© Olivier JOOS - 2009/2015

Toute utilisation, totale ou partielle, des éléments contenus dans ce blog est strictement prohibée sans l'accord de son auteur.

Par politesse, merci de demander l'avis du rédacteur de ce blog avant de faire usage des textes et documents !!!

Toute citation du texte du blog ou des documents publiés doivent IMPERATIVEMENT être accompagnés de la mention :

"© Olivier JOOS http://cinemasdunord.blogspot.com/"

Le contenu de ce blog, les informations et documents sont répertoriés par OLIVIER JOOS. Ses avis et commentaires n'engagent que lui ! Le but de ce blog est de promouvoir et de créer une véritable Cinémathéque régionale Nord-Pas-de-Calais et Picardie, libre, populaire et ouverte, facilement accessible en plaçant le spectateur et la salle de cinéma au centre des recherches. C'est en soutenant ce choix qu'un tel lieu peut voir le jour ! CINEMASDUNORD, LE SEUL SITE INTERNET QUI PARLE DE CINEMA (salles et films tournés dans la région) DANS LA GRANDE REGION DES HAUTS DE FRANCE

mardi 30 avril 2013

Merci aux lecteurs, internautes fidèles ou de passage !

Graphique représentant les consultations des pages Blogger



Un grand merci à tous, lecteurs, internautes, gens de passage arrivant sur ce site sans le faire exprès, ou, au contraire, avec grande régularité, un grand merci à vous, de plus en plus nombreux.
En 8 mois, comme le montre le graphique ci-dessus, le blog cinemasdunord a vu son nombre de visiteurs considérablement augmenté, passant de 3 656 en août 2012 à 8 776 en avril 2013 ! 
On ne peut que vous remercier pour cette hausse de fréquentation ! En souhaitant que cela continue !!

lundi 29 avril 2013

le projet de cinéma à Béthune

Le projet de complexe cinématographique à Béthune avance doucement mais surement...
La Voix du Nord, fin avril, nous npropose dans son édition béthunoise un article sur la Commsion départementale d'aménagement commercial, et promet que la guerre sera sans pitié entre le projet béthunois et le Méga CGR de Bruay tout proche !

Voici l'article de Isabelle Mastin, ainsi qu'un document d'architecte-paysager proposant une nouvelle vision de ce que va devenir le quartier de la gare de Béthune. Il faut imaginer dans cet écrin de verdure le complexe cinématographique...

" Où en est le projet de salles obscures porté par Étoile Cinémas ? Il avance, même si le dossier n'a pas encore été déposé devant la Commission départementale d'aménagement commercial (CDAC). Il le sera début juin, promet son PDG. « On déposera des recours », persiste et signe le groupe Mega CGR, bien décidé à faire renoncer son concurrent.

Au début du film, le dossier du cinéma béthunois devait être soumis à la CDAC fin février. Mais à ce jour, la commission départementale d'aménagement commercial n'a encore rien eu à se mettre sous la dent. Mauvais signe ? Étoile Cinémas serait-il en train de ramper discrètement vers la sortie ? Pas du tout, rassure son PDG David Henochsberg. « Le dossier était prêt mais on nous a demandé d'actualiser les chiffres INSEE de 2012. » Le temps de mettre les données à jour et la CDAC devrait recevoir le dossier « début juin », en tout cas « après le Festival de Cannes». Tout un symbole.
« Étude de marché, grandes lignes de la programmation, projet architectural, animations... » C'est ce dont les membres de la commission, au nombre desquels le maire de Béthune, disposeront pour se faire une idée du bien-fondé du projet de cinéma dans le quartier de la gare. À réception des documents, la CDAC devra se réunir dans les deux mois.
Elle devra aussi compter sur un intervenant bien résolu à faire entendre sa voix. « Puisque j'en ai le droit, je vais demander à être entendu.
» Celui qui parle, c'est Jocelyn Bouissy, directeur général du groupe Mega CGR. Toujours aussi remonté contre l'installation d'un concurrent à Béthune, lui qui a mis une dizaine d'années à trouver son équilibre à Bruay : il promet d'intenter tous les recours possibles contre Étoile Cinémas. « Si encore il y avait une carence de cinémas, mais on parle de la zone la plus équipée de France ! »

« De tous les nombreux arguments qu'il entend développer, il cite systématiquement « le gaspillage d'argent public. Chez eux, la place sera trois fois plus chère ! » Pas sur le ticket, dont la valeur faciale sera sensiblement la même qu'au CGR, mais l'allusion porte sur «l'argent qu'on alloue à un privé », notamment une subvention d'investissement de 700 000 E consentie par la Ville de Béthune, et de 500 000 E pour l'aménagement des abords.

La lutte sera sans pitié mais David Henochsberg affiche une belle sérénité. « Je dirais même que je suis de moins en moins inquiet... » Plusieurs options au terme de l'examen du projet par la CDAC : ou elle retoque le dossier et Étoile Cinémas peut alors se tourner vers la CNAC, commission nationale. Ou elle donne son aval et dans ce cas, c'est Mega CGR qui dépose un recours devant la CNAC ; le temps du recours, Étoile Cinémas pourrait toutefois déposer sa demande de permis de construire, façon de gagner du temps dans l'instruction du dossier - même si la mairie ne pourrait le délivrer sans l'accord de la CNAC.
Et là encore, Mega CGR pourrait se dresser contre l'obtention du permis de construire... Un vrai film à suspense. 

samedi 27 avril 2013

Visite du chantier du nouveau complexe de Hazebrouck


La Voix du Nord, édition Hazebrouck, propose un article sur le nouveau cinéma, actuellement en construction dans la ville. L'occasion de faire le point sur ce nouvel équipement...
Voici l'article de Felix Pennel, accompagné par une série de photos de la rénovation du bâtiment...
Le chantier du nouveau cinéma d’Hazebrouck, sur la Grand-place, avance dans les temps. Les opérations de désamiantage sont terminées, et le gros des travaux va bientôt débuter. Voici les réponses à toutes les questions que vous vous posez...
À quoi ressemblera ce cinéma ? Depuis la Grand-place, peu de choses changeront. La façade sera conservée, seul un support pour présenter les films à l’affiche sera ajouté. Le bâtiment actuel servira d’entrée et on trouvera une salle de réception à l’étage. Derrière, en revanche, ce sera une totale métamorphose.Quatre salles sortiront de terre : une de 222 places, une de 150, et deux d’environ 80, réservées au cinéma d’art et d’essai et aux versions originales. « Les fauteuils seront larges et on y trouvera une excellente qualité sonore et visuelle », assure le premier adjoint, Didier Tiberghien.
Pourquoi un cinéma sur la Grand-place ? Pour le maire, Jean-Pierre Allossery, c’est stratégique. « Quoi de plus central que la place ? Ce cinéma va redynamiser tout le quartier.» Didier Tiberghien assure même qu’il sera « accessible en moins de trente minutes, à pied, depuis n’importe où, à Hazebrouck ». Autre point fort : le parking. « Ça évite des coûts supplémentaires », disent-ils. Trente-huit nouvelles places verront toutefois le jour, derrière l’hôtel de ville.
Que deviendra le cinéma Arc-en-Ciel ? Le cinéma actuel, rue Ferdinand-Pihen, va fermer, mais son exploitant, Alexandre Moquet, occupera le nouveau cinéma. L’Arc-en-Ciel dispose de deux salles, relativement anciennes, d’une capacité de 216 et 79 places. « On ne pouvait pas l’agrandir, et il n’y avait pas d’accès pour les personnes à mobilité réduite », justifie l’exploitant.
Quels sont les objectifs du nouveau cinéma ? Jean-Pierre Allossery en a une idée très précise : 120 000 visiteurs et 4 000 séances par an, huit films différents et 84 séances par semaine. « Le cinéma Arc-en-Ciel accueille entre 40 et 50 000 personnes par an, ce qui est plutôt bien », compare Didier Tiberghien.
Pour les tenir, Alexandre Moquet doublera son nombre de salariés pour arriver à un équivalent de quatre temps plein.
Combien ça coûte ? Hors subventions, trois millions d’euros. La Région apporte 330 000 € et le Département 800 000 €. Le reste est à la charge de la ville. Ce budget ne prend pas en compte les équipements, tels que les projecteurs et les fauteuils. Mais cet investissement est intégralement à la charge de l’exploitant, qui sera aidé par le Centre national du Cinéma.
Alexandre Moquet annonce d’ores et déjà que le prix du ticket, à 7 € aujourd’hui, augmentera « un peu », pour répercuter une hausse de la TVA. Il rappelle que ce tarif n’a pas bougé depuis 2004.
Dans combien de temps ? « On veut aller vite ! », assurent les élus. « Avant l’été 2014 », avance Jean-Pierre Allossery. Malgré les aléas climatiques, le chantier n’a pas pris de retard. Les opérations de désamiantage avancent, et une grue sera montée fin-mai pour entamer le gros des travaux.
La ville espère livrer le bâtiment avant la fin de l’année, pour lancer l’agencement intérieur.













vendredi 26 avril 2013

Les cinémas de Cambrai

Deux tickets du Rex de Cambrai


Un lecteur de ce blog, Benoit Samaran nous propose ses souvenirs des salles de cinéma de Cambrai. Il nous fait également partager ses documents avec les lecteurs, contribuant ainsi à l'histoire de l'exploitation cinématographique de la région. Merci à lui pour toutes ces informations et renseignements, voici son texte :

Cambrai possèdait plusieurs salles de cinéma. Les plus marquantes étaient le Famila, le Rex et le Palace.
Je ne garde que peu de souvenirs du Familia, la grande salle de l'Avenue de la Victoire, puisqu'elle a cessé son activité au début des années 80, avant de faire place à une salle de jeux, bien connue des adolescents cambrésiens. Le Familia était l'un des premiers cinémas de province à posséder un projecteur 70 mm. Je me souviens quand même y avoir vu un film, alors que j'étais en classe de CE1, fin 1980 ou début 1981, et il s'agissait d'une reprise de "Zorro", le film de Duccio Tessari, avec Alain Delon. Il a fermé ses portes en août 1981. Les fauteuils de cette salle ont été vendus par les propriétaires de l'immeuble dans les années 90, juste après la fermeture de la salle de jeux, et avant la transformation complète du bâtiment Aujourd'hui, c'est un immeuble d'habitations avec un supermarché au rez-de-chaussée.



En revanche, plus nombreux sont mes souvenirs des cinémas Rex et Palace.

La célèbre façade du Rex de Cambrai en 1981.

Le Rex était situé au 17 rue Sadi Carnot. J'ai bien connu ce cinéma car j'ai habité presque en face, durant toute mon enfance et mon adolescence. Il n'y avait qu'à traverser la rue pour aller au cinéma ! Et mon père et mon grand-père ont habité au 12, juste en face, à l'époque où cette salle s'appelait encore le Novéac. Auparavant, elle était connue sous la dénomination Cinéma des Familles.
Ce cinéma avait la particularité d'avoir été construit en lieu et place d'un célèbre hôtel particulier, l'hôtel Cotteau de Simencourt, bien connu des cambrésiens pour avoir été la maison natale de l'aviateur Louis Blériot. 
Si l'immeuble a été incendié et détruit en 1918, lors de la première guerre mondiale, sa porte a miraculeusement été épargnée, et classée monument historique en 1922 !
Elle a donc servi de fronton au Novéac, puis au Rex comme on peut le voir sur le document joint.

L'intérieur du Rex et son armature
en demi-cercle en relief et lumineux !
En 1955, le Novéac est entièrement modernisé et offre aux cambrésiens le 1er avril, le premier film en Cinémascope : « La tunique ». La direction de la salle est alors aux mains de Mr Huart, également directeur de l'école Sainte-Croix. Son adjoint dans la gestion de la salle est Mr Wiart. Le 7 décembre 1973, après travaux, le Novéac change de direction et devient le Rex. C'est dorénavant la Société Anonyme cambrésienne de cinéma et de spectacle fondée, nous apprend un article de La Voix du Nord « par un calaisien et un lillois ». 1978, c'est le Palace qui prend ensuite en charge la gestion du Rex, créant la salle 2 et, l'intégrant ainsi dans le circuit Gaumont.

Ce Rex comportait deux salles :  la grande salle, dite "salle 1", était sans doute la salle d'origine du Novéac. La toute petite salle, dite "salle 2", a visiblement été aménagée bien plus tard, au temps du Rex, et accueillait surtout les films en fin d'exclusivité, les séries B, et les films X le samedi soir à 23 heures...

Dans les années 80, le Rex proposait chaque soir de la semaine une séance à 21 heures, excepté le lundi qui était un jour de "relâche". 
Le mercredi après-midi, il y avait également une séance à 14h30 et une séance à 17h30, le samedi soir une séance à 23 heures, et le dimanche après-midi deux séances, à 15 heures et 18 heures. La programmation changeait chaque mardi, contrairement à la majorité des salles du pays, pour lesquelles elle était fixée le mercredi.
D'une manière générale, la programmation de ces deux salles était axée sur les films de "genre" : films d'action et d'aventures, films fantastiques et films d'horreur, et le traditionnel film pornographique du samedi soir, en vogue à partir de la seconde moitié des années 70.

Troisième salle, le Palace était situé à l'angle des rues du Maréchal de Lattre-de-Tassigny et des Frères Marsy, en lieu et place de l'actuel cinéma de Cambrai.
Jusqu'en 1991, il comportait 3 salles :
Une grande salle avec balcon, située à l'étage, dite "Salle 1", et deux salles de taille moyenne, situées en sous-sol. Les murs de la "Salle 2" étaient revêtus d'un tissu écossais bleu, assorti à la couleur des fauteuils, bleus eux aussi. Les murs de la "Salle 3" étaient revêtus d'un tissu marron, assorti à la couleur des fauteuils, marrons.
Les horaires des séances étaient identiques à celles du Rex, mais la programmations y était quelque peu différente. On pouvait y voir les comédies populaires de l'époque, mais aussi les policiers, drames, comédies dramatiques et dessins animés. Les séances du dimanche après-midi étaient bien souvent les plus prisées des cambrésiens, et il y avait fréquemment la queue tout le long du pâté de maisons. 


Il faut savoir que ces deux salles Rex et Palace étaient gérées par la même personne, Albert Desruennes, qui avait repris l'activité de son beau-père, Monsieur De Quental. J'ignore à quelle date et, hélas, Monsieur et Madame Desruennes ne sont plus là pour répondre à cette question. L'ancienne ouvreuse du Palace se prénomme Renée.

Il était fréquent que certains films changent de cinéma en cours d'exploitation, selon les tailles des salles et le succès (ou pas) des dits films.


Trois tickets du Palace de Cambrai

En 1991, un événement a transformé le paysage cinématographique cambrésien : 
Le Rex a définitivement fermé ses portes à la fin de l'année 1991, quand Monsieur Desruennes a pris la décision de rassembler totues ses activités sur un seul et même site, celui du Palace. Pour ne pas perdre de salles et proposer au public la même offre, la grande salle du Palace a ainsi été transformée et scindée en 3 salles distinctes : le parterre, privé de son balcon, est devenu "Salle 1", et le balcon a été découpé en deux salles de taille équivalente, les salles 4 et 5. Ce "nouveau" Palace a ouvert ses portes au tout début de l'année 1992.
Le site du Rex a été repris quelques années plus tard, et transformé en école de danse, le Studi 17, toujours en activité aujourd'hui.


En 1999, nouvelle redistribution des cartes avec l'arrivée du lillois Michel Vermoesen qui dirige alors le cinéma Métropole, rue des Ponts de Comines. 



Voilà donc les quelques informations que je peux vous apporter au sujet des salles "commerciales" cambrésiennes. 
Les films "Art et Essai" étaient, à partir de 1977, programmés par une autre salle, Les Archers intégrée à la Médiathèque de Cambrai, construite à cette époque. Elle est aujourd'hui fermée pour raison de sécurité. J'ai également bien connu Jean-Marie Guéant, programmateur de cette salle, au côté duquel j'ai eu l'occasion d'effectuer un stage lors de mes études de cinéma. 

lundi 22 avril 2013

Le cinéma à Halluin


L'association historique "A la recherche du passé de Halluin" propose de très nombreux documents sur les cinémas de la ville. L'ensemble est très varié, et il ne faut pas hésiter à aller de page en page sur l'ensemble de ce site pour découvrir de très nombreux documents sur les cinémas de cette ville de la métropole lilloise.

Lien vers les pages "cinéma" de l'association historique de Halluin :
http://www.alarecherchedupasse-halluin.net/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=130&Itemid=144

Une autre page... Que de beaux documents inédits et originaux sur les cinémas de Halluin (promis, je ferais un jour une compilation de tous ces documents pour le blog !) :
http://www.alarecherchedupasse-halluin.net/index.php?option=com_content&view=article&id=4371:cinema-halluinois-qle-regentq-historique-1919-1970&catid=130:cinema&Itemid=144

Un grand merci à Laurent Comar pour cette photo de la façade du Familia de Halluin, en 1998.

samedi 20 avril 2013

De nouveaux documents sur le cinéma "Excelsior"

Après un premier message publié ici consacré à cet ancien cinéma rue de Béthune à Lille (souvenez-vous : http://cinemasdunord.blogspot.fr/2013/03/un-cinema-nomme-excelsior-rue-de-bethune.html ), je me suis rendu dans l'actuelle brasserie "Aux Moules", bien connu lors de la braderie avec sa montagne de coquilles de moules, et situé en plein centre de la rue de Béthune, sur l'emplacement de cet ancien cinéma...
Après quelques mots échangés avec l'actuel propriétaire, qu'elle ne fut pas ma surprise de découvrir accrochée aux murs de l'établissement, une série de cartes postales montrant le lieu sur des cartes postales anciennes. Outre la carte déjà montrée ici (celle du premier message avec le convoi funéraire) bien en évidence sur le mur, deux autres vues liés à notre sujet sont situées sur le mur du restaurant. Ces photos sont reproduites ici en accord avec l'actuel directeur. Ce dernier nous confirme que ce lieu ne s'appelait pas l'Excelsior auparavant - ce nom provient d'un brasseur belge - et que l'ancien propriétaire des lieux, Jules Catteuw, cherchant à proposer à sa clientèle la nouveauté du moment, leur offre des séances de cinéma. Nous avons donc ici, sur au moins deux cartes postales anciennes représentant une rue très animée de Lille, deux vues d'un café-estaminet prénommé "Friterie moderne" et proposant des séances de cinéma en complément de son activité boisson... et frites bien sur. Ce n'est que dans les années 20 que l'estaminet va définitivement se muer en brasserie, telle que nous la connaissons. 
De haut en bas, nous trouvons le détail de la seconde carte postale et la vue dans son ensemble. Dernière photo, en bas, Jules Catteuw, propriétaire de l'établissement - futur "Aux moules". Adepte des techniques publicitaires, cherchant à faire connaitre son café, Jules Catteuw a proposé des séances de cinéma en complément à sa carte de boissons. De quand a daté cette mise n place du cinéma au café ? Jusqu'à quand ? A suivre...
Un grand merci à l'actuel propriétaire de "Aux Moules"




le CRRAV et pôle images deviennent Pictanovo

Nouvelle infrastructure dans le paysage cinématographique de la région Nord-Pas-de-Calais, Pictanovo est née de la fusion du CRRAV et de pôle images - Tourcoing. L'idée est d'être toujours plus fort, de fusionner les différents services et de simplifier les démarches afin de placer l'ensemble des acteurs du monde du cinéma et de l'image sous un même service afin d'être plus fort. On s'étonnera tout de même de la dénomination de cette nouvelle entité, certainement fruit d'une boite spécialisée en communication et qui imagine un tel nom à consonance italianisante, mot vague rappelant image, pictogramme et novo pour dire nouveau... mais qui, nous l'espérons, sera la vitrine cinématographique de la région, développant les productions, attirant les tournages et développant aussi le tissu des jeunes pousses entrepreneuriales autour du web et du jeu vidéo en plein essor et dont le Nord est une réserve de talent !

Le facebook de Pictanovo :   https://www.facebook.com/pictanovo?fref=ts

Rappelons le facebook de la Maison du Cinéma : https://www.facebook.com/pages/Maison-r%C3%A9gionale-du-cin%C3%A9ma/281460971959637?fref=ts

Vidéo de la présentation de la nouvelle structure : http://www.youtube.com/watch?v=8Mi6x6WYYJE

vendredi 19 avril 2013

Le cinéma Idéal de Sainghin-en-Weppe

Voici la façade et une vue latérale de l'ancien cinéma idéal de Sainghin-en-Weppes. Situé rue jean Jaurès, longue rue allant de la gare de Sainghin vers le centre-ville, l'Idéal est devenu aujourd'hui un immeuble d'habitation... Dans les années 50, ce cinéma est dirigé par Pierre Hoogstoel et a une capacité de 450 places.
Ces photos nous montre la façade de ce cinéma, une vue latérale car il est situé à côté d'un champs. Nous voyons également le détail de la façade. 




Vous habitez, vous avez habité ce lieu ? Vous habitez tout proche ? Vous avez fréquenté ce cinéma ? Vous en avez des souvenirs, alors contactez moi !!











mardi 16 avril 2013

L'Excelsior Cinéma de Marquise


L'indispensable ouvrage de Daniel Tintillier (à quand une réédition ? Une mise à jour ? Le même ouvrage pour d'autres villes ?) nous propose de très nombreux documents et renseignements sur les salles du boulonnais. Parmi elles, voyons l'Excelsior de Marquise. Pour l'auteur, cette salle a fait rêver et émerveiller de nombreux habitants de ce secteur, essentiellement employés ou vivants au rythme des carrières de ce secteur du boulonnais. L'Excelsior n'est pas la seule salle de cet endroit. Il y a le Renaissance à Rinxent et le Mélior Ciné à Ferques. D'après l'auteur, l'Excelsior existait déjà entre les deux guerres mondiales et a connu plusieurs propriétaires, notamment MM Castelain, Bigeault, qui possédait également l'Eden de Wimereux. Après son rachat par la commune, l'Excelsior a été abattu il y a quelques années.
Vous avez fréquenté ce cinéma ? Vous êtes de la famille des anciens exploitants ? Vous avez des documents (tickets, programmes...) ? Contactez moi !!

lundi 15 avril 2013

Le Casino de Frévent


L'ami Jean-Marie Prévost nous propose une image Google Street View de l'ancien cinéma Casino de Frévent. Cette salle se situait impasse Saint-Martin et c'est donc ce bâtiment, au bout de l'impasse visible ci-dessus que l'on devine. Avec une capacité de 300 places, ce cinéma était dirigé en 1963 par Mesdames veuves Fatien et Moigneu.
Si vous habitez Frévent, si vous êtes de la famille des personnes citées précédemment, alors contactez moi !

Lien Google StreetView avec le zoom vers cette ancienne salle : 

Un excellent supplément consacré aux 20 ans de Germinal


Dans son numéro daté de ce lundi 15 avril, le quotidien La Voix du Nord propose un excellent supplément de 12 pages consacré aux 20 ans de la sortie de "Germinal" de Claude Berri. Oeuvre emblématique de la région, symbole pour les uns, repoussoir pour les autres, ce film ne laisse pas indifférent. Vision réaliste de l'histoire de la région Nord-Pas-de-Calais, Germinal est également tout ce qu’exècrent certaines personnalités politiques et/ou médiatiques de la région en ce début des années 90 : le misérabilisme, la noirceur du paysage, les clivages sociaux, les grèves, l'alcoolisme,... Alors que la région tente de tourner la page de ses années minières et est en plein marasme économique se cherchant une nouvelle voie, voila que Claude Berri envoie, tel un boomerang, l'adaptation cinématographique de l'oeuvre littéraire par excellence si caractéristique de la région... 
Le supplément de la Voix du Nord raconte l'oeuvre et son adaptation et surtout nous donne quelques clés pour comprendre les répercussions de ce film encore aujourd'hui...
Forcément, parce qu'il est Le Nord par excellence, nous reviendrons nous aussi d'ici quelques jours, sur ce film : son tournage, sa sortie, et ses répercussions...
Si vous avez été figurant dans ce film, si vous avez un avis à donner, si vous souhaitez vous exprimer sur ce film, si vous assisté au tournage, merci de me contacter !!!

vendredi 12 avril 2013

Une très belle expo cinéma à Annoeullin !



L'ami Daniel Najberg, l'ALICC, la Maison Régionale du Cinéma proposent une très belle exposition sur le matériel cinéma. Issu des collections de Daniel Najberg, cette exposition a lieu jusqu'au 27 avril ) la médiathèque d'Annoeullin. Elle se déroule dans le cadre d'une manifestation plus vaste, "les p'tites toiles d'Emile" organisée par Cinéligue.
Voici l'article de laVoix du Nord, signé par Julien Depelchin sur cette expo : 
Phénakisticope, zootrope, anamorphose. Si ces mots sont pour vous du charabia, ce n’est pas le cas pour Daniel Najberg, collectionneur invétéré d’objets cinématographiques. Jusqu’au 27 avril, une partie de ses trésors est exposée à la médiathèque d’Annœullin.
« J’ai filmé en 9,5 mm, dès 10 ans. » Daniel Najberg est passionné par le septième art depuis l’enfance. Déambulant au milieu de vieilles affiches de dessins animés Walt Disney, il raconte ses plusieurs vies : projectionniste, producteur, propriétaire de salles de cinéma, etc. Aujourd’hui, il possède un trésor fait de projecteurs, de lanternes magiques ou de vieilles bobines. Cette collection, il l’a entamée en 1995 lors du centenaire « officiel » de la création du cinéma. « Officiel », car pour ce passionné les frères Lumière ne sont pas les seuls inventeurs du cinéma. « C’est une somme de talents qui a abouti à la création du septième art. » Beaucoup sont restés dans l’ombre des Lumière, à l’image de Victor Planchon. C’est pourtant ce chimiste qui a inventé, à Boulogne-sur-Mer, la pellicule souple. Un des nombreux pionniers dont l’histoire n’a pas retenu le nom.
Daniel Najberg a récupéré beaucoup d’objets dans les années 70, quand de nombreuses petites salles ont fermé. Ils dorment dans son hangar mais sortent régulièrement à la lumière comme récemment à la télévision. Vous les avez peut-être vus dans le décor du dernier épisode de la série Les Petits meurtres d’Agatha Christie, diffusée sur France 2.
« C’est la fin d’un métier »
Le collectionneur se félicite de l’initiative de la Cinéligue du Nord - Pas-de-Calais qui l’a sollicité pour présenter ses objets. Car 2013 constitue selon le président de l’Agence de liaison inter-collectionneurs du cinéma (ALICC) une année charnière : « Depuis cette année, il n’y a quasiment plus que des projections en numérique. C’est la fin d’un métier ». Nostalgique ? Pour sûr. Mais ce passionné comprend parfaitement que les jeunes n’adhèrent pas au plaisir de l’argentique. Insérer un DVD dans un lecteur est bien plus pratique même si cela est moins magique. Daniel s’inquiète surtout de l’avenir. Si une bobine peut être conservée 500 ans, quelqu’un disposera-t-il encore du savoir-faire pour le projeter dans 100 ans ? Mais avant de voir si loin, il profite : « Je ne vais plus beaucoup au cinéma, je regarde les films chez moi. Je prends presque plus de plaisir à préparer pendant une demi-heure mon film 16 mm qu’à le regarder ensuite. Et j’en ai encore pas mal en réserv ! ».
L’exposition gratuite est à voir jusqu’au 27 avril à la médiathèque d’Annœullin (03-20-16-15-90). Elle s’inscrit dans le cadre du festival « Les p’tites toiles d’Emile » organisé par la Cinéligue jusqu’au 16 avril.
Le site de la manifestation "Les p'tites toiles d'Emile" :

jeudi 11 avril 2013

Le Palace de Valenciennes au centre d'une vaste restructuration immobilière




Le Palace de Valenciennes a déjà fait l'objet de nombreux articles sur ce blog. on s'étonnait souvent de l'état d'abandon de ce bâtiment et on montrait également qu'il s'agissait d'un joyaux architectural de l'Art Nouveau, typique de la reconstruction d'après la première Guerre Mondiale et il était honteux qu'un tel bâtiment soit oublié.

La Voix du Nord, édition de Valenciennes, datée du 10 avril, évoque le dossier de ce cinéma à l'abandon. Ce dernier va être l'objet d'une transformation et réhabilitation totale. Ce projet se place dans un ensemble plus vaste, englobant l'ensemble de ce quartier. J'ai contacté la mairie pour évoquer l'idée d'une Maison Régionale du cinéma en lieu et place du Palace avec façade intégralement respectée, respect des lieux et de son esprit... Réponse laconique des services municipaux... Non ! 

Voici l'extrait de l'article signé par Vincent Tripiana évoquant le Palace : 

« On est en plein cœur historique », a rappelé Anne Hervé, architecte chargé des études préalables. Nous sommes rue du Quesnoy et « l’enjeu est de préserver l’ancien cinéma Palace ». Ainsi que de détruire les maisons mitoyennes et d’en reconstruire (18 logements sont prévus), profitant de la cour intérieure pour aménager un parking (18-20 places) et un espace vert. Il s’agira de logements privés, de standing, visiblement. La crainte de nouveaux désagréments liés aux travaux (après ceux de la chaussée, il y a moins de deux ans) et d’affaissements à cause des anciennes caves présentes furent les principaux griefs exprimés par le public, lundi soir."

Notons dans cet extrait d'article que "il s'agira de logements privés, de standing, visiblement"... Une fois de plus, on chasse la mixité sociale dans un quartier, on embourgeoise le centre-ville et on fait fi de l'âme d'une ville... 
Espérons que les édiles, architectes, concepteurs de ce quartier en mutation respecte l'esprit des lieux et que la façade du Palace soit divinement restaurée. Nous suivrons bien sur cela de prés... Si un lecteur valenciennois peut nous envoyer des photos lors des travaux, c'est avec plaisir qu'elle s'afficheront ici ! 

lundi 8 avril 2013

Le tournage de "Pas son genre" à Bours...

 
Voici un article de La Voix du Nord racontant une journée de tournage du dernier film de Lucas Belvaux qui se tourne actuellement dans l'arrageois et dont nous avons déjà parlé sur ce blog.... "Pas son genre", tel est le titre de cette oeuvre cinématographique, un article de Aline Chartrel...
 
" Là où s’entassent les figurants, attendant leur heure, se trouve d’ordinaire le hall d’entrée. Là où se tournent les scènes de Pas son genre, sous le feu des projecteurs, c’est la salle électro. L’une des huit que compte le Kes West, à Bours. La discothèque, parmi d’autres, a eu la préférence pour y tourner une soirée karaoké.
Sur la scène, trois micros pour Émilie Dequenne (alias Jennifer) et ses deux amies, dont Charlotte Talpaert, une comédienne originaire de la région lilloise. C’est parti pour les spots, talons aiguilles et robes à paillettes. Mais derrière l’unique caméra, sur le plateau, le décor est tout autre : des fils courent partout, au milieu d’une équipe tout aussi agitée pour laquelle la moindre séquence est ultra-calibrée.
On le sait pourtant, le travail d’un réalisateur est minutieux et Lucas Belvaux se doit d’être pointilleux. Répétitions hors caméra, retouches de maquillage, recherche de champs… Sur les quelque 24 heures de tournage (à raison de huit heures par jour), seule une dizaine de minutes sera conservée au montage.
Et la totalité des « visages anonymes » n’y apparaîtra pas. Ça fait partie du jeu bien que les 130 figurants venus chaque jour espèrent voir un jour leur bouille apparaître à l’écran. D’autant que le tournage au Kes West a ceci d’exceptionnel que c’est dans ce cadre qu’auront été regroupés le plus de figurants.
Parmi eux, Nicole et Camille, un couple de retraités. Immanquables au milieu d’une foule de jeunes pour lesquels l’une des seules consignes a été de s’habiller pour faire la fête. « On n’avait jamais participé à un tournage avant, fait remarquer Nicole. Mais maintenant qu’on est retraité, on a le temps.» Plus que la gloire, c’est la curiosité qui les a attirés. L’envers du décor, tandis que pour Aurélie, c’est l’inverse. Par deux fois, elle a figuré dans des courts-métrages et web séries, avant de monter en voiture et de quitter Paris pour Bours. « Deux heures trente de route, j’ai pas peur !» L’histoire ne dit pas si elle parviendra à percer mais à coup sûr, il lui restera de ces trois jours de tournage comme un air de Love don’t come easy dans la tête. "

France 3 Nord-Pas-de-Calais propose une vidéo sur ce tournage :
http://nord-pas-de-calais.france3.fr/2013/03/30/arras-lucas-belvaux-debute-le-tournage-de-pas-son-genre-225859.html
 

vendredi 5 avril 2013

Trois cartes postales de Soldatenkino

Pardonnez tout d'abord la large mention "Photocartop" au travers de cette carte postale ! Ce document proposé par Bernard Warin provient du site de vente Delcampe et le vendeur n'a pas hésité pour mettre cette carte en vente à barrer l'image de son pseudo... Cependant, on devine bien quand même de quoi il s'agit...

Pourquoi Izel-les-Esquerchin ? Car rien ne le mentionne sur cette photo. Par contre, le vendeur certifie qu'il s'agit bien de cette petite commune située à quelques kilomètres à l'ouest de Douai. pour cela, il propose sur le site Delcampe le recto de cette carte, mais écrite en allemand bien sur et il paraîtrait que la mention Izel apparaît... Alors croyons le vendeur !

Les photos de Soldatenkino sont bien rares dans la région et il est toujours intéressant de proposer ce type de document ! Il en existe trois à ma connaissance et que je propose ici sur ce message avec, de haut en bas, Izel-les-Esquerchin, au centre Courrières et en dessous Oppy, au nord de Arras.

Les informations concernant ces trois établissements sont bien rares, difficiles à obtenir. 
Concernant Courrières, cela a déjà été publié sur ce blog : http://cinemasdunord.blogspot.fr/2009/12/un-document-exceptionnel-le.html#comment-form

Pour Izel et Oppy, quid de ces endroits ? Que proposent-ils ? Que sont devenus ces endroits ? 




lundi 1 avril 2013

Jean Poher, dernier exploitant du Rex d'Armentières

Alors que le nouveau cinéma d'Armentières sort lentement de terre, la Voix du Nord nous propose un portrait de l'ancien exploitant du dernier cinéma de la ville, le Rex, qui a fermé ses portes en

Voici l'article de Catherine Quételard :

Jean Poher : une vie de cinéma ! Son père gérait, en banlieue parisienne, trois salles qu'il a reprises à 20 ans avant de migrer à Armentières où il a dirigé le Rex, de 1960 jusqu'en 1995. Deux ans plus tard, la salle fermait. Il se souvient de l'âge d'or du cinéma à Armentières.

Les cinémas avaient pour nom Gloria, Palace ou Rex. À Armentières, on avait inauguré le Rex en 1936 avec Golgotha . Cette année-là, Jean Poher avait deux ans et vivait à Treil, en banlieue parisienne, où son père, ingénieur électricien de formation, exploitait trois salles de cinéma. Vingt ans plus tard, bac en poche, il prend le relais paternel avant de racheter le Rex armentiérois, le fonds de commerce d'abord, en 1960, puis l'immeuble en 1968. Avant lui, Melle Eva - et son long fume-cigarette - tenait la salle armentiéroise qui abritait au sous-sol une salle de jeu.
Jean Poher devient « le Mr du Rex » qu'il gère avec son épouse, Janine, à la caisse. Les placeurs, en costumes offerts par le tailleur Boidin tout proche, avaient fière allure dans leur tenue rouge de groom puis dans une autre, bleue, avec des épaulettes dorées et une casquette. À l'entracte, ils proposaient esquimaux ou sachets de cacahuètes. Le dimanche après-midi, les internes de l'École nationale professionnelle (maintenant Gustave-Eiffel) formaient un gros contingent réservé de 150 places. Beaucoup d'habitués tenaient à leur place attitrée au balcon. « On s'habillait pour venir au cinéma », rappelle le directeur ; des Belges venaient cravatés. Le Rex était plus select que le Casino, une autre salle plus populaire, rue Deceuninck, et plus généraliste que le Central, rue Kennedy, qui s'en tenait à une cote morale stricte. Quant au prix, « c'était donné ! (1,20 franc) ».
Le quartier était animé avec l'usine textile Beaudeux (lieu du futur cinéma), la chambre patronale, en face du Rex, les restaurants dont le réputé Comte d'Egmont, en face de la gare. Boulangerie et tabac avaient leur clientèle. Et le cinéma participait à l'animation, le week-end, avec un nocturne le samedi, et la séance du mercredi après-midi.



Si, dans les années 60, le public ne regardait pas trop la programmation pour venir, les temps ont changé à la décennie suivante. Il a fallu offrir des sorties nationales. La salle de jeu, avec baby-foot et flippers, exploitée jusqu'en 1975, cède la place à une seconde salle (200 places) qui s'ajoute à la première (850 places). En 1980, « on a fermé le balcon » pour créer une troisième salle. En 1986, le couple acquiert la maison voisine qu'elle transforme en deux autres salles (150 places chacune). « Cinq salles, c'est bien », estime Jean Poher qui avait évalué, selon l'étude de marché, la clientèle potentielle à 90 000 habitants avec les environs. Ainsi il pouvait rivaliser «  avec Lille et Paris », offrant les films à leur sortie nationale. Tous les lundis, les résultats d'entrées étaient communiqués.
La Grande Vadrouille, quinze jours à l'écran ! L'exception. « Un ciné-club était animé par une association  », une fois par mois. « On s'est maintenu à 150 000 entrées par an » mais à partir de 1990, les chiffres chutent ; il vend le Rex à la mairie et une société d'économie mixte est créée. Quand il prend sa retraite en 1995, le cinéma n'a plus que deux ans à vivre, victime du Kinépolis. Même si Gabin, Delon ou Belmondo restent ses acteurs fétiches, il a vu Le Monde merveilleux d'Oz et ira au nouveau cinéma, en attendant que la façade de son Rex retrouve une apparence digne de son passé. Vendu au promoteur lillois P. Boulanger, le lieu doit abriter des appartements.