© Olivier JOOS - 2009/2015

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mardi 17 mai 2016

"Ma Loute" de Bruno Dumont, par Bénédicte Beaugrand


Bénédicte Beaugrand, cinéphile audomaroise nous donne son avis concernant le dernier film de Bruno Dumont qui ne laisse personne insensible. Chacun a un avis sur Dumont : les pour, les contre... Mais on ne peut pas enlever à Dumont son art de sublimer les paysages de notre région et de donner de telles personnalités à ses acteurs, au point, diront ses détracteurs de caricaturer à l'extrême les habitants des Hauts de France. Chacun son avis et voici celui de notre lectrice :

Parler de ma Loute est une gageure tant ce film est atypique. Il bouscule le cinéphile et c'est tant mieux d'avoir encore l'occasion de voir un tel film. Certains diront que c'est une grossière caricature des gens de la Région. Il est vrai qu'elle est poussée à son paroxysme mais quand on l'examine d'un peu plus près on retrouve les antagonismes qu'a connus notre Région. L'opposition entre les villes bourgeoises du triangle Lille Roubaix Tourcoing et le Pas de Calais. Mais Bruno Dumont n'a pas seulement montré les "travers" des "petites gens" il a fait fort aussi avec les "bourgeois". On rit et on sourit aussi tout au long du film tellement effectivement les traits des personnages sont grossis. Il y a aussi des envolées lyriques (heureusement que Juliette Binoche a choisi une autre voix que la chanson) et oniriques avec Valérie Bruni. Les acteurs "amateurs" ont une place de choix également dans le film et leur regard en dit long ... la violence des rapports n'est pas là où l'on croit. Et surtout une magnifique façon de filmer et de nous montrer la baie de Slack !


Retrouvez également ci-dessous la critique de ce film du blog salles-cinéma.com : 
http://www.salles-cinema.com/critiques-films/ma-loute

lundi 16 mai 2016

Un nouveau document sur le cinéma de Marles-les-Mines


Jean-Marie Prévost A déniché sur internet une petite pépite : une nouvelle photo du cinéma Gambetta de Marles-les-Mines !!!

Ce cinéma a déjà fait l'objet de plusieurs posts sur ce blog que l'on peut retrouver ici :
http://cinemasdunord.blogspot.fr/search/label/Marles-les-Mines

dimanche 15 mai 2016

Une endiverie devient un studio de cinéma !

Le Courrier Picard nous propose un article consacré à la transformation d'une ancienne endiverie en studio de cinéma... Voici l'article ci-dessous: 

A Laucourt, près de Roye, le producteur Olivier Lamy lance les studios Lamy dans l'ancienne endiverie familiale.

Un lieu idéal : C'est un peu un conte de fées, l'histoire des studios Lamy. Il était une fois en 1976, un couple qui ouvrait une endiverie à Laucourt, en plein Santerre. À force de travail, elle devient« une des premières endiveries industrielles de la région », raconte leur fils Didier. Mais elle finit par être dépassée et fait faillite. Les locaux, après quelques péripéties, sont vendus aux enchères... où la famille les récupère. « Ca, c'était il y a à peu près deux ans et demi, se souvient Didier Lamy. L'histoire du projet culturel, ça ne fait que six mois ».
Ce projet, c'est la création de studios de cinéma, les studios Lamy. Olivier Lamy, le petit-fils, est producteur au travers de sa société parisienne Alcibal Productions. « J'ai quasiment grandi ici, explique-t-il. Et j'ai tout de suite vu le potentiel. » À travers ses yeux et son enthousiasme, c'est vrai que le visiteur comprend vite à quel point cette usine est idéale. « Le polystyrène sur les murs est un excellent isolant phonique. Dans les salles de pousse, le système de goutte-à-goutte va nous permettre de créer des "studios pluie". Et dans les grands frigos, la ventilation est tellement puissante qu'on pourra utiliser de la fumée ou faire brûler des choses », énumère le producteur.
Des avantages, il en trouve encore plein. Il y a sept salles, entre 150 et 660 mètres carrés. Les portes sont toutes isolantes et donc coupent le bruit. L'usine a plusieurs accès pour les camions, il est donc possible de tourner dans un studio et de travailler dans un autre sans se gêner. « Et on est à une heure de route de Paris et de Lille », conclut-il.
Christèle Dufourg

samedi 14 mai 2016

Numérisation du cinéma de Doullens

La Voix du Nord édition Arras nous propose un article de 2014 (désolé pour le temps qui passe, pas grave...) un article sur la numérisation du cinéma de Doullens.



Fermée depuis maintenant un an en raison de la difficulté de trouver des films sur supports traditionnels, la salle de cinéma communautaire Le Tivoli devrait rouvrir ses portes au plus tard en janvier 2015 dans des locaux reconstruits et en utilisant du matériel de projection numérique.
Les travaux, qui ont débuté en avril 2014, ont été confiés à un cabinet d’architectes parisiens car cette réhabilitation fait partie d’un vaste projet européen de soutien du cinéma en milieu rural dans lequel les cinémas d’Albert et de Poix-de-Picardie sont également impliqués. Le chantier s’élève à 800 000 € TTC y compris l’acquisition du bâtiment qui était encore une propriété municipale. Même si le fonctionnement était pris en charge depuis de nombreuses années par la communauté de communes du doullennais. Les 75 % de subventions apportées par le FEDER (fonds européens) par le centre national de la cinématographie et par le Conseil régional de Picardie ont permis la réalisation de ce projet.
Actuellement le chantier suit son cours dans les délais impartis puisque la démolition et le désamiantage des anciens locaux ont été effectués de même que la construction et la pose de la charpente de la future salle dans la cour, derrière le bâtiment actuel qui lui, abritera le hall d’accueil, les sanitaires et un foyer où pourront avoir lieu des expositions et autres. La surface de ce nouvel équipement sera donc environ doublée par rapport à l’ancienne salle. À noter que la nouvelle salle a été construite en utilisant, pour des raisons phoniques, des parpaings pleins d’un poids unitaire de trente kilos chacun !
Trois entreprises locales sont impliquées dans ce chantier : l’entreprise Peuvrel (démolition et construction), les Ets Debuirre (couverture) et l’entreprise Platel pour un montant d’environ 310 000 €. Une manne financière non négligeable pour l’activité économique doullennaise.
La nouvelle salle aura une capacité d’accueil de 97 places et elle disposera également d’une estrade qui lui permettra d’accueillir des conférences.
C. SABATHES (CLP)

Une programmation variée

La volonté des élus communautaires est de faire de cette salle non seulement un haut lieu du cinéma doullennais mais également un espace d’animation culturelle. D’où le souhait de poursuivre, comme par le passé, le partenariat avec la fédération départementale des Maisons de jeunes et de la culture (MJC) de la Somme pour gérer cette infrastructure. La décision devrait être prise à l’automne.
Parmi les réflexions en cours on trouve : une programmation variée avec des films porteurs projetés deux à trois semaines après la sortie parisienne contre quatre semaines auparavant mais aussi des films moins connus destinés à des publics ciblés (jeunes enfants, personnes âgées, scolaires voire même en direction du public des circuits du souvenir et de la Première Guerre mondiale). Il est prévu de renforcer le nombre de projection avec huit à dix séances par semaine contre trois auparavant en variant les films.
Toutefois loin de là l’idée de concurrencer les grands ensembles cinématographiques d’Amiens, d’Arras ou autres. Les élus comptent sur la qualité des projections avec un matériel performant au format numérique et un grand écran de sept mètres par quatre, sur l’attractivité financière du prix des places qui devrait tourner aux environs de 6 à 7 €, sur le fait que le stationnement dans le secteur est gratuit et sur le fait que Doullens se situe dans un bassin de population d’environ trente mille habitants à trente kilomètres et au centre des quatre A (Amiens, Abbeville, Arras, Albert).
Pour qu’une salle soit rentable, elle doit faire au moins trente mille entrées par an. Un chiffre que les élus savent ne pas pouvoir atteindre même s’ils tablent sur 15 000 entrées/an contre 10 000 auparavant. Une subvention d’équilibre sera donc nécessaire et elle devrait se monter à environ 20 000 € en fonction des résultats obtenus par le futur exploitant.

mercredi 11 mai 2016

Une histoire des cinémas de St-Pol-sur-Ternoise


L'indispensable Jean-Marie Prévost nous propose deux articles racontant les débuts du cinéma à Saint-Pol-sur-Ternoise. Ce sont deux articles parus en juillet 2015 dans l'hebdomadaire L'Abeille de la Ternoise. Voici ces deux textes accompagnés de leurs photos !! Bravo à ce journal qui met en lumière une part importante de notre histoire collective du XXème siècle !  D'autres informations et histoires concernant les cinémas de cette ville, notamment la formidable histoire du Régency sont présents sur ce blog et nulle part ailleurs... 

Les bombardements de la Dernière guerre...

Procession de communiantes devant le cinéma,
place du Marché aux grains (place Louis-Lebel aujourd’hui).


C’est un Fréventin, ex-international de football, qui, peut-être en 1919, installa un baraquement à Canteraine, près de l’ex-café des Trois Couleurs (en face de l’actuel rond point de la rue Roger Salengro et du boulevard Gambetta). Il s’appelait Henri Moigneu et avait épousé une Fréventine, Georgette Fatien.
 C’est là que devait débuter le cinéma Moigneu. Il mit aussi bien souvent sa salle à la disposition des sociétés locales. La réunion constitutive de l’Union sportive saint-poloise se tint en effet dans cette salle, le 10 janvier 1921. Moigneu faisait partie de ce premier comité directeur présidé par Lacroix. Quelques années plus tard, Henri Moigneu fit construire, en dur, une nouvelle salle sur la place du Marché aux grains (place Louis-Lebel).
 A la Noël de l’année 1924, la coquette salle de cinéma était mise à la disposition de l’Association des anciens combattants.  Mais après une sérieuse maladie, Henri Moigneu céda son cinéma à M. Duvauchelle, un ingénieur électricien, et alla s’installer à Frévent où il s’était marié, comme nous l’avons dit. Il participa à la réorganisation de l’A.S. Frévent. Mais la maladie ne lui fit pas de cadeau et il décéda le dimanche 14 mars 1937, à l’âge de 50 ans. Sa disparition fut douloureusement ressentie dans la région. 
 Le parlant à Saint-Pol
    Nous resterons en prise directe sur l’époque grâce à M. Richard Gillion, de Saint-Pol, que nous avons eu le plaisir de rencontrer alors qu’il était encore en vie (en 1987, croyons-nous). Pour lui, le cinéma n’est plus entouré d’un halo mythique, puisque c’est lui qui, en 1930, avec M. Duvauchelle, perfectionna les appareils de la salle Moigneu. Celle-ci fut d’ailleurs baptisée cinéma Familia. Ce sont aussi nos deux Saint-Polois qui, grâce à leur état d’esprit, leur manière d’être, de vouloir et d’accepter le progrès, contribuèrent à créer une succursale du Familia à Hesdin.
 Puis Saint-Pol se mit à la page. En avril 1931, les travaux d’installation des appareils parlants étaient complètement terminés. Pour les fêtes de Pâques, en guise d’oeufs, les Saint-Polois eurent droit à un superbe programme. Le samedi 4 avril, à 20 h 30, le dimanche et lundi, à 15 h et à 20 h 30, ils purent assister au bal des petits lits blancs à l’Opéra de Paris, avec Pathé-Journal, les actualités sonores et parlantes. Le défilé des plus grandes vedettes, dans le décor superbe de l’Opéra, intéressa tous les spectateurs. Ils purent voir: Mickey virtuose, un excellent dessin animé musical, et enfin un grand film français 100% parlant, musical et chantant: « La tendresse », interprétée par Marcelle Chantal et Jean Toulout (film de Henri Bataille) (location gratuite, 4 rue de Fruges à Saint-Pol, tél.: 86. Prix des places: premières: 8 F.; secondes: 5 F.; troisièmes: 3 F.).
 La couleur
   Les noirs, notamment au début du cinéma, offraient principalement sur les visages et les partie charnelles des personnages, des effets ternes, mornes, parfois désastreux et contraires à la vie. On y remédia par la suite et le cinéma finira par donner tout son éclat et son développement avec la couleur définitivement acquise et généralement exploitée. Quand vint-elle à Saint-Pol imposer le concept d’un spectacle total ? 
En tout cas, les 16, 17 et 18 janvier 1932, les Saint-Polois purent regarder un film comique en couleurs: « L’île des pingouins », retraçant la vie d’Alfred, le porte-bonheur. Au programme figurait aussi le 1er grand classique du film: « Le Juif polonais » avec Harry Baur (1880-1943), artiste incomparable qui interpréta le rôle de Mathis dans l’oeuvre d’Erckmann-Chatrian. Ce « monstre sacré » du cinéma français qu’il marqua de sa puissante personnalité fut arrêté par les nazis alors qu’il tournait un film en Allemagne et mourra des tortures subies à Berlin quelques jours après sa libération. Quant au « Juif polonais », transposé au théâtre en 1869, il est passé ensuite au répertoire de la Comédie française. Les Saint-Polois retrouveront Harry Baur les 26, 27, 28, 29 et 31 mai 1934, dans « Les misérables », cette grandiose réalisation qui honore le génie de Victor Hugo. Montreuil/Mer, Saint-Pol, Arras, ce poème de générosité humaine prend naissance chez nous avec, entre autres, Florelle , Charles Vanel, Orane Demazis, etc.
La dernière guerre
   Des images seront encore projetées sur l’écran du cinéma Familia en 1940. Le dimanche 14 janvier, par exemple, les Saint-Polois purent assister à deux séances, à 15 h et à 19 h, avec deux grands films: « L’hôtel du libre échange », une excellente comédie pleine de situations cocasses, interprétée par des comédiens de premier ordre avec Fernandel, Alerme, Larquey, Cordy, etc., et « L’Aristo » avec Lefaur, Marguerite Moreno, Cordy, André Roanne et Josette Day. Un beau programme complété par les Actualités avec des scènes de front, le voyage du roi d’Angleterre en France, le bombardement d’Helsinski, etc.
 Mais bientôt le cinéma fermera ses portes. M. Duvauchelle se réfugiera à Saint-Geoges. M. Gillion rejoindra son unité, au 3e génie à Arras. Il recevra l’ordre de mener à bien tout un ensemble d’opérations visant surtout à miner les ponts pour retarder l’avance allemande. Lui-même se retrouvera alors en Dordogne au milieu d’une section réduite à 350 hommes parmi les 550 qui avaient été appelés à installer ces mines. Les cellules allemandes abriteront de nombreux prisonniers.
   Démobilisé en septembre 1940, M. Gillion fut alors réquisitionné par les Allemands pour s’occuper de la projection de films. Ils lui flanquèrent d’ailleurs une sentinelle dans le dos (ce n’était pas du cinéma !) pour que la projection puisse tourner rond. La salle de Saint-Pol fut évidemment, comme tous les autres cinémas, soumise à de sévères censures durant l’occupation. Aucun problème d’actualité ne devait être abordé. Pourtant, de jeunes créateurs parvinrent à se révéler et d’autres à s’affirmer. L’un des plus grands films du cinéma français, « Les enfants du paradis », oeuvre de Marcel Carmé, fut réalisé entre 1943 et 1945. 
 Auparavant, Saint-Pol connaîtra plutôt l’enfer en vivant dans la hantise des bombardements. Celui de juin 1944 eut raison du bâtiment qui ne se relèvera pas, du moins à l’endroit où il avait été édifié. L’habitation de M. Gillion fut également détruite pendant ces bombardements. Il évacua alors sa ville et se relogea à Herlincourt. Le cinéma resta muet à Saint-Pol jusqu’à la Libération. 
Puis il fut installé dans la salle des fêtes (musée actuel). Mais la sécurité n’étant plus assurée dans l’ancienne chapelle des Soeurs Noires, il ferma en mars 1947.

dimanche 8 mai 2016

Un cinéma itinérant dans La Voix du Nord !!

Excellent document ce dimanche dans la rubrique Rétroactif de La Voix du Nord ! Un document exceptionnel car tellement rare : un cinéma itinérant. Voici ci-dessous le scan de cette page avec le commentaire adéquat. 



mercredi 4 mai 2016

Le Casino de Saint-Quentin

 Le cinéma Casino de Saint-Quentin a té inauguré le 29 juin 1929. Ce cinéma est l'oeuvre d'Adolphe Grisel à qui l'on doit également l'autre grand cinéma de la ville de l'époque, le Carillon (prochainement sur le blog). Le Casino est alors la plus belle et plus grande salle de la région, un véritable temple de centre-ville pour la bourgeoise locale, les notables du centre-ville. Toutes les caractéristiques du "temple" cinématographique : vaste hall, balcon, café... Le Casino est ainsi une salle des fêtes, un dancing, un lieu de fêtes... et donc un cinéma ! La monumentalité est caractéristique de la façade, également de style Art Déco, omniprésent dans la décoration. Deux pilastres monumentaux encadrent l'ensemble. Ce sont les masques traditionnels de la comédie et de la tragédie,surnommé par les habitants et habitués : Jean qui rit et Jean qui pleure. Visibles de loin, ces têtes monumentales font figure d'enseigne pour ce cinéma. Ce vaste cinéma ferme en 1970, victime de la désaffection des salles de centre-ville. Devenu ensuite un magasin de meubles, il semblerait que l'endroit soit choisi pour une opération immobilière et une réhabilitation avec la création d'une maison de quartier. 
Vous avez connu ce cinéma, vous avez des documents de l'intérieur de ce cinéma, alors, contactez moi.









Lien vers le blog de l'ami Philippe Célérier sur cette salle de Saint-Quentin : http://sallesdecinemas.blogspot.fr/2011/12/casino-saint-quentin-02.html