© Olivier JOOS - 2009/2015

Toute utilisation, totale ou partielle, des éléments contenus dans ce blog est strictement prohibée sans l'accord de son auteur.

Par politesse, merci de demander l'avis du rédacteur de ce blog avant de faire usage des textes et documents !!!

Toute citation du texte du blog ou des documents publiés doivent IMPERATIVEMENT être accompagnés de la mention :

"© Olivier JOOS http://cinemasdunord.blogspot.com/"

Le contenu de ce blog, les informations et documents sont répertoriés par OLIVIER JOOS. Ses avis et commentaires n'engagent que lui ! Le but de ce blog est de promouvoir et de créer une véritable Cinémathéque régionale Nord-Pas-de-Calais et Picardie, libre, populaire et ouverte, facilement accessible en plaçant le spectateur et la salle de cinéma au centre des recherches. C'est en soutenant ce choix qu'un tel lieu peut voir le jour ! CINEMASDUNORD, LE SEUL SITE INTERNET QUI PARLE DE CINEMA (salles et films tournés dans la région) DANS LA GRANDE REGION DES HAUTS DE FRANCE

vendredi 30 août 2013

Inauguration à venir du Cin'Amand !

La Voix du Nord nous propose dans son édition valenciennoise, un article signé Véronique Bertin sur l'inauguration prochaine d'un nouveau complexe à Saint-Amand-les-Eaux. Son nom : le Cin'Amand. Sa particularité ? Ne faire parti d'aucun grand groupe de l'exploitation cinématographique nationale, internationale, et même régionale !! Bref, un nouveau sur le marché à qui nous souhaitons Bonne chance ! Bien sur, si vous fréquentez ce nouveau cinéma, qui est inauguré mi-septembre, si vous avez un avis à donner, si vous y travaillé, etc... Vous êtes le bienvenue pour vous exprimer ici ! Voici l'article et les 8 photos qui accompagnent ce nouveau complexe. Ensuite, vous avez l'article présentant le jeune directeur - concepteur de ce Cin'Amand : Marc-Antoine Tourbez





La semaine dernière, les sièges sont arrivés. Le cube du futur cinéma, le Cin‘Amand, est, lui, sorti de terre depuis un moment. À l’intérieur, des ouvriers s’activent pour que tout soit prêt le jour de l’ouverture, le mercredi 18 septembre.

Marc-Antoine Tourbez, le papa du cinéma de Saint-Amand, voulait quelque chose de différent. Et une fois les portes en verre franchies, les cinéphiles vont avoir une petite surprise. Tout du moins voir du changement par rapport aux complexes cinématographiques habituels. Les caisses (trois bornes automatiques sur la gauche et deux comptoirs avec du personnel sur la droite) sont installées sous la verrière en front de parking. Pour pénétrer dans l’espace détente (qui se veut cosy) et confiserie, les clients devront donc être munis d’un ticket pour une séance. Une fois le contrôle passé, les spectateurs auront le choix entre acheter des confiseries, attendre à la porte de la salle (au-dessus de celle-ci seront installées l’affiche du film, la durée de ce dernier et l’heure de la prochaine séance) ou se lover dans les banquettes du salon. Confortablement installés, ils pourront visionner des bandes-annonces diffusées sur des écrans. « On veut chouchouter le client. Qu’il se détende avant la séance », observe Marc-Antoine Tourbez.
Les six salles sont réparties de la gauche vers la droite. La plus grande, c’est la salle 1 : 300 places (dont douze fauteuils de couple) plus sept pour les personnes à mobilité réduite. L’écran métallisé de 16 mètres de haut permet de diffuser des films en 3D. Le projecteur 4K permet une résolution de 48 images par seconde, « c’est deux fois supérieur au premier projecteur numérique standard », commente Sébastien Maillet, directeur adjoint, ancien projectionniste. Le son (DK audio) est « du haut de gamme ». La scène au pied de l’écran est vaste « pour accueillir des équipes de films ou permettre la location ». Avec les câbles qui permettent de connecter un ordinateur à Internet et de projeter son contenu sur l’écran, Marc-Antoine Tourbez veut aussi ouvrir son cinéma au monde de l’entreprise. Aux séminaires.
La salle 2, tout à côté est très différente. Les murs et les sols ne sont pas rouges mais noirs. Idem pour les sièges en similicuir. « C’est une salle premium avec une assise plus large et plus de confort. Une salle qui sort de l’ordinaire où nous voulons une programmation plus confidentielle, axée art et essai. Ça sera un peu l’esprit ciné-club », note le directeur qui a sacrifié vingt-trois places pour offrir un espace un peu comme à la maison.
La salle 3 est de belle taille. Elle peut accueillir 249 spectateurs qui regarderont les films sur un écran de 14 mètres de base. Les salles 4 et 5 sont jumelles : 99 places et un écran de 9 mètres de base. Enfin à l’autre extrémité, la salle 6 et ses 190 places.
Dès le 18 septembre, les spectateurs pourront se garer sur le parking de la zone commerciale ou sur celui de deux cents places qui est en cours d’aménagement au-dessus d’un bassin de rétention des eaux. Pour être vu venant de Valenciennes ou de Tournai et même des boutiques de la zone, trois enseignes vont bientôt être posées. Et à l’arrière du bâtiment, les numéros des salles peints en rouge attirent déjà le regard des automobilistes circulant sur la rocade. Pour y voir un film, il faudra donc attendre le 18 septembre. Un mercredi évidemment.








La Voix propose donc un autre article sur le jeune directeur de ce complexe. Le Voici : 
Le téléphone de Marc-Antoine Tourbez sonne. Dans le hall du cinéma résonne la sonnerie du Parrain, un film culte, sans doute son « préféré ». Ce jeune habitant du Pévèle est un passionné de cinéma. Et c’est cette passion qui l’a poussé, à 27 ans, à monter ce projet de cinéma à Saint-Amand baptisé Cin’Amand. Le jeune homme a fait les deux rencontres qu’il fallait : avec le maire de Saint-Amand et Bertrand Le Côme, le patron de la zone commerciale qui l’a aidé financièrement. Il a donc quitté son emploi de directeur adjoint dans la restauration en décembre 2011 pour se consacrer à Cin’Amand. Et comme il sait que seule la passion ne suffit pas (« je ne pouvais pas me lancer tête baissée»), il a appris le métier. Il a travaillé dans des cinémas de Saintes et Basse-Goulaine près de Nantes. Il a visité beaucoup de cinémas dans toute la France « pour piocher les bonnes idées ».
Cin’Amand sera donc un cinéma de six salles, 1 034 sièges et douze salariés (tous recrutés sauf un étudiant restant à trouver). « Certains ont déjà une expérience dans le monde du cinéma. D’autres pas. Nous avons recruté des gens qui aiment le ciné et qui ont avant tout le sens de l’accueil et du contact. On veut mettre l’accent là-dessus. Apporter quelque chose de plus, créer une relation de proximité et se différencier », précise le directeur. Pour le seconder, il a fait appel à un Calaisien, Sébastien Maillet, un ancien projectionniste passionné comme lui de septième art et notamment de films de science-fiction.
Pour leur programmation, les deux hommes veulent avoir « une double casquette » en proposant à la fois des films grand public et les blockbusters américains (« des films qui font des entrées ») et des films plutôt art et essai. Pour le choix des films, ils ont fait appel au GPCI, le groupement de programmation des cinémas indépendants « qui fait le lien entre nous et les distributeurs, mais nous avons notre mot à dire en termes de choix ». Le GPCI leur permettra « d’avoir des copies plus facilement ». Pour l’ouverture le 18 septembre, ils vont notamment programmer Riddick de David Twohy et Ma vie avec Liberace de Steven Sodenberg. Huit films seront diffusés chaque semaine.
Pour se différencier des multiplexes, Marc-Antoine Tourbez va proposer des tarifs « attractifs» que ce soit pour les places ou les confiseries. « Le cinéma est souvent perçu par les gens comme un luxe. Là, nous voulons le rendre accessible. »
Les tarifs : 7,90 € tarif plein, 6 € pour les + de 60 ans, les demandeurs d’emploi et les étudiants et 5 € pour les moins de 26 ans. Un site web va voir le jour pour réserver les places et les retirer avant la séance sur place.

mardi 27 août 2013

Le Cinéville de Hénin-Beaumont

Jean-Marie Prévost nous propose un article daté du 23 août, déniché dans La Voix du Nord édition Hénin, et consacré aux 10 ans du complexe Cinéville de Hénin-Beaumont. Signé Baptiste Lafferrerie, il s'agit d'une interview de la directrice de l'établissement depuis son rachat par le groupe Cinéville. En effet, rappelons que ce complexe a d'abord été construit par Gaumont et que la société à la marguerite a dût céder cette structure à Cinéville, groupe du grand Ouest, à cause de sa situation dominante après la fusion Pathé-Gaumont. il s'agit donc de l'unique implantation de ce groupe dans la région.
Accompagnant cet article, je ne résiste pas à vous proposer de nombreuses photos prises du chantier de ce complexe. Ces photos ont été prises en 1998, pendant plusieurs semaines et montre la construction de cet établissement. On a l'impression d'une extrême facilité dans l'élaboration du complexe. 



12 salles, 1400 fauteuils et 20 salariés : le Cinéville d’Hénin-Beaumont est le plus important complexe de son groupe, originaire du Grand Ouest. À sa tête, Delphine Paumier, directrice depuis son ouverture en 2003. Elle a vu les innovations bouleverser le cinéma durant ces dix années. Et son multiplexe a su s’y adapter.


Le contexte d’ouverture de votre cinéma en 2003 est assez singulier. Pouvez-vous nous le remettre en mémoire ?
« De 1999 à 2003, l’enseigne appartenait au groupe Gaumont. J’y étais assistante de direction. En 2001, il a fusionné avec le réseau de distribution Pathé pour former la société EuroPalaces. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) nous a alors demandé de céder un établissement car ils étaient trop nombreux au niveau du bassin minier. C’est là que le groupe Cinéville entre en scène : il a saisi l’opportunité de racheter le multiplexe, au vu de sa bonne fréquentation. Et je suis devenue sa directrice. »
Cinvéville est un groupe basé à Rennes et plutôt implanté dans le Grand Ouest. Le multiplexe d’Hénin-Beaumont a-t-il une place à part ?
« Bien sûr, nous sommes éloignés géographiquement de nos origines. Mais ce n’est pas la seule différence : nous avons réengagé tous les salariés du Gaumont et nous nous sommes lancés à nos débuts avec un avantage de taille : un cinéma qui tournait déjà. En cela, oui, nous avons une place singulière. »
Vous êtes restée à la direction de cet établissement durant ces dix années et vous en tirez un bilan plutôt positif…
« Effectivement, la fréquentation est en hausse depuis 2003. En 2012, nous avons réalisé près de 590 000 entrées. De surcroît, nous avons effectué d’importants investissements d’ordre technologique, notamment le passage au tout-numérique sur la période 2009-2010. Ç’a été payant pour tout le monde : il n’y a plus de grain donc le client y trouve une qualité supérieure, et côté programmation, nous avons plus de souplesse. Cela nous a aussi permis de l’enrichir avec des événements en live, comme dernièrement la retransmission d’un concert de Robbie Williams. D’un autre côté, cela transforme le travail du projectionniste, qui doit simplement lancer la diffusion. Mais nous tenons à ce qu’ils restent présents toute sa durée. En outre, les quatre postes ont été conservés. »
Cependant, vous êtes un peu déçue par la 3D…
« Je ne suis pas la seule, je pense que le public a été en partie désenchanté par son arrivée. Avec elle, il s’attendait à ce que les objets ou les personnages sortent de l’écran et viennent vers lui. Malgré tout, il y a des contenus qui valent vraiment le coup, et là, le public se déplace. D’autres ne sont tout simplement pas à la hauteur. C’est pour cette raison que nous proposons systématiquement des versions 2D et 3D de chaque film. Mais ce constat est général, il n’est pas propre à Hénin. »
Votre programmation est définie chaque semaine par le groupe Cinéville. Vous êtes connus pour proposer plutôt des blockbusters, des films d’action ou d’animation. La ligne a-t-elle évolué en 10 ans ?
« Pas vraiment. Nous continuons à proposer ce qui marche. Nous avons du mal avec les films d’auteur ou intimistes… On essaie tout de même de s’y ouvrir un peu. »
Quels ont été vos plus gros succès d’entrées depuis votre ouverture à Hénin ?
« Bienvenue chez les Ch’tis tient le haut du pavé : il a fait près de 110 000 entrées, soit 1/5e des chiffres annuels. Ensuite viennent AvatarIntouchablesRien à déclarer… Il n’y a pas de grand décalage avec le reste de la France. »
Jusque-là, l’année 2013 est-elle un bon cru ?
« Le premier semestre a été un peu en baisse, on a manqué de comédies françaises, même si Les Profs ou Iron Man ont été des succès, de même que la fête du cinéma fin juin. En juillet, le beau temps n’a pas aidé à remplir les salles non plus. Mais on attend beaucoup des films à venir comme Eyjafjallajökull, la comédie de Dany Boon, qui sort au mois d’octobre. »
Vous annoncez quelques nouveautés dans votre cinéma pour la rentrée et début 2014…
« Nous lancerons une offre à destination des plus jeunes le 18 septembre prochain. Il existe déjà depuis quelques années la programmation Ciné Bambino pour les enfants de plus de 5 ans, qui propose des projections de films déjà parus. Avec Ciné Découverte, nous voulons proposer aux tout-petits leur première séance de cinéma : il s’agira de courts-métrages, dans des salles aux lumières d’ambiance… Autre changement au premier semestre 2014 : nous rénoverons le hall d’entrée de Cinéville. Nous voulons donner une identité visuelle commune à tous les établissements du groupe. »
Une nouvelle implantation du groupe dans la région, peut-être ?
« Ce n’est pas d’actualité, mais nous ne nous cantonnons pas au Grand Ouest pour rechercher des opportunités. »

Voici maintenant l'album photo de la construction de ce complexe...















vendredi 23 août 2013

Un ancien article sur Daniel Wagnon, directeur du Sully de Béthune

Retrouvé sur le site internet de la Voix du Nord, voici un article publié le 3 novembre 2010 consacré au décès de Daniel Wagnon, dernier directeur du Sully de Béthune dont nous avons évoqué le souvenir sur ce blog récemment... 
Voici donc l'article signé Christian Larivière et il est accompagné de la photo illustrant l'article... Chose étonnante, il ne s'agit nullement d'une photo de ce directeur, mais de l'affluence à l'entrée du Sully...
Si quelqu'un de la famille de Daniel Wagnon pouvait me contacter afin que son portrait soit approfondi sur ce blog, qu'il n'hésite pas... et pour toutes les autres personnes liées au cinéma dans la région.



Ce matin, à l'église Saint-Vaast, ce sera la dernière séquence pour Daniel Wagnon. On y célèbre les funérailles de l'ancien directeur du Sully disparu six ans après avoir mis la clé sous la porte du dernier cinéma de Béthune.

Depuis son décès survenu dimanche à Lille, à l'âge de 72 ans, sa dépouille reposait dans un salon funéraire de la rue Saint-Pry. À quelques dizaines de mètres de la friche du Familia, le premier cinéma qu'il avait exploité à Béthune et dont la démolition a laissé une dent creuse entre la Pataterie et Il Pozzallo. « Mon père a consacré toute sa vie au cinéma. C'était son métier et aussi sa passion », résumait hier Véronique, sa cadette, qui s'est fixée en Bretagne. Comme sa soeur aînée Patricia, déléguée médicale à Lille, elle a passé son adolescence à vendre des esquimaux et à placer des spectateurs mais a renoncé à une profession dans laquelle ses grands-parents, déjà, s'étaient illustrés. Ils tenaient le Casino à Bruay.
Fasciné par le projecteur dès l'enfance, Daniel Wagnon est resté fidèle au septième art toute sa vie et n'a raté presqu'aucun film à l'affiche. « Depuis qu'il était en retraite, il passait son temps devant la télévision, pour les films et pour le sport », raconte sa fille.
Après avoir géré le Cantin à Lens, il avait pris la direction du Sully, héritier du vieux Caméo, une salle du boulevard Poincaré qui avait présenté des spectacles de music-hall dans les années cinquante et au début des années soixante alors que le théâtre municipal ne s'était pas encore relevé des bombardements. Sylvie Vartan y était passée en vedette américaine de Richard Antony.
Quand Daniel Wagnon est arrivé au Sully, en 1986, la fréquentation tournait autour de 400 000 spectateurs par an. Au tournant du millénaire, sur le contrecoup de l'ouverture du Kinepolis à Lomme puis du Méga CGR à Bruay, elle était tombée à 200 000. Les huit salles vétustes mais pleines de souvenirs gardaient leurs fidèles : pas suffisamment pour faire la soudure jusqu'à la construction d'un cinéma neuf que l'on disait alors imminente dans le quartier de la gare rénové. En septembre 2004, alors que Le Sully affichait La Mort dans la peau, ses cinq salariés recevaient leur lettre de licenciement. Six ans plus tard, Béthune n'a toujours pas de cinéma, le projet immobilier à l'angle du boulevard Poincaré et de la rue Prévost est en panne et le dernier directeur est porté en terre. •
Funérailles aujourd'hui à 11 h 15 en l'église Saint-Vaast.

lundi 19 août 2013

La destruction de l'Omnia de Douai

L'ami Bernard Warin nous propose un encart paru ce jeudi 15 août dans le journal "l'Observateur du douaisis". Il s'agit d'une photo de la destruction du cinéma Omnia, situé au 10 rue Saint-Jacques à Douai. Cette salle mythique douaisienne a été fondé par Paul Desmarets, pionnier du cinéma douaisien. Une note a déjà été rédigée sur cet extraordinaire personnage sur ce blog et d'autres informations sur cette salle de cinéma existe également sur le site. Mais bien sur, si vous avez encore des infos, j'en suis avide !!! En complément de ce document, j'ajoute une carte postale ancienne trouvée sur Delcampe et qui montre la façade du cinéma, à l'extrême droite : le bâtiment avec les colonnes et le monsieur en canotier qui attend devant (Paul Desmarets ?)... Cependant, il est à rappeler sur ce bâtiment était, avant d'être un cinéma, le siège de l'orphéon de Douai... Alors, cette carte, est-ce le cinéma ou le siège de l'orphéon ? Je penche pour la dernière hypothèse par rapport aux costumes, à la circulation dans la ville car le cinéma s'est installé après la première guerre mondiale.




samedi 17 août 2013

Des photos actuelles de l'ancien Sully de Béthune

Un lecteur de ce blog, Sylvain Babicz, nous propose quelques photos prises très récemment de la façade de l'ancien cinéma Les Arcades, ex - Sully de Béthune. Merci à Sylvain pour ces clichés ! J'ai essayé de prendre contact avec l'actuel propriétaire des murs,... toujours aucune réponse. S'il me lit, merci de m'envoyer un mot. J'espère que cela sera tout de même prochainement positif afin de visiter ce qui reste de l'intérieur de ce vaste complexe avant sa possible prochaine destruction... ne serait-ce que pour garder une dernière trace de ce dernier cinéma béthunois... avant l'inauguration du prochain ! 











mercredi 14 août 2013

Jean-Claude Dervaux, portrait d'un collectionneur amoureux du cinéma

La Voix du Nord édition de Béthune nous propose le portrait d'un amoureux du 7eme art... Jean-Claude Dervaux, grand collectionneur béthunois avec un excellent article signé Renaud Toussaint. Je joins à cet article les 8 photos de la voix du Nord propose sur son site internet ! Félicitations au quotidien régionale de nous proposer ce type d'article !! Si jean-Claude Dervaux ou un de ses amis ou quelqu'un de sa famille lit ces lignes, qu'il n'hésite pas à entrer en contact avec le rédacteur de ce blog ! Mr Dervaux a toute sa place dans la création d'une Maison Régionale du Cinéma !

Voici l'article...

Voilà près de dix ans que les Béthunois attendent leur cinéma avec impatience. Pourtant, la ville compte encore une salle, confidentielle celle-ci. L’œuvre d’une vie, celle de Jean-Claude Dervaux, grand collectionneur et fin connaisseur du Septième Art.

C’est d’abord un bruit, un petit claquement. Celui de la pellicule qui s’enclenche dans le projecteur. Puis une image, et un son. La voix de Pierre Tchernia. « Des actualités de 1975 que j’ai montées », explique Jean-Claude Dervaux.
Des bobines comme celle-ci, le collectionneur de 75 ans en a des pleines boîtes. Une passion qui remonte à l’enfance. « C’était dans un cinéma de quartier, j’avais 7 ou 8 ans, j’allais voir le projectionniste, raconte-t-il. C’était magique de voir ce faisceau et je restais tout le film là-haut à regarder le changement des bobines. Il me donnait toujours des petits bouts de pellicules que je montais moi-même. »

Il sacrifie son premier salaire à sa passion

Dès lors, rien d’étonnant à ce qu’il consacre son premier salaire à sa passion. « Je me suis acheté un appareil, un 9,5 millimètres, mes parents n’étaient pas vraiment contents, se souvient-il. Après, tout s’est enclenché, j’ai eu une super-8, puis une 16 mm », et bien d’autres encore. Bobines, projecteurs, caméras, affiches, livres, photos… Jean-Claude Dervaux écume les salons de collectionneurs et expose ses merveilles, comme un projecteur Buisse et Bottazzi. « C’est un peu la rolls du cinéma, un appareil entièrement fait main, détaille-t-il. On peut mettre tout le programme sans devoir changer de bobine. » Muni de ses appareils, le restaurateur de profession réalise ses propres actualités béthunoises : la course des garçons de café, le feu d’artifice, la foire de printemps…
« Et une fois à la retraite, j’ai voulu avoir ma propre salle de cinéma. » Alors quand il s’installe dans sa maison il y a quinze ans, la salle « Jean-Gabin » sort de terre. Une petite pièce de vingt-cinq places, des sièges récupérés au Palace de Béthune. Ou plus exactement, vingt-six places : son « idole » y a un fauteuil à son nom, au milieu des affiches de grands classiques comme La Grande Vadrouille ou Vidocq, et des statues de Chaplin et Z6PO.

Une salle obscure contre la canicule

Depuis, le cinéphile consacre au moins une heure par jour à son temple du Septième Art, à bricoler ses machines. « Et en ce moment, comme il fait chaud, l’après-midi je me fais un film», sourit-il. On l’envie… Un programme à l’ancienne, avec publicités, actualités, film annonce, un petit dessin animé suivi d’un entracte « et enfin je lance la bande », un film ancien… ou plus récent. « J aime bien les deux cinémas. Mais revoir un film en 16 mm, c’est un peu nostalgique. »
Son cinéma préféré ? Les films d’action, notamment des années 1960-70. « Le cinéma ne doit pas être du théâtre, il faut que ça bouge à l’écranÀ l’époque, on n’avait qu’un film par semaine. C’étaient des Belmondo, de Funès… J’ai toujours plaisir à faire revivre Gabin, Michel Simon, ou d’autres comme Annie Girardot. »

Un regret : des fauteuils trop souvent vides

De grands noms qu’il (re)découvre souvent seul, son grand regret. « J’aimerais que plus de gens voient ces films, confesse le passionné, alors que dans la salle résonne la musique d’Ennio Morricone. Parfois, il y a des amateurs comme moi qui viennent, mais il n’y en a plus beaucoup. On se prête des films, on échange autour d’une projectionLe cinéma, c’est magique. Il y a peu de gens qui n’aiment pas le cinéma. »
Alors pour ce cinéphile, l’absence de cinéma à Béthune est un « drame ». « J’aimerais bien aller au cinéma au moins une fois par semaine. Une ville comme Béthune sans cinéma, c’est un peu une ville sans âme. » Du coup, il ne va plus au cinéma. « J’attends la sortie des films en DVD et je les passe dans ma salle. » Le prochain sur sa liste : Gatsby le magnifique, avec Leonardo DiCaprio. De quoi allier, une fois encore, ancien et nouveau cinéma.











vendredi 9 août 2013

Février 1960 : inauguration du Colisée de Calais

Il y a quelques jours, Bernard Warin m'envoie un document découvert sur Delcampe : le carton d'invitation de l'inauguration du cinéma Colisée de Calais. Ce carton est à vendre au prix de ... 18 euros (certains ne manquent pas d'air, qu'est ce qui justifie ce prix ?) Je fais alors illico le lien avec un programme acheté il y a quelques années dans une brocante (au prix de... 3 euros !) : le programme complet de cette soirée inaugurale.
Flashback sur cette soirée de février 1960 à la lecture du programme... D'abord, c'est une véritable soirée de gala qui est proposée aux invités puisque placée sous l'égide du député-maire de Calais : Jacques Vendroux !
Après s'être installé confortablement dans les fauteuils, certainement très moelleux, le spectateur a pu se délecter d'une première partie tournant autour des souvenirs du cinéma Elysée de 1450 places et dirigé auparavant par Mme Dandeyne. Lien entre l'ancien cinéma et le nouveau Colisée, la première partie fait la part belle à la salle de cinéma en elle-même, mis à l'honneur, nouveau cadre de divertissement. Entracte et place au grand spectacle avec le dernier film de Brigitte Bardot...
Ce qui est étonnant avec le programme, ce sont les publicités proposées... Page 5 : 3 affichettes pour les établissements équipant les salles : les entreprises Henri Alcan de Nancy pour la décoration de la salle, les revêtements muraux, Gallay pour les fauteuils et l'entreprise Vandecaveye de Roubaix pour les sols et parquets. 
Vous trouverez ci dessous l'intégralité des documents mentionnés comme si vous étiez conviés à cette soirée de gala : le recto-verso du carton d'invitation et les 20 pages du programme.

Carton d'invitation verso

Le recto de la carte d'invitation

Couverture du programme officiel de la soirée inaugurale du Colisée
  
1ère page

2eme page (désolé, je n'ai pas gommé le prix)

3eme page, on remarquera la liste de toutes les entreprises ayant travaillé pour la salle

4eme page, des publicités pour les entreprises ayant travaillé dans la salle

5ème page

6ème page

7ème page

8ème page, des entrepreneurs pour la rénovation des salles de cinéma

9eme page

10ème page

11eme page

12eme page

13eme page

14eme page, les films à venir...

15eme page

16eme page, l'intérieur de l'ancien Elysée

17eme page

18eme page

19eme page, le dos de cette brochure