© Olivier JOOS - 2009/2015

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mardi 29 janvier 2013

Un document original provenant du Palais Jean Bart


L'ami Bernard Warin nous propose ce document original trouvé sur le site internet de vente de produits de collection : delcampe.fr
Il s'agit d'un document intéressant et original et qui pose de nombreuses questions...
Le première est évidente : ce document est en vente sur un site privé, un acquéreur privé va s'en porté acquéreur et ce document va certainement disparaître après avoir refait surface la maintenant sur ce site de vente... Malheureusement, une Cinémathèque régionale ou une Maison du cinéma en Nord-Pas-de-Calais (appelons là de n'importe quelle façon) va laisser cette pièce partir vers une destination plus ou moins inconnue (ami acheteur de ce document, si tu me lis, fais toi connaitre ou propose aussi ce document aux Archives départementales avant la naissance probable (mais doutons...) d'une cinémathèque régionale...).
La seconde question porte sur ce que c'est... Qu'est-ce que c'est que cette affiche ? de quoi s'agit-il ? Je n'en avais jamais vu auparavant. J'ai vu de très nombreux cinémas anciens, modernes, depuis toutes ces années de recherche, et je n'avais vu un tel document... A y regarder de près, il semble que cette affiche était placardée à l'entrée de la salle, sur la façade ou dans le hall, peut-être proche de la caisse. On y punaisait ou accrochait les différents films à l'affiche ou les films à venir... D'après Jean-Marie Prévost, les distributeurs de films d'acualités donnaient un peu en avance des petites affiches qui pouvaient être mises seules sur un panneau dans le hall ou montées sur un fond d'affiche comme clui présenté ci-dessus. L'idée était de présenter aux spectateurs les reportages passant sur l'écran lorsque les actualités étaient encore présentées au cinéma. L'imprimeur de ce document pour le Palais Jean Bart est situé à Clichy (il faut zoomé sur l'affiche). C'est une imprimerie qui proposait des fonds d'affiches avec le logo du cinéma. D'après Jean-Marie Prévost, ce type d'imprimeurs existait aussi, comme l'entreprise Meura au 2 rue des Jardins.
La troisième question est : comment le vendeur de ce document se l'est-il procuré ? A-t-il récupéré cette affiche quelque part ? Et ou ? La salle étant détruite depuis de nombreuses années, on peut aussi se poser des questions sur le chemin parcouru de cette affiche....

Dans les années 50, cette salle du Jean Bart appartient à la Société Cinéma Exploitation et a pour directeur Laurent Bennet. Cette société est alors une des plus anciennes puisque fondée en 1907. Dirigée par René Arland (c'est également le cas lors d'un relevé en 1963), elle possède un réseau de salles importants : le Broglie à Strasbourg, le Caméo, le Palais des Gobelins, l'Artistic, le Temple-Selection, et le Secrétan-Pathé à Paris. Cette salle a alors une capacité de 1400 places, ce qui en fait un des plus gros cinémas de la région avec un écran de 11 mètres sur 5. Elle est également moderne. Dunkerque ayant terriblement souffert du conflit, la reconstruction de la ville s'accompagne de nouvelles structures culturelles comme ce cinéma. Sa réalisation est confiée à l'architecte M. Neuville de Malo-les-Bains. La salle, très moderne, se veut être à l'image des grands établissements comme on en trouve à Lille ou à Paris. Très longue comme on le voit sur les deux images ci dessous, cette salle unique situait en plein centre ville se veut être la salle chic par excellence. 
Il y a alors deux autres cinémas en activité à Dunkerque, concurrent direct du Jean Bart : le Cinévog et l'Excelsior.
Malheureusement, je n'ai pour l'instant aucune photo de l'extérieur de ce cinéma dans les années 50 (dates des photos intérieures). Cependant, comme on peut le voir sur le dernier cliché, on y voit la façade avant le second conflit mondial, ainsi que la statue, allégorie de la République.










lundi 28 janvier 2013

Nouveau succès pour Cinémachina

La grande brocante du cinéma organisé par Daniel Najberg à la Condition Publique de Roubaix a connu un nouveau beau succès ce dimanche 27 janvier.
"c'est un beau succès par rapport aux autres bourses-salons du cinéma dans les autres régions, raconte le grand manitou Daniel Najberg. Nous sommes l'unique expo-vente de cette envergure au Nord de Paris". CinéMachina profite de son implantation, proche de la belgique, des Pays-Bas et du Royaume-Uni, ainsi que d'un calendrier favorable qui lui permet ainsi d'être en expansion alors que d'autres salons voient leur nombre d'exposants baissés suite à internet et aux sites de ventes (e bay, delcampe...)

Vous trouverez ci-dessous un petit reportage photographique sur cette mémorable journée.
Suite à un soucis informatique lié à la connectivité des appareils, notamment du vidéo-projecteur, je n'ai pu proposer une animation pendant cette journée. Rendez-vous l'année prochaine, promis !!!

 
 





 

mardi 22 janvier 2013

CinéMachina 2013, dernière ligne droite


Ce dimanche, la Condition Publique de Roubaix accueille le grand rendez-vous CinéMachina, manifestation proposée par Daniel Najberg..... 
Des stands de fondus de cinémas, des démonstrations, des appareils de projection.... Vente de films, de bobines, d'appareils, d'affiches, de photos... Tout sur le cinéma dans la plus grande manifestation de ce genre au Nord de Paris !! C'est à noter impérativement dans son agenda et c'est ce dimanche, toute la journée !!  Bien sur, votre serviteur sera présent !

lundi 21 janvier 2013

Les cinémas de Noeux-les-Mines


le Palais des Fêtes
L'histoire des cinémas fixes noeuxois commence le 11 juin 1910 avec un arrêté municipal autorisant Paul Paquet-Castelain, gérant d'une boucherie-charcuterie, rue nationale, à ouvrir un cinématographe à Noeux. Ce sera le Palais des fêtes. Celui-ci a connu, grâce au cinéma muet, vers 1916 une affluence extraordinaire vers 1916. Sa salle était surmontée d'un très haut plafond en forme d'arc de cercle. Une scène, cachée par l'épais rideau, en occupait tout le fond. Un escalier à droite du hall d'entrée donnait accès à un balcon qui, dans sa partie la plus élevée, abritait la cabine du projectionniste. Sous ce balcon quelques loges permettaient aux personnes aisées n'aimant pas la promiscuité de s'isoler et aux amoureux d'y cacher leurs étreintes. Tous les grands films muets ont défilé sur son écran et, à l'époque, pour maintenir la clientèle en haleine, c'était l'habitude de projeter des films à épisodes dont quelques uns sont restés dans les mémoires : Le Travail, La Main Mystérieuse, La Belle Hélène, Le Gant Rouge, Les aventures de Charlot...

Le second cinéma de Noeux-les-Mines est le Cinéma Royal. Ce cinéma débuta effectivement au début de 1913. Il était un cinéma muet, il dut s'arrêter en août 1914 avec le début des hostilités. Il fut transformé à cause de la guerre en prison, puis en caserne et enfin en hôpital. Il était situé à la limite de Sains et de Noeux. La réouverture, toujours en muet, arriva en 1919 et dès 1922 la salle s'agrandit. L'accès à la salle se faisait indifféremment par le café ou par la cour. Un appareil double Gaumont Vert était installé. Des bruiteurs professionnels étaient engagés pour les grandes productions. Ils se trouvaient derrière l'écran. Dès 1930, le parlant obligeait une sonorisation de la salle plus performante et un changement de projecteur : l'appareil Ernemann-Zeiss Ikon remplaça l'appareil précédent. Avec un public plus enthousiaste, les entractes se passaient dans le café de façon très animée et chantante. Durant les grèves de 1934, le Royal permettait des représentations à prix réduit : 2 à 3 francs selon la place. Les séances commençaient à 20 heures et finissaient très tard dans la nuit. Certaines personnes y apportaient leur repas. Une ambiance cordiale, amicale et populaire régnait durant ces projections. Dans les années 60, les portes fermèrent définitivement...
Voici un exemple de séance : 
Actualités, 1er film, Bandes annonces, Entracte avec ou sans animation, Episode, 2ème film comique (Indispensable)
Voici quelques exemples de films proposés pendant les années 20 - 30 : 
6 novembre 1932, au Cinéma. Eden-Palace : « Les gars de la marine » dans « le Capitaine Craddock » avec Kate de Nagy et Jean Murat. Au Palais des Fêtes : « L’île des pingouins » et « Dactylo » avec Armand Bernard et Marie Glory. (16 h ; et 20 h 30).
Le Télégramme du Pas-de-Calais & de la Somme du 6 novembre 1932
Le 8 janvier 1933. Cinéma : à 16 h et 20 h 30, Eden Palace et Palais des Fêtes : « Une femme a menti » et «Le lieutenant souriant ». Royal Cinéma (programme habituel !)
Le télégramme du Pas-de-Calais et de la Somme du 5 janvier 1933
Le 18 août 1934, à l'Eden Palace. Actualités parlantes : Le Tour de France (suite et fin). Deux films parlant français. Un film plein de sport et de mouvement : « La Coupe de Calcutta », un très beau spectacle sportif, interprété par le célèbre Victor Mac Laglen. Un autre avec Lily Damita et Henry Garat dans « On a volé un homme », une comédie aux péripéties nombreuses, dont l’enchaînement plaît énormément au public. L’Avenir de l’Artois du 19 août 1934.

Nouvelle date dans l'histoire du cinéma à Noeux : le 29 juin 1935. Ce jour là, Henri Beaussart, maire, autorise par arrêté, Félix Suzanne, gérant de cinématographe à Noeux-les-Mines à exploiter une salle de 726 places dans un local situé à l’angle de la rue Nationale et du boulevard Agniel. L’article 7 stipule que le “ Directeur sera tenu de se conformer à l’arrêté municipal du 17 novembre 1920 en ce qui concerne le contrôle des recettes en vue de la perception des droits des pauvres. ”

Le 27 février 1938, l'Eden-Palace propose une oeuvre ayant Saint-Omer pour cadre, l'adaptation cinéma de l'oeuvre de Germaine Acremant : « Ces dames aux chapeaux verts ».
Autre date, le 5 octobre 1938,  Henri Beaussart, maire, autorise, par arrêté, le Directeur Général de la Compagnie des Mines de Vicoigne, Noeux et Drocourt à Noeux-les-Mines, à exploiter une salle de cinématographe parlant de 500 places dans un local sis rue Inkermann, appartenant à la Compagnie. Afin d'égayer la vie des mineurs, les compagnies minières proposent ainsi des séances de cinéma.

La guerre éclate...
Le 5 novembre 1941, le Palais des Fêtes a pour directeur Félix Suzanne. Une facture nous propose le coût d'une séance de cinéma initiée par l'occupant allemand : Opérateur : 65 Fr ; aide-opérateur : 35 Fr ; assurances sociales : 4 Fr ; assurances accidents : 4 Fr ; charbons d’arcs : 20 Fr ; huile : 7,50 Fr, amortissements : 64,50 Fr. Total : 200 FR. Signé Le directeur : Suzanne.
Ce dossier est adressé à la Préfecture le 16 novembre 1941.

La Libération avec un inventaire le 18 juin 1946 des établissements de spectacles et d'auditions. Il y a alors à Noeux pour faire les bals : le Printania (1000 personnes peuvent s'y installer) et le Kursaal (400 places ). Il y a aussi pour faire des réunions la salle Inkermann de 500 places et la salle des fêtes municipale de 875 places et le cercle polonais de 400 places. Les installations cinématographiques sont les suivantes : l'Eden, cinéma de 726 places, le Royal de 400 places, l'Inkermann de 500 places (c’est bien sur la même salle que ci-dessus).

Le cinéma Eden Palace est une ancienne menuiserie, transformée en cinéma de 790 places. Un hall, des escaliers, un balcon, tout était prêt pour l'ouverture du 22 avril 1953* (date officielle déposée au CNC pour la réouverture). Mais ce cinéma a déjà ouvert en 1933. Cette salle avait façade sur la Nationale, à l'angle du boulevard Agniel. Cet emplacement permettait aux promeneurs de connaître la programmation par voie d'affiches. De plus, les photos des prochains films étaient exposées dans des petites vitrines latérales. Trois marches permettait d'accéder au hall d'accueil dans lequel la billetterie était installée. Sur la gauche, l'escalier qui menait au balcon, en face, l'entrée dans la salle du bas à deux niveaux. Quand le rideau rouge se levait, celui des publicités apparaissait, puis, tout doucement, le cinéma prenait le dessus et la caissière faisait ses comptes. L'ouvreur surveillait la salle ainsi que sa boutique à bonbons. La crise du cinéma arrivant, le besoin de se moderniser et le manque de relève ont fait que l'Eden Palace a fermé ses portes en 1981.Le film de son inauguration fut " La tragédie de la Mine", film franco-allemand de 1931, tourné en partie à Noeux-les-Mines. Pendant un temps, l'Eden est devenu le magasin Eden Broc, tenu par Lionel François.

Le 22 mars 1955, le Centre Cinématographique enregistrait la naissance d'une nouvelle salle de cinéma : Le Familia. 600 places y étaient inscrites réparties en trois secteurs : les populaires, les secondes et les premières.Le Familia était situé dans la rue Inkermann au quartier du N°1, face à l’actuelle rue Camus, d'où le nom souvent cité de "Cinéma Inkerman". C'était à l'origine une salle de rencontres, de manifestations folkloriques, de spectacles divers. Grand bâtiment en briques, propriété des Houillères, il est mis à la disposition de l’Évêché. Tout au début, les sièges étaient en bois. Ils furent remplacés par des fauteuils plus confortables. Cette salle, située dans la cour du patronage, avait une particularité. En effet, pour acheter son billet d'entrée,  il fallait se déplacer au fond de la cour à gauche dans une autre salle où était installé le guichet, puis on passait devant la boutique à bonbons et enfin on montait les trois marches pour entrer dans la salle. A gauche, les populaires et à droite deux niveaux, le premier légèrement en pente pour les secondes et un peu plus haut on accédait aux premières. Déjà, les projectionnistes avaient pensé aux devoirs du spectacle en installant un éclairage dégradateur. Tous les films étaient accueillis par un public fidèle et sérieux. Malheureusement, le 1er mai 1976 vit la fermeture du Familia. Il avait fonctionné 21 ans mais ne put résister à la télévision.

L'ensemble de ces informations et textes proviennent de ce site internet. Un grand merci à Jean-Marie Prévost de m'avoir fait découvert ce site et toutes ces infos : 
http:// memoirenoeux.free.fr/histoire%20fasquel.htm


vendredi 18 janvier 2013

Les Variétés de Pont-à-Vendin

 L'ancien cinéma Variétés de Pont-à-Vendin...

Lors de ma visite en novembre 2012, voir photos, l'ensemble de ce bâtiment est à vendre... Comme on peut le deviner sur les photos, il y a une maison, très certainement le logement des propriétaires du cinéma, un grand bâtiment gris à l'arrière avec la cabine (3ème photo), et une avancée vers la rue avec un fronton (première photo)... Difficile de savoir comment les gens entraient dans ce cinéma, le lien avec la maison, la physionomie des lieux... D'après Jean-Marie Prévost, les spectateurs entraient dans un hall caché derrière le rideau de fer de l'avancée que l'on voit à gauche sur la première photo.
Ce cinéma est situé route d'Annay, aujourd'hui au 21 rue Léon Leleu, pas très loin de la gare SNCF.
L'un des anciens propriétaires dans les années 50 est Mme Veuve Demerin. la salle proposait 656 places. Dans les années 70, c'est Mme Veuve Huart et Mr Lahaye qui gèrent ce cinéma. les Variétés font alors partis de leur groupe constitué notamment du Casino Palace de Vendin le Vieil, ou le cinéma Américain à Wingles... D'après un témoignage d'une personne de la mairie, cette salle a fonctionné dans les années 80 puisqu'une personne à l'accueil de la mairie y a vu E.T. de Spielberg quand elle était jeune... Après sa fermeture, le hall a servi de lieu de stockage pour les bonbons et autres friandises pour les autres cinémas. Les commandes de bonbons étaient faites à la palette comme pour un supermarché, ce qui montre que la demande était forte (comme aujourd'hui d'ailleurs...)
Vous avez des souvenirs de ce cinéma , ou d'autres à Pont-à-Vendin ? Contactez moi !



























mercredi 16 janvier 2013

le Modern et le Select du Cateau-Cambrésis

L'intérieur du Select














L'ancien cinéma Modern

L'ami Jean-Marie Prévost nous propose quelques informations et renseignements historiques sur deux salles du Cateau-Cambrésis.Nous avions déjà évoqué ici le cinéma ambulant qui venait au théâtre du Catteau (ce théâtre existe toujours), voir pour cela le lien ci dessous : 
http://cinemasdunord.blogspot.fr/search/label/Le%20Cateau-Cambr%C3%A9sis


La façade de l'ancien Modern
Première salle au Cateau, le cinema Modern, situé  rue Auguste Seydoux. Ce cinéma proposait  350 places et le directeur en 1963 est Mr Hombrouk. Malheureusement, les dates d'ouverture et de fermeture sont inconnues pour l'instant. Cette salle devient un restaurant à une date elle aussi inconnue...






La caisse du cinéma
Situé au 578 rue des remparts, le cinéma Select a pour directeur  directeur en 1963  René Gérard. Pour l'heure, sa date d'ouverture est encore inconnue. La particularité de cette salle était que la cabine de projection se trouvait dans le coin gauche en fond de salle, en regardant l'écran. Après Mr gerard, c'est Mr Zimmermann qui a pris la succession. Celui-ci venait de la région parisienne pour faire fonctionner ce cinéma en fin de semaine. Pour cela, il résidait dans la petite maison qui est juste à coté du cinéma. Mr Zimmermann fut un précurseur dans la région pour le cinéma  en passant de la lumière de projection à arcs à la lumière de projection à lampe au  xénon à partir de 1967, ( il s'agissait de lanterne Reinarc à arcs modifiés avec des lampes au xénon. Ces lampes étaient alimentées par un groupe convertisseur, modifications réalisés par Mr Hutin, technicien sur Lille). C'est donc le Select qui a testé dans notre région, les débuts de cette technologie. Il est à noter qu'au début des années 1990, avant le changement de matériel, ce système fonctionnait toujours (cabine double 1800m 35mm Victoria 7 avec lanterne Reinarc modifiée au xénon, ampli à lampes c30p )
Dans les années 80, Mr Zimmermann laisse la direction à des personnes du Cateau ( noms inconnus pour l'instant ). L'exploitation durera ainsi avec des hauts et des bas jusqu'en 1987 environ. Le cinéma fermera alors quelques temps mais l'exploitation repartira avec l'association des Amis du Cinema Select en partenariat avec la municipalité du Cateau afin de ne pas voir mourir ce cinéma. Mr Dujardin, retraité, fera office d'opérateur pendant plus de 5 ans. En 1992, la mairie du Cateau le modernise avec passage de la cabine de projection au centre de la salle et pose d'un appareil de projection neuf. Puis viendra le Dolby stéréo,et dans un avenir proche, le numérique sera installé... La salle et le hall sont restés dans la configuration de 1960, à part une nouvelle décoration, un écran blanc mat et des fauteuils également changés.
L'entrée du Select
Site internet du Select : http://www.lecateau.fr/Culture-Sport-Loisirs/Equipements-culturels/Cinema-municipal-Le-select

Voici un lien internet Dailymotion nous proposant l'Assemblée Générale de l'Association des Amis du cinéma Select :






http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=mais%20du%20cinema%20du%20cateau&source=video&cd=9&cad=rja&ved=0CFUQtwIwCA&url=http%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fvideo%2Fxqubiu_assemblee-generale-de-l-association-des-amis-du-cinema_news&ei=7t3yULjjIqya1AX8yYDgDg&usg=AFQjCNHloFjea58mbkugfjOLF_1cEp_bYA

lundi 14 janvier 2013

Le Cinéma des Familles de Billy-Berclau

Situé rue du Général de Gaulle, l'ancien Cinéma des Familles est aujourd'hui, comme dans de nombreuses villes, la salle des fêtes de la commune. Placé à côté du bureau de Poste comme le montrent les photos, la grande bâtisse blanche est bien visible et on devine encore sur la façade les traces de son ancienne activité. Dans les années 50, ce cinéma est dirigé par Mr Duytschaever. A partir des années 60, cette salle est présidée par Michel Dernoncourt et propose 400 places. Elle a également une scène de 6 mètres sur 5 de hauteur pour recevoir les représentations théâtrales.

Vous avez des souvenirs de ce cinéma ? Vous en savez plus ? Contactez moi !




























Sandra Lou, présentatrice télé originaire de Calais

Ce week-end, la Voix du Nord édition de Calais propose un portrait pleine page de Sandra Lou, jeune présentatrice télé originaire de Calais. Voici cet article, il faut cliquer dessus pour l'agrandir...

vendredi 11 janvier 2013

La saga des Ch'tis...

Une image du Nord ? 
A Mykonos, puis à Miami, ensuite dans une station de ski, et depuis ce lundi 7 janvier, à Las Vegas... La saga des "ch'tis" à travers le monde (sic) continue sur W9, chaîne du groupe M6.
Rappelons les grandes étapes audiovisuelles de cette "série"... L'idée de départ était de surfer sans trop se fatiguer sur le succès du film "Bienvenue chez les ch'tis". Succès phénoménal et hexagonal, le film donne l'idée à la société de production Banijay et à Alexia Laroche-Joubert, grande prêtresse de ce type d'émissions, de lancer des ch'tis lambda, nouvellement mis à la mode par le film, dans un environnement qu'ils ne connaissent pas (sous-entendu, le plouc du Nord n'irait jamais à Ibiza et voyons ainsi ce qu'un groupe de jeunes du Nord-Pas-de-Calais ferait dans un coin à la mode). L'émission est lancée de septembre à octobre 2011 sous un format de 25 émissions. Le but est donc simple : placer des gens du Nord-Pas-de-Calais, 4 filles et 5 garçons, issus du milieu de la nuit (barman, danseuse, streap-teaser, etc...) et de les placer au coeur des endroits mythiques de la fête. Dès les premières émissions, cette télé-réalité est copieusement égratignée par les médias nationaux et régionaux montrant une grossière caricature des gens de la région, insistant sur les accents et sur leur décalage de leur perception d'Ibiza. En moyenne, l'émission attire 340 000 curieux. De quoi remettre le couvert pour inviter les ch'tis dans une station de ski huppée de l'Autriche... en mars 2012, cette fois pour 20 émissions. Une fois de plus, on est dans le choc des cultures et dans une volonté de montrer une jeunesse nordiste à l'accent prononcé (surjouent-ils ?). Les participants de cette nouvelle saison sont quasiment les mêmes qu'à Ibiza : 6 anciens et 3 nouveaux... On passe aussi à une audience moyenne de 400 000 spectateurs, montée en puissance de la TNT ? effet de curiosité ? ou réel intérêt pour ces pérégrinations avec fidélisation du public ? En tout cas, suite à un sondage dans la Voix du Nord, c'est un refus catégorique des lecteurs et des sondés de se voir ainsi ridiculisé et brocardé dans cette émission qui ne semble pas respecter les valeurs des gens de la région alors que c'était un but premier de la productrice... Rebelote à la rentrée avec, entre septembre et octobre 2012, des ch'tis qui ont débarqué cette fois à Mykonos pour 36 émissions ! 6 anciens candidats et 4 nouveaux, toujours tous originaires de la région (Armentières, Tourcoing, Méricourt, Wingles,... Étonnement, le filon ne s'épuise pas puisque cette 3ème saison réalise une moyenne de 623 000 spectateurs ! Cette progression permet de lancer deux programmes : un dérivé avec, cette fois des marseillais à Miami (à quand des bretons ? des alsaciens ? des basques ?) et bien sur une 4ème destination avec Las Vegas depuis le début de l'année 2013 ! Une fois de plus, avec le lancement de cette nouvelle mouture, les critiques se déchaînent montrant une émission abrutissante, qui n'apporte rien et surtout, qui véhicule une image tronquée des gens du Nord... Assurément, on est loin du Louvre-Lens... A suivre...

L'excellent site d'information Daily Nord nous propose une série d'articles sur les clichés véhiculés par cette saga ch'tis :
http://dailynord.fr/2012/09/les-chtis-a-mykonos-jusqua-quand-w9-exploitera-t-il-le-faux-filon/
http://dailynord.fr/2012/03/les-chtis-font-du-ski-petites-phrases-et-envolees-lyriques/
http://dailynord.fr/2011/10/ce-que-la-tele-realite-reserve-aux-chtis/

On méditera également sur cet article, toujours de Daily Nord sur un phénomène auquel je n'avais pas pensé... la représentativité des gens du Nord-Pas-de-Calais dans les émissions de télé-réalité... En clair, et en essayant de ne pas paraphraser cet article à lire, les gens du Nord sont sous-représentés dans ce type d'émissions... Bref, toujours en clair, la saga Ch'ti de W9 est l'arbre qui cache le désert.. Notre région fait figure de parent pauvre de la télé-réalité qui préfère montrer et mettre à l'écran des gens du sud, beaucoup plus télégénique et dont l'accent chantant est beaucoup plus intéressant et vendeur pour les annonceurs. Même si le dernier gagnant de Masterchef vient de notre région (le dunkerquois Ludovic), personne d'autre du Nord et du Pas-de-Calais n'a émergé de la télé-réalité qui, et c'est ce que mentionne l'article ci-dessous, préfère montrer les gens du Nord dans des émissions de docu-réalité plus proche du misérabilisme, comme les émissions Streap Tease ou Confessions intimes qui regorgent de gens du Nord (même si on ne sait jamais où ces émissions ont filmé les participants, il n'y a qu'à tendre l'oreille, écouter les accents et voir aussi les paysages des rares scènes extérieures de ce type d'émission...)
http://dailynord.fr/2009/09/telerealite-le-nord-pas-de-calais-a-la-traine/

mercredi 9 janvier 2013

Le Nord en Une des JT sur les grandes chaines ce mercredi 9 janvier !

Ajouter une légende
Marronnier journalistique typique... les soldes ! Il y a la neige en hiver, la rentrée des classes de septembre, le chassé croisé des juillettistes et des aoûtiens... et les soldes de janvier ! Si en plus l'actualité est d'une pauvreté déconcertante, ce sujet sera en ouverture du JT ! Mais pourquoi évoquer les soldes sur ce blog consacré au cinéma, au Nord au cinéma mais aussi au Nord... à la télévision... Tout simplement parce que bizarrement, c'est notre région qui est choisi par les deux grandes chaines de télé, TF1 et France 2 pour illustrer ce marronier. Les années passent mais les images restent identiques : le monde se presse devant la grille de fer et dès que cette dernière remonte, le peuple s'engouffre, quasiment à plat ventre, court vers les rayons d'électro-ménager et s'écharpe pour la possession d'un produit hi-tech disponible en un ou deux modèles... Pourquoi venir filmer dans le Nord cet évènement annuel ? Et surtout, pourquoi le faire systématiquement ?? Et, en outre, cette année, pourquoi l'avoir fait sur TF1 et France 2 avec quasiment les mêmes images ? Pourquoi les deux rédactions de ces journaux envoient systématiquement ds reporters filmer la ruée nordiste à la recherche d'un camescope en solde ? Pourquoi notre région ??? Quelques suppositions qui n'engagent que moi : l'importance de l'offre de super et hypermarché dans notre région. En effet, le Nord comme le Pas-de-Calais connaissent une forte densité de moyennes et grandes surfaces, voir même de méga surfaces puisque la région abrite les plus grands centre commerciaux de France (Englos et Noelles-Godault copieusement filmés ce jour). Deuxième supposition : la région est le lieu de naissance de la dynastie Mulliez, liens avec la pub, contacts, carnets d'adresse, copinages... bizarrement ce ne sont à chaque fois que des grandes enseignes Mulliez qui sont montrés à l'écran... Troisième supposition : le ch'ti se laisse-t-il plus facilement filmé dans cette position grotesque qui est celle de se vautrer par terre et de quasiment se battre pour posséder un produit ? Est-ce aussi pour le journaliste plus excitant de filmer avec l'oeil de Paris, ceux qui sont catalogués vivant le quotidien avec davantage de difficultés et cherchant ainsi avec les soldes, la petite affaire pour que la journée ne soit pas râtée... Toutes les suppositions sont bonnes, et j'en cherche d'autres... Si vous avez votre avis, je suis preneur, ainsi que de vos commentaires sur ce phénomène... On prend le pari ? Je suis sur que l'année prochaine, rebelote : le Nord pas de Calais pour illustrer les soldes d'hiver 2014 (oui, bizarrement, cela ne concerne pas les soldes d'été... allons, vous êtes fou, l'été dans le Nord ? ).
Autre chose étonnante, Le Petit Journal de Canal + a proposé ce mercredi soir un comparatif de ce type de reportage du JT de Pernaut sur 2 ans, soit le même reportage 2012 et donc le 2013 : les images sont quasiment identiques !! Et je ne parle pas des commentaires... toujours lénifiants ! Et bien sur, toujours dans le Nord : le Auchan de Englos, celui de Noyelles-Godault et/ou (je ne suis pas spécialiste des façades de Auchan), celui de Villeneuve d'Ascq. Autre petit montage réalisé par l'émission de Canal Plus, la comparaison entre les deux reportages de 2013 TF1 face à France 2 : des images identiques, quasiment au mouvement de caméra !! Soit il s'agit du même reporter qui fournit les images à la fois pour TF1 et pour France 2, soit les deux cameramen se trouvaient côte à côte, bien parqués pour bien filmés le ch'ti se ruant sur le hi-fi... J'essaie de chercher la vidéo du petit journal pour que vous vous forgiez votre opinion, mais pas facile à trouver....

Lien vers le JT de TF1 de ce mercredi 09 janvier. Pour éviter l'ennuyeux début du journal, rendez-vous à la 18ème minutes... Consternant..
http://videos.tf1.fr/jt-13h/le-13-heures-du-9-janvier-2013-7757130.html
Lien vers le JT de France 2, le reportage quasi identique à celui de la Une est à la 10ème minute... :
http://www.france2.fr/jt/13h/

PS : je ne suis pas le seul à réagir puisque le site internet de TF permet de laisser des commentaires en dessous du JT de l'ami Pernaut... Voici donc le commentaire laissé ce jour par une internaute qui ne m'a pas lu : "Bonjour Mr pernaut, Venant de voir votre reportage sur les soldes 2013, il ne vous a pas fallut beaucoup de recherche, effectivement chaque semestre au moment des soldes, vous nous rediffusez les soldes du centre commercial de villeneuve d'asq !!! N'y a t'il pas d'autres régions ou se déroule les soldes ? Penser à renouveler vos reportages (autre région que le nord !!!) Afin que le nord ne soit pas toujours source de moquerie ! Cordialement " 
Merci à cette charmante dame pour cet avis ! 


lundi 7 janvier 2013

Une année en demi-teinte pour les cinémas de la région...

Peu à peu, au fil des jours, les cinémas de la région donnent leurs chiffres de fréquentation pour l'année 2012. Faute de locomotives "Intouchables" ou "Rien à déclarer", nos toiles blanches sont en recul par rapport à 2011. Le Kinepolis reste le leader des entrées mais le navire amiral du groupe Bert, comme tous les autres cinémas de la région, est en recul par rapport aux 12 mois précédents de près de 11 % ! Avec plus de 2 millions d'entrées, il est cependant le 3ème cinéma de France derrière l'UGC Les Halles et l'UGC de Bercy, et donc le premier cinéma de province ! Les cinémas de la région suivants sont l'UGC de Villeneuve d'Ascq qui stagne, l'UGC Lille (-5%), le Gaumont Valenciennes (-11%), le Cinéville de Hénin-Beaumont (-3%) et le Gaumont de Coquelles - Calais (-10%). Le cinéma Stars de Boulogne-sur-Mer a comptabilisé près de 200 000 entrées. Cette fréquentation est elle aussi, en baisse par rapport à 2011. La faute à l'absence de grosses locomotives, raconte Jacky Lebas, directeur et qui, prochainement, va passer la main. Twilight 5, l'âge de glace 4, le Marsupilami et Skyfall sont les films ayant cartonné au complexe boulonnais, comme un peu partout dans la région.
L'année écoulée a vu la digestion de l'AMC de Dunkerque par le groupe O Ciné, la reprise su groupe de Michel Vermosen par un indépendant, la réussite des petites structures comme le Regency de St-Pol-sur-Ternoise et d'autres petits événements que nous essayons tant bien que mal de relayer ici...
La numérisation complète du parc de salles de cinéma est en bonne voie de concrétisation et la région va pouvoir dans quelques mois afficher un parc numérique de près de 100 % des salles : les grands complexes sont déjà pourvus de cette technologie et les petites salles s'équipent, à l'image du Travelling de Courrières qui a fait l'objet d'article sur ce blog. Cela ne va toutefois pas sans mal avec la fermeture constatée il y a quelques jours du cinéma Gérard Philippe de Wasquehal, "pour une durée indéterminée" mais certainement plusieurs mois depuis ce 1er janvier... En souhaitant que cette éclipse ne soit pas définitive face au prix onéreux de ces nouvelles installations.
Pour l'année à venir, l'offre de cinéma va cependant s'étoffer avec des salles en gestation comme le fameux Cinos de Berck-sur-Mer en bonne voie de concrétisation, ou le nouveau cinéma de Fourmies. D'autres projets sont bien avancés comme à Armentières, actuellement en construction et dont on peut espérer la réalisation d'ici à la fin de l'année et qui retirera certainement quelques entrées au Kinepolis l'année prochaine... Enfin, peu à peu, des cinémas sortent des cartons comme à Hazebrouck par exemple ou le serpent de mer béthunois...
Au fur et à mesure des communiqués de presse et des articles de presse, ce bilan de l'année 2012 des cinémas du Nord-Pas-de-Calais sera certainement encore étoffé.
N'hésitez pas à intervenir, à donner votre avis, à commenter...

samedi 5 janvier 2013

Robert Millon, la mémoire du cinéma noyellois (1920-2013)



Robert Millon n'est plus...
Avec son départ, ce 1er janvier, c'est le clap de fin sur le cinéma de Noyelles-Godault.
Je me souviens d'une de nos rencontres, à son domicile, petite maison du Nord typique. Personnage affable, attachant, discret, il était intarissable sur l'histoire de son cinéma, son cher Concorde, les us et coutumes de cette profession et toutes les anecdotes qui sont attachées à son métier...


Liens vers les différents articles et messages postés sur ce blog et concernant le cinéma à Noyelle-Godault en général et à Mr Robert Millon en particulier : http://cinemasdunord.blogspot.fr/search/label/Noyelles-Godault

Le site de la cinémathèque du Nord-Pas-de-Calais de Mr Besson nous propose un petit film sur Robert Millon issu de C9 Télévision en 1991. En voici le commentaire issu du site internet ainsi que le lien afin de voir ce film de 5 minutes 30 :
Mr Millon évoque son enfance, sa passion pour le métier de projectionniste, ses débuts. Images des machines, bobines, l'écran de projection, la salle. Il se souvient de sa première projection, ainsi que du premier film parlant projeté dans sa salle. L'homme au travail, dans sa cabine.
Lien vers cette vidéo : http://www.lacinematheque.fr/np2c/product.php?id_product=468

Voici l'article paru ce samedi 5 janvier dans la Voix du Nord et consacré à Robert Millon : 
" Une grande figure noyelloise s'en est allée. Robert Millon s'est éteint mardi premier janvier à l'âge de 93 ans
Il s'était pleinement investi dans la vie municipale et associative et pour beaucoup son nom restera indéfectiblement lié au cinéma Le Concorde dont il fut le projectionniste durant... 74 ans, jusqu'à sa fermeture en 1999. « Je ne sais pas comment c'est venu, j'ai toujours aimé le cinéma. Je me souviens, sur le bateau avec mes frères, on fabriquait des films avec des bandes de papier et une boite », racontait ce fils de bateliers dans une interview à notre journal en juin 2011. En 1929, la famille s'installe à Noyelles. Robert prend du service au Concorde « le 1er octobre 1935  ». Premier film projeté : « Zigano le justicier. » Le plus beau : Le Bal des sirènes avec Esther Williams : «  C'était féerique. » Robert Millon a accompli sa carrière professionnelle dans les compagnies minières, côté bureaux. Très investi dans la vie syndicale, il militait à la CFTC depuis 1936. Ancien combattant de la Deuxième Guerre mondiale, il était décoré au titre de Reconnaissance de la nation. À partir de 1945, il siège au conseil municipal, de 1945 à 1970. Il sera premier adjoint de Louis Beugnet. C'est enfin à la tête de la Société d'éducation populaire Saint-Martin que Robert Millon s'était fait connaître de beaucoup de Noyellois. « C'est quelqu'un de très estimé, une personne affable, courtoise et disponible », se souvenait hier Gérard Bizet, premier adjoint au maire.
Robert Millon sera inhumé ce matin. La cérémonie a lieu à 10 heures à l'église Saint-Martin. "

jeudi 3 janvier 2013

Un programme du Familia de Flines lez Raches


Voici un beau programme proposé par Bernard Warin. Il s'agit du Familia de Flines les Raches -cinéma dont nous reparlerons plus longuement dans les prochains jours avec un historique complet - qui propose la séance de fin d'année de décembre 1968.
Le programme nous propose notamment le grand succès de l'année, "Le Petit Baigneur" sorti en mars 1968. Mais chose étonnante et révolution sexuelle oblige, c'est un film coquin "Helga" également connu avec ce titre : "Helga et Michaël", film allemande de cette année 68 et qui se pare d'une volonté éducative comme le mentionne l'affichette : la conception, les problèmes sexuels,... Tout cela est une nouveauté dans les petits cinémas ruraux et cela montre la perméabilité rapide des idées libérales et libertaires post-soixante-huitardes. Chose étonnante racontée par Bernard Warin dans son ouvrage intitulé "Le cinéma au village Flines et Râches" aux éditions Nord-Avril, cette séance un peu particulière avait été évoqué en chaire par le curé Vaillant officiant alors à la paroisse de Flines. L'Office catholique, dont les avis commençaient à décliner dans la classification des films avait donné un avis favorable ! D'après l'auteur, certaines personnes sortirent avant la fin du film, d'autres furent malades à la vue du sang lors de la scène de l'accouchement !

Cette salle qui appartenait à l'Office Technique du Cinéma Familial (OTCF, un autre sujet qui fera l'objet d'une prochaine fiche) a fermé ses portes le 1er août 1971. Il a notamment été dirigé par François Duez puis, jusqu'à la fin par Jean Renard.