors âgé de 19 ans. Comprenant que pour lui tout est fini, que les allemands savent tout, Gustave réussit à s'emparer d'un couteau avec lequel il porte un coup mortel à la gorge d'un soldat et un second coup dans la poitrine d'un autre. Une rafale de mitraillette l'abat froidement devant les yeux de sa petite famille. Sa femme et son fils sont alors arrêtés  conduits à Lille dans les salles de torture de la Gestapo. Le fils est mis au supplice devant sa mère. Ils seront tous les deux déportés en Allemagne.
Mai 1945, Mme Lampaert et son fils Gustave, invalide, peut-être à cause des tortures, mais cela n'est pas sur, reviennent de l'enfer et s'installent de nouveau à Montigny pour reprendre leur commerce. Abandonnant probablement le vélo - mais ce n'est pas sur - ils profitent de l'immense atelier dorénavant vide et mitoyen de leur logement pour créer le "Cinéma Lampaert" ! Hélas, sans grand succès... Le cinéma tourne un temps mais rapidement (malheureusement, je ne connais ni la date d'ouverture, ni la date de fermeture. Mais en 1950, d'après l'unique exemplaire Bellaye en ma possession, il n'est pas encore inscrit. Il n'y a alors que deux cinémas à Montigny : le Familial, la salle du curé déjà évoqué sur ce blog et le cinéma Français, déjà évoqué aussi mais dont nous reparlerons prochainement). 
La Route de Harnes à Montigny, en 1910. Au bout de cette rue, bien visible à droite, le hangar de ce qui semble être le futur atelier de vélos et futur cinéma Lampaert après la seconde guerre mondiale.
Pour ses faits de résistance, pour sa bravoure et son courage, Marie-Léontine Lampaert, directrice de cinéma, va recevoir de nombreuses distinctions et décorations : Chevalier de la Légion d'Honneur, très certainement en 1961, Médaille Militaire, Croix de guerre avec Palmes, Médaille de la Libération, Croix du Combattant Résistant Volontaire, Croix du Prisonnier Politique deux Etoiles, Diplôme du Président Eisenhower, Certificat air chief marshal Commandant suprême pour assistance aux soldats et aviateurs anglais...
Madame Lampaert décède le mardi 4 septembre 1984. Seule, n'ayant aucun membre de sa famille (son fils Gustave décède en 1978 ), ses funérailles ont lieu à Montigny le 7 septembre. Elle est inhumée dans cette commune. L'ensemble de ses décorations ont été remises par jules tournois et Pierre Defives, à la commune de Montigny et au musée municipal afin que la mémoire de Mme Lampaert soit entretenue et que ses actions, avec celles de son mari et de son fils soient perpétuées pour les générations futures.

Un grand merci à l'Association historique de Montigny-en-Gohelle, à son musée municipale et à son responsable, Philippe Rulkin, et aussi à Mr Pierre Defives pour ses souvenirs et ses connaissances sur cette époque !

 Jours et heures d’ouverture du Musée de Montigny : 
Les 1er et 3ème lundis de chaque mois pour le dépôt de documents et d’objets.
Les 1er et 3ème samedis de chaque mois pour la visite du Musée.

jeudi 15 novembre 2012

Le mystère du Famila de plus en plus éclairci...

Il y a de cela quelques jours, je publiais ici un message sur un cinéma que je ne connaissais pas : le Familia de Bray-Dunes. On connait le Fa Mi La mais cette nouvelle salle était véritablement un mystère... en parti résolu grâce à l'ami Robert Mawet qui m'a envoyé une carte postale et son agrandissement de cette salle du Familia.
Ce cinéma était donc installé pas très loin de la digue et du Casinon de Bray-Dunes. On voit très bien sur ces deux premières images que, contrairement au premier document mis en ligne où on voyait parfaitement la façade, il y a bien deux grandes entrées (et une troisième cachée par le store (voir détail, première photo de ce message)), mais aussi que le bâtiment avait deux "tours" (je ne vois pas comment les appeler autrement) puis la salle en tant que telle, beaucoup plus "renforcée" par rapport à la rue, alors que le premier document publié ne le montrait pas... (j'espère que je suis clair, mais il suffit de comparer les deux documents pour s'en rendre compte).
J'ai bien sur contacter la municipalité pour en savoir un peu plus, ou une association historique sur Bray-Dunes, ou un érudit local... Aucune réponse de la municipalité, à croire que leur adresse internet est un gadget... Si vous êtes habitant de Bray-Dunes, et que vous lisez ces lignes, merci de faire 2 ou 3 petites recherches directement à la mairie, cela pourrait m'aider. Je sais parfaitement qu'au guichet de cette commune, on ne trouvera pas de réponse, mais ils doivent tout de même connaitre un Ancien qui doit connaitre l'existence de cet ancien cinéma, certainement victime des terribles bombardeemnts qu'a connu Bray-Dunes lors de l'invasion allemande et surtout lors de l'opération Dynamo. Seul le Fa Mi La dont l'histoire complète est encore à écrire, a survécu à ces événements...
En comparant les deux derniers documents proposés sur ce message, la carte postale ancienne complète de l'ami Mawet et ce que c'est devenu aujourd'hui grâce à StreetView et Google Earth, on voit que le batiment a été entièrement rasé et que seul celui qui est à l'intersection a survécu au conflit et aux ravages des politiques urbaines...

 
 


lundi 12 novembre 2012

Un gagnant de "Masterchef" peut-il renverser les clichés ?

Qu'un grand quotidien régional consacre deux jours de suite ces deux pages régions, certainement les plus lues car présentes dans toutes les éditions locales, à un gagnant d'une "télé-réalité" sur la cuisine, ne peut pas laisser indifférent...
En remportant l'émission culinaire de TF1, le saint-polois Ludovic fait aussi gagner le Nord-Pas-de-Calais et montre aux médias, et par leur entremise, aux français, une autre image de la région. Bien loin des clichés sur la gastronomie du Nord, très éloigné des frites-fricadelles de "Bienvenue chez les ch'tis", le travail de Ludovic pendant ces trois mois d'émissions a bien montré que le palais gustatif des gens de la région ne se limite pas exclusivement aux "baraques à frites" si typiques de nos contrées et qu'il faut bien sur conserver et entretenir, car c'est ça aussi le Nord... Mais parce qu'il montre aux téléspectateurs qu'avec de la volonté, du soin, du talent on peut y arriver, le gagnant Ludovic est représentatif de notre région. Cependant, cette image a été travaillé dans les montages. Souvenons-nous, si vous avez suivi cette émission, et La Voix du Nord s'en est fait l'écho, que Ludovic a été montré au tout début des premières émissions comme quelqu'un d'arrogant, sur de lui, montrant de quoi il est capable. N'oublions jamais le talent des monteurs (qui plus est lors d'une émission de téléréalité) qui cherche à faire des personnages lambdas des héros télévisuels avec une histoire à raconter... En tout cas, avec Ludovic, les chaines de télé nous montre un autre visage du Nord, bien loin de ce que montre les reportages des grandes messes de 13 h et de 20 h. On est très loin aussi d'autres vedettes ch'tis de la téléréalité et dont reparlerons un jour que sont le pizzaiolo de Koh Lanta (qui, parce qu'il est du Nord exagère l'accent, essaie de la jouer Danyboon, coeur sur la main, bien gentil...) ou ceux qu'on envoie à Las Vegas, Miami ou Mykonos et qui nous proposent une vision bien niaise des gens de la région...


mercredi 7 novembre 2012

Le cinéma Modern' de Rouvroy



Voici quelques informations concernant le cinéma de Rouvroy. Un grand merci à Jean-Charles Havet de la mairie de Rouvroy pour m'avoir communiquer tous ces renseignements, en espérant que ceux-ci puissent alimenter certains souvenirs de lecteurs qui, à nouveau, nous donneraient d'autres infos...

En 1941, la plus ancienne trace aux archives municipales de Rouvroy, nous trouvons le  Cinéma Léon Havez, dans la  rue du Maréchal Pétain (rebaptisée depuis...).
Aux dires d’une dame âgée de la commune (92 ans), elle a connu ce cinéma alors qu’elle avait une dizaine d’années, donc aux alentours des années 1930. C’était du cinéma  muet. Quelquefois, d'après elle, deux ou trois musiciens venaient pour accompagner le film. Il semble ensuite que cette salle continue de s'appeler cinéma Léon Havez jusqu’en 1959. L'année suivante, en 1960, le cinéma Léon Havez devient le cinéma « le Modern’ », rue du Général de Gaulle (l'ancienne rue du Maréchal Pétain, rebaptisée après la guerre). D'après l'exemplaire de l'annuaire professionnel Bellaye en ma possession, cette salle a alors une capacité de 704 places.
En 1983, au vue d’une délibération municipale,  une transaction est menée avec les pompes funèbres générales pour la reprise du cinéma « le moderne ». On peut donc supposer que le cinéma a définitivement cesser d’exister en 1982, ou avant, c'est à confirmer...

mardi 6 novembre 2012

Succès pour le ciné-concert "Métropolis" de l'ONL


Malgré de sérieux bouchons ce soir là et une absence totale de places de stationnement autour de Lille Grand Palais, notamment à cause d'un autre concert au Zénith (celui de Barathi, la comédie musicale bollywoodienne qui a eu lieu même jour, même heure), le ciné-concert de l'Orchestre National de Lille proposant le film de Fritz lang, Métropolis a rencontré un vif succès. L'originalité d'une telle séance a été salué et le public en redemande... Satisfaction car cela recommence en février 2013 !

Voici deux vidéos proposant un reportage sur ce Ciné-concert d'exception, en attendant le prochain en février consacré à ... Matrix !
http://touch.dailymotion.com/video/xut1q6_cine-concert-l-onl-sonorise-metropolis-le-film-culte-a-lille_music
http://nord-pas-de-calais.france3.fr/info/fritz-lang-et-son-metropolis-accompagnes-par-l-onl-76752873.html


samedi 3 novembre 2012

Le Familia, un cinéma inconnu à Bray-Dunes

Voici un cinéma totalement inconnu... 
Je n'avais jamais entendu parler de cette salle dans la petite commune de Bray-Dunes, uniquement connu par son cinéma Fa Mi La...
Qui a déjà entendu parler de ce cinéma Familia à la façade imposante, richement décorée de bas-reliefs de chaque côté, ainsi que la présence de cornes d'abondance sculptées et débordant de fruits, avec, à l'entrée de la porte centrale, un programme, malheureusement illisible ? 
Au début, je pensais à la première façade d'avant-guerre du Fa Mi La. Mais quand je compare ce document avec ce que j'ai, ce n'est pas très ressemblant et c'est discutable, ne ressemblant en rien à la petite entreprise, au petit commerce du Fa Mi La... Ici, il semble qu'on a affaire à un gros et grand cinéma qui, pourtant, n'a laissé aucune trace. Pareil, s'il s'agit réellement de la même salle, pourquoi être passé du Familia au Fa Mi La ? Si vraiment il s'agit de la même salle, pourquoi le directeur aurait-il changé le nom de son cinéma ?... N'ayant pas d'annuaire ancien, de base de données de l'entre deux guerres pouvant m'informer sur la réalité de cette salle, de son propriétaire, de son possible lien avec le Fa Mi La, voici, un peu comme une bouteille à la mer, ce document photographique, peut-être le seul qui existe concernant ce cinéma... 

jeudi 1 novembre 2012

Des vidéos amateurs sur youtube

Très très difficile de trouver de vieux films amateurs concernant la région. Sur Youtube, peu d'images amateurs, peu de films vidéos anciens, uniquement quelques vidéos postées ici ou là, mais tout cela est bien mince...

Si vous en connaissez et qui ne sont pas là, merci de me prévenir...

Des vues de Lille, Roubaix, Tourcoing et du tramway dénommé Mongy pour ceux qui ne le connaissent pas.C'est bizarrement ce moyen de transport qui a attiré la mise en ligne de vidéos de la région  :
http://www.youtube.com/watch?v=Fqdx40eabAg&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=bipT_6ghKaE&feature=related

Une vidéo de Roubaix en 1979, un film de 52 minutes ! Un vrai documentaire sur les roubaisiens, les transformations des quartiers... :
http://www.youtube.com/watch?v=1snOg2M5yCw&feature=related
Roubaix dans les années 70 encore :
http://www.youtube.com/watch?v=qTwtTuRl9dg

Il est également possible de visionner trois films amateurs mis en ligne sur le site de l'association d'histoire locale de Bully-les-Mines. Ce montage vidéo a été fourni sur ce site par Jacques Vauthier (est-ce lui ou quelqu'un de sa famille qui a filmé ? Y-a-t-il d'autres vidéos ?). Il propose une remise de médailles de la Défense Passive 39-45 par Jean Mallet, le maire de Bully de l'époque, puis le passage du Général de Gaulle dans la commune le 25 septembre 1959, et enfin, un défilé des écoles de la ville en 1963. En souhaitant qu'il existe d'autres petits trésors dans toutes les communes de la région. Si c'est votre cas, merci de me contacter !! : 

Autre vidéo, mais qui n'est pas filmée par un amateur, celle de l'INA sur la visite de De Gaulle dans notre région, en résonnance avec la précédente vidéo de De Gaulle : 
http://www.dailymotion.com/video/xfd04w_general-de-gaulle-a-lille_news