© Olivier JOOS - 2009/2015

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vendredi 30 mai 2014

Toujours un grand succès pour les cinés-concerts de l'ONL



La semaine dernière, l'Orchestre National de Lille dirigé par Franck Strobel, donnait à nouveau un concert magistral... Après G. Delerue, Métropolis, Fantasia, les musiciens ont sublimé l'oeuvre de John Williams à travers un harmonieux et original medley de ses partitions. Extraits de ET, images de Jurassic Park, d'Indiana Jones ou d'autres films de son alter ego cinématographique, Steven Spielberg. La cohésion et la force de ces interprétations sont de montrer tout l'intérêt de la musique dans une oeuvre cinématographique ! 
Que vive l'ONL et que continuent longtemps encore ces cinés-concerts qui régalent les yeux et les oreilles des spectateurs ! 

mardi 27 mai 2014

Pierre Repp, le paint-Solois.. euh, le Saint-Polois !

Y a des gueules au cinéma... 
Des physiques, des trognes... 
On les voit souvent dans les films, mais les noms ne reviennent jamais en mémoire.. Les princes des seconds voir des troisièmes rôles. Parmi eux, l'empereur ! Celui qui est intrinsèquement lié au cinéma français des années 50 au début des années 80 : Robert Dalban ! Mais tant d'autres parcourent les films populaires de cet âge d'or de la comédie populaire française. Parmi eux, Pierre Repp ! 
"Je sais rien mais je dirais tout", 'Cartouche", "Un clair de lune à Maubeuge", "cours après moi que je t'attrape", "Le gendarme et les extraterrestres",... Ces films et d'autres qui ont fait les beaux soirs des soirées cinémas du dimanche sur la une, du temps où il n'y avait que trois chaines de télé... Et parmi les silhouettes reconnaissables entre mille, mais dont on ne se souvient jamais le nom... Il y a Pierre Repp, originaire de Saint-Pol-sur-Ternoise ! 


L'ami Repp est né en novembre 1909. De son vrai nom Pierre Bouclet, la petite histoire veut qu'il trouve la vocation d'amuseur et de comédien lors de la remise de son Premier Prix de récitation au théâtre de Boulogne-sur-Mer devant les élèves, professeurs et même le recteur au terme de son passage au collège Mariette. Plutôt que de déclamer le poème, Pierre décide de le réarranger dans une scénette amusante qui fait son effet comique. La vocation est née, au grand dam de son père, ingénieur des ponts et Chaussées, domicilié place Georges Graux. Ce sont les mots, la langue française, les joies du jeu de mot, de la contrepétrie et du lapsus, le plaisir des changements de sens qui vont être le terreau de l'humour du saint-polois. débute dans le cinéma publicitaire à Lille, à la fin des années 20. Acteur, Repp est avant tout un humoriste, un comique dont l'essence est le verbe, la fangue qui lourche... euh la langue qui fourche... et c'est sur son art que va se bâtir l'essentiel de sa carrière cinématographique dès les années 30. Tout au long de sa carrière, il côtoie De Funès, Bourvil, Brialy, Fernandel, Jean Gabin, Pierre Richard, tout en poursuivant une carrière au music-hall enchaînant des sketchs sur son art du bafouillage millimétré : la récitation des fables de la Fontaine dans le désordre, ou la recette des crêpes... 
Il décède en région parisienne en novembre 1986. Aujourd'hui, une salle municipale porte son nom au Plessis-Trévise... Mais rien, rien dans sa commune natale...


Sa filmographie complète de 38 films, ainsi que les passages télé et les pièces de théâtre, sans compter les références discographiques de ses sketches sont disponibles sur sa fiche wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Repp
Un extrait de "Je sais rien, mais je dirais tout", avec B. Blier et P. Richard, autre régional car natif de Valenciennes, P. Tornalde, D. Prévost,... : https://www.youtube.com/watch?v=-QbL-W59F3Q

jeudi 22 mai 2014

Le Palace et le Colisée de Douai

Place d'Armes de Douai, le centre-ville, le lieu névralgique par excellence de la cité de Gayant. Convergence des rues commerçantes, pôle d'activité, lieu de rassemblement populaire... C'est sur cette place que s'élevaient 2 cinémas !! Situés côte à côte, on retrouve le Palace Cinéma et sa façade belle époque et le Colisée à la façade typique des années 50 - 60, néons et typographie futuristes. Ces deux salles ont fait les beaux jours cinématographiques des douaisiens. Concurrentes, elles ont été ensuite fusionnées pour ne former plus qu'une seule salle, avant de disparaître dans les années 90 et une complète restructuration urbaine dans les années 2000 gommant toutes les références à ce passé cinématographique. 
Avec leur emplacement sur la grande place, ces salles sont représentées très souvent sur les cartes postales à différentes époques, ce que l'on voit ci-dessous dans l'ensemble des reproductions d'images, photos et cartes postales anciennes. N'hésitez pas à cliquer sur les images pour les agrandir ! 
Vous avez des souvenirs de ces salles ? Vous avez des documents ? Des photos ? D'anciens tickets de cinéma ? Vous y avez rencontré votre âme soeur ? Vous avez un avis à donner ? Vous souhaitez aider la réalisation d'une Maison Régionale du cinéma ? Apporter votre soutien ? Merci de me contacter : o.joos@voila.fr

Un grand merci à Auguste Tétin, ancien projectionniste des établissements Bertrand pour son fond documentaire, ses photos inédites que vous retrouverez ci-dessous. Merci également à Henri Kaléta pour les documents et informations. Les photos ci-dessous ne sont pas placées par ordre chronologique. J'ai essayé au mieux de trouver des dates suivant les films à l'affiche. Ce n'est aussi qu'un aperçu de tout ce qui existe sur ces deux cinémas emblématiques de Douai car il existe encore pléthore de photos, souvent, hélas, souvent les mêmes, à savoir les façades. On perçoit ainsi la nécessité de créer une infrastructure comme la Maison Régionale du cinéma afin de sauvegarder tout cela, le promouvoir, le valoriser... 
C'est faisable et nécessaire ! 


Voici ci-dessus et ci-dessous deux caertes postales dénichés sur un site de vente aux enchères. Les deux géants de Gayant sont au coeur du cliché et sont le sujet de cette série de cartes postales... mais que devienne-t-on en arrière-plan ? Le cinéma Palace ! Équation simple : S'il n'y avait pas de géant, il n'y aurait pas de vue du cinéma ! A l'affiche, un film polonais de 1920 : La Bataille de Varsovie. La carte a donc été prise entre 1920 et 1922 / 23... peut-être un peu plus. L'analyse du cliché nous montre également que le cinéma propose déjà d'autres affiches de films. On y voit aussi l'inscription gravée du Palace qui restera encore de très longues années, ainsi que les grandes fenêtres et le balcon en ferronnerie, preuve de l'ancienne utilisation de ce bâtiment, probablement une brasserie comme en témoigne d'anciennes cartes postales de la place. 
Sur le cliché ci-dessous, on voit nettement que le cinéma Colisée n'existe pas encore. A sa place : une brasserie café-concert. 




Années 60 : Palace et Colisée sont là, côte à côte... Le Palace est alors l'un des cinémas du réseau Bertrand. La façade a changé avec des portes à battants en verre. Au dessus, gommant les grandes fenêtres et supprimant le balcon, de grands néons indiquant le nom de la salle. Mais au-dessus, l'inscription gravée Palace Cinéma est restée... A l'affiche, "Barabbas" avec Anthony Quinn doit séduire les foules. Le film est sorti en 1961, ce qui nous donne une idée de la date du cliché. Le Colisée fait également parti du complexe puisque les panneaux publicitaires de Barabbas ornent aussi la façade de la nouvelle salle. 




Retour en arrière avec ce nouveau cliché de nos deux salles. Cette fois, le Palace propose "Au risque de se perdre", film de 1959 avec Audrey Hepburn. Par contre, entre ce cliché et le précédent, la différence vient de la façade du Palace et nous montre ainsi la façade "intermédiaire" entre les deux premières photos et la précédente... L'affiche "Au risque de se perdre" mange la façade, cachant déjà les grandes fenêtres. Le balcon est encore là, comme support des grandes inscriptions Palace. On voit également qu'il y aura une "mise à niveau" de la typographie et des deux enseignes (voir ci dessous). Donc, il y a eu des gros travaux d'agencement entre fin 1959 et début 1961 (journaux sont à consulter aux Archives pour vérification)


Une place d'Armes toujours animée, où, à l'époque, les voitures pouvaient facilement venir... Autre époque, autre temps, celui de la voiture-reine ! Difficile de distinguer les films alors à l'affiche. Si vous avez une idée ? 

Retour dans els années 50. Le Colisée n'est forcément plus là et la foule se presse sous les grandes et grosses lettres "Palace". on vient voir "Salomé", film de 1953 avec Rita Hayworth et Stewart Granger. Qu'on ne me dise pas après avoir regardé ce cliché que le cinéma n'est pas un art populaire par excellence. La télévision est encore absente des foyers et le public se délecte des grandes productions outre-atlantique. La ville continue de se reconstruire 



Film de 1962 d'Yves Robert, "la guerre des boutons" orne la façade du Colisée. On voit également la 2CV fourgonnette utilisée par la direction de ces deux cinémas... Deux cinémas sur ce véhicule ? Oui car sur le cliché, le Colisée est à l'honneur. Par contre, de l'autre côté, c'est le film et l'inscription du Palace qui sont distingués ! Cela permettait à l'exploitant, dans les rues de Douai de faire la promotion des deux films... et des deux salles ! 


Un programme ci-dessus et ci-dessous du Palace, datant de 1947. On s'étonnera toujours de la pléthore d'enseignes publicitaires, de magasins qui ont pratiquement tous disparus de nos jours.



Toujours un recto-verso d'un programme du Palace, cette fois daté de 1949. Des annonces, des réclames à perte de vue et, noyée dans la masse, l'annonce des films alors à l'affiche : "L'Ecole buissonnière" avec Bernard Blier.




Deux clichés du Palace alors à l'abandon. Un temps le Colisée est devenu un lieu récréatif pour les jeunes : salle de jeux vidéos. puis, rien, l'oubli, l'abandon... Le Colisée a été muré alors que le Palace a été abandonné.



la place d'Armes de Douai aujourd'hui. Ne reste rien, plus aucune trace de l'ancienne activité cinéma de ces bâtiments, comme si rien n'avait existé. Une réhabilitation urbaine gommant les souvenirs des précédentes générations. Une uniformité des magasins et commerce, une banalité de plus dans le paysage urbain de nos villes d'aujourd'hui. Le cinéma à Douai s'est déplacé, s'installant, comme souvent, en périphérie avec un complexe Majestic. 

vendredi 16 mai 2014

Des documents sur la 2ème guerre mondiale

Voici quelques exemples de documents originaux, essentiels pour notre sujet, mais aussi pour la compréhension de la situation de la France lors de l'occupation, et qui se trouvent disséminés, à vendre sur des sites internet... Il s'agit de factures provenant des autorités d'occupation et transitant par l'Etat français pétainiste afin de régler des séances de cinéma effectuées par les nazis pour les troupes d'occupation. Ces documents sont quasiment introuvables dans les Archives départementales du nord comme du Pas-de-Calais... Personnellement, je n'en n'ai jamais vu... mais on peut facilement les trouver sur des sites de vente comme Ebay ou Delcampe... C'est parce que les vendeurs ont l'intelligence de scanner ces documents pour les proposer à la vente, que nous pouvons y avoir accès. Cela permet de sauvegarder cette part de la mémoire et ainsi de le proposer aux lecteurs de ce blog qui ne connaissait pas ce type d'archives qui devraient facilement trouver leur place dans une Maison Régionale du Cinéma ! L'ensemble de ces documents nous fournit des chiffres, des informations sur les distractions des troupes d'occupation dans la région. A travers les exemples ci-dessous : Bray-Dunes, Bruay-sur-l'Escaut, Caudry et Croix, on possède des informations sur les propriétaires de cette époque là, du nombre de séances effectuées par l'occupant, du prix de revient, du parcours de ces factures entre l'exploitant, l'administration de la France maréchaliste et la Kommandantur. 

N'hésitez pas à cliquer sur chacune de ces images pour effectuer un agrandissement.
Si vous connaissez d'autres documents de ce type, faites le moi savoir, scannez les, envoyez les moi pour constituer une banque d'image, à défaut d'avoir les originaux... Une fois de plus, on peut ainsi montrer aux élus régionaux, départementaux, locaux, toute la nécessité de constituer une cinémathèque régionale, et que le cinéma, ce n'est pas que des films, à défaut, des films et reportages issus d'anciennes chaines de télé ayant disparues (comprenne celui qui veut...)

La facture pour le cinéma de Caudry

Une fiche originale du cinéma de Croix...
Pourquoi ce type de document n'est-il pas dans un endroit spécifique ? 



Le Palace de Bruay-sur-Escaut, avec ci-dessous le recto de cette feuille...




Le Fa Mi La de Bray-Dunes



mardi 13 mai 2014

Un nouveau document sur le Palace de Arras !

L'ami Bernard Warin nous a trouvé un nouveau document, une carte postale ancienne sur un cinéma déjà évoqué dans ces pages : le Palace de Arras : http://cinemasdunord.blogspot.fr/2013/10/mr-lecomte-directeur-du-palace-de-arras.html  mais aussi : http://cinemasdunord.blogspot.fr/2010/03/le-palace-darras.html
Cette de centre-ville chic et emblématique d'Arras est un véritable temple du cinéma attirant commerçants, fonctionnaires et bourgeoisie de centre-ville.
Ce qui est étonnant avec le cliché dégoter par l'ami Bernard, c'est la façade et son inspiration egyptomanique... qui n'est pas sans rappeler la façade et la thématique d'un grand temple du cinéma : le Louxor à Paris. J'ai procédé à des agrandissements du document pour les placer à la suite, malheureusement, ce n'est pas d'une grande qualité mais on devine aisément les dessins d'inspiration égyptienne et Art déco, ainsi que les triglyphes qui composent le fronton du bâtiment. Cette égyptomamie ambiante est bien dans l'air du temps des années 20 et de la reconstruction d'après-guerre. Mais, à ma connaissance, aucun autre cinéma de la région Nord-Pas-de-Calais n'affiche une décoration pareille... il serait intéressant de trouver des documents de l'intérieur de ce cinéma, ou un témoignage racontant sa visite... Peut-être dans des journaux d'époque lors de l'inauguration. C'est à rechercher aux Archives départementales dans les vieux journaux. Il est étonnant que d'autres documents et surtout témoignages et recherches historiques sur ce cinéma soient introuvables ou inexistants... pour l'instant...
La salle a été entièrement rasée et démolie à la fin des années 80 et l'image extrait de Google streetview nous montre ce qu'est devenu l'emplacement... 






lundi 12 mai 2014

Festival du film de mer à Dunkerque : à vos tubas !

Poursuite de la découverte des différents festivals de cinéma dans la région Nord-Pas-de-Calais. Après celui de Valenciennes, et du Touquet, place à celui de Dunkerque consacré au monde de la mer. C'est la 4ème édition de ce festival de films de mer qui se déroulera du 15 au 17 mai au Studio 43 en partenariat avec l'excellent (je le sais, j'y suis allé) musée porturaire. Très bien fait, le site internet de ce festival propose un guide complet avec le jury, les films en compétition, les lieux de débats, etc... et une section "archives" pour se replonger dans les anciennes éditions de ce festival du film marin... A noter également que les élèves de la section cinéma du lycée du Noordover participent à ce festival. Un bon point montrant une fois de plus que le cinéma dans la région, avec cette participation d'élèves, les festivals, la richesse du patrimoine cinéma, les lieux de tournage, etc... tout cela pourrait constituer la base d'une Maison Régionale du Cinéma... Alors soutenez cette initiative !!




vendredi 9 mai 2014

Des documents exceptionnels sur l'Electric Cinéma de Courcelles !

Voici deux documents exceptionnels pour cette salle de l'Electric-Ciné dont nous avons déjà parlé dans des messages précédents... 
c'est grâce à l'ami Jean-Marie Prévost que nous devons ces clichés qui sont disponibles dans l'ouvrage de Mr J. Isart dans l'indispensable collection "Mémoires en images" aux éditions A. Sutton... Je remercie vivement Mr Isart de m'avoir donner l'autorisation de reproduire ces deux clichés, la dernière photo provenant de la collection de Jean-Marie Prévost. 
N'hésitez pas à cliquer sur les photos pour les voir de façon impeccable !! 

Ces informations proviennent de l'ouvrage de Mr Isart : Louis Jendré est photographe comme son père Adolphe. Le café de l'Electric Cinéma sert aussi de studio photo. La salle a été bâti en 1931. Il possède 550 fauteuils sur trois niveaux : le parterre, le premier balcon qui se trouve au niveau des fenêtres hublots (voir les précédents messages postés pour voir ces hublots sur la façade), et enfin, un second balcon plus haut ! 
Louis Jendré est un homme actif, s'investissant dans la commune. On le retrouve conseiller municipal en 1934.
En 1955, Jean-Marie Prévost nous apprend que, petit, il passait avec ses parents dans la rue pour aller voir de la famille, et le soir, si la fenêtre de la cabine était ouverte, on pouvait entendre le cliquetis du projecteur et apercevoir une partie du reflet de l'image qui était projeté.
En 1981, Mr Jendré propose la vente du cinéma à la mairie qui ne donnera pas suite. Le bâtiment est ensuite transformé en petit magasin, genre épicerie fruits et légumes, avant sa fermeture, puis sa destruction relatée dans ces messages après une longue période d'abandon... 


Note technique de Jean-Marie Prévost sur cette photo de la cabine de Mr Jendré. 
La photo date de 1931 et Mr Jendré est assis dans sa cabine. Ce cliché permet de voir comment était synchronisé l'appareil de cinéma à un phonographe afin de restituer les premiers films parlants. On voit sur la droite de la photo la liaison mécanique entre l'appareil de projection et le phonographe. Cela permet de synchroniser le son par rapport à l'image. Les projecteurs passaient des films muets avant cette première modification. Le poste de projection est double mais avec une seule lanterne pour la lumière. La lanterne est posée sur un rail et passe d'un poste à l'autre. Ces types d'appareils ont été assez rapidement remplacés par des postes doubles avec des lecteurs sonores incorporés au projecteur, le procédé pour enregistrer le son sur le film ayant été inventé ! 



Mr Jendré participe à sa façon à la caravane du 5ème tour cycliste du Nord avec un camion publicitaire affichant le célèbre film de Fernandel et de Raimu : "Les rois du sport" sorti en septembre 1937, ce qui nous fait une photo probablement datable en 1938. Mr Jendré se trouve à gauche sur la photo.


Le côté de l'Electric-Cinéma, vers la place de la ville et l'église. On distingue nettement l'affiche du film mais malheureusement, pas moyen de savoir de quel film il s'agit... De même, on voit l'entrée des places Orchestre.


Voici une photo de l'autre cinéma de Courcelles-les-Lens : le Familia, rue Francisco Ferrer. Ce bâtiment est aujourd'hui disparu... 
Le conseil municipal donne son accord en 1946 pour la réouverture de ce cinéma exploité dans les années 1920 par Emile Bourgeois et son épouse. Les responsables successifs sont Roger Ansart, Léon Pachy, Michel Stercq. En entrant dans le hall, on accédait directement à la salle et sur la droite la porte d'accès vers la cabine... (petite fenêtre avec des barreaux). Ce cinéma ne comportait qu'un parterre. Dans les années 1965, la cabine était constituée de deux projecteurs Nurbel de Lille, avec un ampli de la même marque. Ce cinéma a fermé vers 1970.
Merci à Mr Prévost pour ces informations.

Vous avez fréquenté ces deux cinémas disparus ? Vous êtes de la famille des anciens directeurs ? Vous avez des anecdotes à raconter ? A faire partager ? Merci de me contacter : o.joos@voila.fr ou laisser un commentaire ci-dessous...

mercredi 7 mai 2014

Les cinémas de Etaples


Comme son nom l'indique, l'ancien Cinéma des Familles. Vue de Google StreetView...

Reculons, toujours le même bâtiment du cinéma des familles


le cinéma des Familles et son indissociable café...
L'ami Jean-Marie Prévost nous propose quelques informations sur les cinémas étaplois, ainsi que les liens StreetView pour voir ses bâtiments aujourd'hui... Tout cela est agrémenté d'anecdotes et informations glanées sur internet.

Ci joint, le lien sur le cinéma Pax, rue Robert Wyart. Cette salle a probablement fermer dans les années 80. Son directeur en 1963 est Mr Cuvillier et elle avait une capacité de 650 places. Cette salle "du curé" recevait aussi la messe le dimanche matin avant de devenir une salle obscure dès le dimanche après-midi ! On y célébrait les communions et servait aussi de salle de remise de prix des écoles. Le ciné Pax a été construit après-guerre sous l'impulsion dynamique des bénévoles de la parroisse d'Etaples avec l'abbé Dufour. Au bar, il y avait en plus, les frères Fournier,Nénésse et Pierrot.
Autre salle, le cinéma des familles... Celui ci est à vendre à l'agence Baillet d'Etaples. A une époque, dans les années 20, c'est Georges Vambre "l'Danseur" et sa femme Angèle Lamour qui tenaient le cinéma des Familles à l'angle des rues Maurice Raphaël et du Général Obert. On appelait cette salle la salle Vambre-Lamour. En 1932, le nouveau directeur est Mr Bourbier. Le café qui est juxtaposé faisait partie de l'ensemble. Cette salle avait un balcon et au fond de ce balcon une grande banquette. L''cran avait une base de 5 mètres et la capacité de la salle 450 places ! Les appareils dans les années 60 étaient de la marque Nurbel (Lebrun à l'envers), un fabricant de projecteur et de matériel alors basé à Lille. Puis, dans les années 70,  les projecteurs  et la chaîne sonore ont été remplacés par les projecteurs qui étaient installés auparavant au Select du Touquet avec des lanternes au xénon, ce dernier ayant  changé de matériel projection. C'est certainement à cette époque que le cinéma change de nom et devient le Rio. Le directeur était encore Mr H. Bourbier qui tenait une salle à Boulogne et une autre au Touquet, puis Mme Bourbier qui tenait en même temps le café. Ce cinéma dans les années 70 était programmé par les cinémas du Touquet. L'opérateur de ces années 70 faisait également partie du panel d'opérateurs qui œuvraient au festival de Cannes. Deux nord-africains, algériens peut-être, Marius et Ali, probablement deux frères vendaient des cacahuètes mais à l'extérieur du cinéma, même devant le cinéma des Familles. Madame Marthe au guichet avait l'oeil et les resquilleurs restaient dehors !

Le lien google StreetView de ce cinéma : 

Dernière salle d'Etaples, le cinéma des Carrières, situé près du stade, plutôt spécialisé dans les séries B et films de cow-boy. Les anciens nommaient cette salle, le cinéma Ouan-Ouan... (pourquoi ?). Ils se souviennent également des crachats provenant du balcon. Ce cinéma des carrières était bien sinistre et très sale.On y projetait à la séance la plus tardive des films un peu glauque ou limite censure de l'époque. les anciens se souviennent aussi de la limonade de chez Jean Lecat à coté du cinéma qui était à une époque tenu par le père de Madame Octor qui a ensuite géré une location de DVD sur la place.
le Café du cinéma des Familles...


L'intérieur du cinéma Pax... Salle de cinéma qui servait également pour des messes et communions...
Affiche du Grand cinéma Etaplois, pendant la première guerre mondiale.
L'accueil des soldats anglais est alors primordial, comme le montre aussi le document suivant.


Photo de soldat étaplois pendant la guerre, c'est devant un cinéma à Etaples.  Doc de Achille Caron.

mardi 6 mai 2014

Une expo sur le cinéma à Wattrelos à ne pas louper !

La voix du Nord de ce samedi 3 mai 2014 nous propose sous la plume de Marjorie Duponchel un article consacré à l'exposition qui se tient actuellement à Wattrelos sur le cinéma de cette localité de la métropole lilloise. Une exposition fondamentale sur notre sujet et dont nous reparlerons certainement dans les jours à venir avec un reportage photographique qui lui sera consacré.



La première séance publique du cinématographe, inventé par les frères Lumière, a eu lieu à Paris en 1895. Il faudra attendre 1908 à Wattrelos pour voir le premier film projeté au cinéma du Laboureur, rue Carnot.
Le cinéma-dancing créé par Paul Jacobs, par ailleurs inventeur de la lessiveuse « La Merveilleuse » qui fit un carton dans les années 20, est un investissement qui va se développer dans la ville, avec la création du cinéma de la mairie, en 1923, devenu Le Familia. Viendra ensuite le cinéma Pax, rue Saint-Joseph, qui abrite aujourd’hui la salle des sports du collège et le Crétinier Palace, inauguré en 1937 rue Saint-Vincent-de-Paul. «Difficile de croire qu’il y a seulement quelques dizaines d’années, la ville comptait quatre cinémas et 3 500 places ! » s’est étonné Dominique Baert, samedi matin, en inaugurant l’exposition. C’est vrai qu’à l’époque, le cinéma était la principale distraction, comme le rappelle Jeannette Merveille, cette Wattrelosienne qui fut l’héroïne d’un film muet tourné dans les filatures de la région en 1963 et appelé Le Fils du Patron : « On allait au cinéma trois ou quatre fois par semaine, mais surtout le dimanche. Je me souviens que je tannais toujours ma mère pour y aller et quand elle disait : On va aller voir Au lit les draps blancs, c’est qu’il fallait plutôt aller se coucher… » À l’époque, pas de télévision, pas de jeux vidéo, pas de réseaux sociaux… Alors, la distraction était forcément collective.
L’individualisation de la société et le développement des complexes cinématographiques ont eu raison des cinémas de quartier. Un regret pour beaucoup de Wattrelosiens, auxquels Dominique Baert a souhaité apporter une explication : « Aujourd’hui, les modes de loisirs ont évolué et les gens veulent des grands complexes avec du choix dans les films et d’immenses salles. Or à Wattrelos, avec nos 42 000 habitants, le marché n’est pas intéressant pour un investisseur. N’oublions pas que le Duplexe de Roubaix se trouve au bout de la rue Carnot… C’est dommage, j’en conviens, mais quand notre société aura compris l’intérêt humain d’une petite structure, peut-être pourrons-nous retourner au cinéma à Wattrelos. »

Un festival de cinéma amateur

Outre l’histoire des quatre cinémas wattrelosiens illustrée par des photos et articles de presse, l’exposition du musée fait la part belle à l’exceptionnelle aventure du Club des cinéastes amateurs de Wattrelos (CCAW). Sous l’impulsion d’Émile Delcour, un plombier chauffagiste passionné de Super 8, le club rassemble dès 1971 une vingtaine de cinéastes amateurs, qui tournent des documentaires de vacances, des films familiaux, mais pas seulement : « On a fait quelques films de fiction, se souvient Patrice Aryckx, membre actif du club et aujourd’hui Ami du Musée. On faisait les acteurs, le montage et la sonorisation. C’était très artisanal, mais on s’est bien marré ! » Patrick Gonce, le Leersois qui fait aujourd’hui pas mal de figuration, mais aussi Thérèse et Michel Seynaeve, Jean-Claude Becquet, Serge Lefèvre ou Gérard Rawell ont fait partie de cette aventure au côté d’Émile Delcour, décédé en 2006. Avec lui, ils créent le festival international de cinéma amateur qui faisait de Wattrelos pendant 20 ans une capitale mondiale du court-métrage. Une histoire qui se raconte au musée jusqu’au 29 juin.
Expo jusqu’au 29 juin au musée, ateliers pour les enfants. Renseignements au 03 20 81 59 50.